D’ici l’été, Cowork en Ré

Cowork en Ré n’est encore qu’un projet, cependant il avance à grand pas. Cet été, un espace de travail partagé ouvrira dans le village artisanal de Loix.Co-working-en-Ré - 20 janvier 2017L’initiative en revient à Nathalie Wiederkehr, résidente à Loix. L’idée a germé dans sa tête, il y a une petite année.

Ce concept existe déjà dans les grandes villes. A l’île de Ré, ce sera une première. Tant mieux ! Enfin une activité innovante, qui change de celles habituelles dans notre île, et qui s’insère dans de réelles et nouvelles façons de bosser.

Ce lieu s’adresse aux professionnels, travailleurs à distance, travailleurs indépendants, commerciaux, négociants, free-lances, graphistes… Là, ils pourront louer un espace de travail, au mois, ou ponctuellement.

Pour certains ce sera l’occasion de rompre l’isolement, de stimuler sa créativité, de se constituer un réseau, de mutualiser des compétences, et d’y trouver éventuellement de l’entraide. Car travailler chez soi n’est pas toujours chose aisée.

Pour d’autres, ce peut être joindre l’utile à l’agréable. Du style venir passer une semaine à l’île de Ré, en conciliant sport et télé-travail.

Cowork en Ré peut aussi intéresser des étudiants et des saisonniers.
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Dominique Tilly veut rire de tout

Peut-on rire de tout ? Dominique Tilly dit oui, assurément. Il en a fait le thème de la toute première exposition de sa collection d’oeuvres personnelles, qu’il présente à Ars, le week-end prochain.

Dominique Tilly - Le Clou de l'expo - Octobre 2016Nous connaissions Dominique menuisier-ébéniste émérite et expérimenté. Ceux qui le côtoient, apprécient son humour décapant et souvent décalé. Toutefois beaucoup ne savent pas que, depuis deux ans, il s’est lancé dans la création. L’homme est pudique et discret. « J’adore les mots, j’adore jouer avec, et j’aime trouver l’indispensable lien entre une phrase et une image. Je n’ai aucune prétention artistique, mais mes amis m’ont poussé à me lancer » confie-t-il.

Dominique Tilly - Expo - Octobre 2016

Son imagination est débordante. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça foisonne et que ça phosphore, dans sa tête et sous ses mains !

L’exposition propose des sculptures, des objets de décoration, des souvenirs de l’île de Ré. En fait, des objets de dérision…

Ses supports sont toujours en bois. Rien de plus normal jusque là. De part son métier, Dominique en a la maîtrise. Les objets posés dessus sont, pour la plupart, issus de la récup : « Tous les jours, je me promène sur la plage du Jard à Ars. Je découvre plein de choses incroyables, arrivées par la mer : des billes, des galets aux formes particulières, des bouts d’algues, des bouées, des morceaux de bois, du verre dépoli par les vagues ».

Derrière chaque création se cache une histoire que Dominique vous raconte volontiers. Là où il a trouvé tel galet, comment l’idée lui est venu, quels mots se sont imposés à son esprit. « L’exercice est jouissif ! » s’amuse t-il.

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L’histoire du crapaud de Sainte-Marie

Voici une histoire vraie. Elle est arrivée à un couple de Sainte-Marie de Ré. Quand la dame me l’a racontée, j’ai bien ri…

« Un matin, nous avons entendu un bruit bizarre dans la maison. Toute la journée il s’est répété. Mon mari et moi étions à cran. Nous avons cherché partout d’où il pouvait venir. Avec le temps doux de ces jours, les rainettes ont pris possession de notre jardin. Nous avons pensé qu’une d’entre elles était rentrée dans le salon, et se retrouvait coincée.

Mon fils qui passait par là est monté sur une chaise. Il a examiné les poutres de la maison. Rien …

Le bruit s’est poursuivi toute la semaine. Nous étions excédés.

J’ai fini par appelé Stéphane Maisonhaute de la LPO. Il nous a confirmé qu’avec la douceur de la météo, les rainettes pouvaient effectivement rentrer dans les maisons. Nous avons cherché de nouveau en compagnie d’amis. Dont une, accompagnée d’un chien-renifleur. On se mettait dans un coin, le bruit s’arrêtait et peu de temps après, ça recommençait !  Le chien n’a rien trouvé…

Nous commencions à accepter à ce bruit ambiant, mais à la fin de la journée, nous n’en pouvions plus…

Nous avons cherché partout de nouveau. Nous sommes allés dénicher une rainette dans le jardin. Nous l’avons mise dans une passoire, Continuer la lecture de L’histoire du crapaud de Sainte-Marie

Le post de Véro, hardiment locavore

Il y a un petit bout de temps que mon amie Véro n’avait été contributrice du blog. Merci à elle pour ce billet qu’elle m’a fait parvenir, auquel bien évidemment j’adhère à 100 %.

Laurier sauce - Photo Véro
Laurier sauce

« Aujourd’hui, nul ne peut ignorer les problèmes environnementaux de notre planète liés à l’activité humaine, notamment dans le domaine des transports et des rejets de substances chimiques dans le milieu naturel.

L’impact environnemental d’un aliment issu de la chaîne de l’agroalimentaire est vertigineux. Prenons l’exemple d’un ananas d’1 kg, ou de tout autre denrée exotique transportée par avion. A lui seul, ce simple kilo est responsable du rejet de 5 kilos de CO2 dans l’atmosphère.

Pour un produit alimentaire transformé, type plat préparé, l’impact environnemental prend en compte l’addition de plusieurs acheminements successifs que ce soit par camion ou par avion : celui de la denrée elle-même, ceux des additifs et des conservateurs, ceux des éléments qui constituent son emballage + l’acheminement de l’énergie nécessaire à sa transformation, cuisson, irradiation, pulvérisation ou congélation. On peut ainsi calculer ce que l’on appelle le kilomètre alimentaire d’un produit. En 2010, il était évalué entre 2 400 et 4 800 km en moyenne ! L’absurdité la plus ahurissante a été calculée par un industriel allemand pour un yaourt aux fruits, qui devait parcourir 9 115 km avant d’arriver sur notre table !

C’est pourquoi une prise de conscience est urgente. Cet engagement m’est tout à fait personnel :  les instances gouvernementales ne donnent aucune orientation à ce sujet. Mais nous sommes nombreux, très nombreux, et c’est avec près de neuf milliards d’êtres humains qu’il faut désormais compter.

Non, locavore ne signifie pas dévorer tout ce qui se trouve dans son jardin.

Le mot locavore est né à San Francisco, aux Etats-Unis, dans les années 2005. Le concept Continuer la lecture de Le post de Véro, hardiment locavore

Architecture rétaise : variété et curiosités

Au mois d’avril, l’équipe du Pays d’Art et d’Histoire de l’île de Ré a donné rendez-vous au public à l’occasion du Mois de l’Architecture et du Cadre de Vie. Cette manifestation est portée par la DRAC Poitou-Charentes (Direction Régionale des Affaires Culturelles).

Deux fois par semaine, à 18 heures, des rencontres-flash, d’une durée de 30 minutes, ont pris place dans un lieu de chaque village de l’île. Le thème retenu par l’équipe rétaise, « Quatre murs et un toit ». Elle fut un bon prétexte pour découvrir des maisons, des habitations, et surtout des architectures insolites et exceptionnelles. Au total, 700 personnes se sont déplacées, des touristes de passage, mais également pas mal de résidents, afin de découvrir des lieux de vie insoupçonnés de l’île de Ré. De belles surprises !

A chaque visite, un guide-conférencier du Pays d’Art et d’Histoire, muni de plans, de photos anciennes et de schémas, a évoqué le patrimoine, sous un angle architectural et historique. Numériser

Voyons donc ce qui se cache derrière les murs et levons ensemble le voile sur l’architecture rétaise.

SAINT-MARTIN DE RE : LA VINATERIE, DITE AUSSI LA VINATIERE

Hélène, conférencière du 3 avril, a indiqué :« Les maisons à pans de bois sont très rares à l’île de Ré, elles toutes sont implantées à Saint-Martin. Au Moyen-Age, il n’y a plus de bois dans l’île, tout a été coupé au profit des plantations de vigne. Au 16e et 17e siècle, on revient au bois pour construire les maisons, sans doute importé de Poitou-Charentes. Il devait être Continuer la lecture de Architecture rétaise : variété et curiosités

PPRL, les îliens de Ré en mouvement

Les Rétais n’ont pas pour réputation d’être des manifestants-nés, ni des violents. Mais une goutte d’eau peut faire déborder le vase. La sortie des cartes d’aléas , préfigurant le futur PPRL (Plan de Prévention des Risques Littoraux) a provoqué une réaction immédiate et en chaîne. En une semaine la mobilisation s’est propagée comme une traînée de poudre, relayée par les réseaux sociaux, le bouche-à-oreille, et les médias.

Des affichettes ont été placardées d’un bout à l’autre de l’île. Ré-Yé de la carte est devenu le symbole d’un mouvement citoyen. « Le but de ce mouvement : Faire entendre les sans-voix et les sans-poids. Faire comprendre à l’Etat que ses cartes du PPRL sont inacceptables et qu’elles ont une grave répercussion sur la vie permanente et le futur de l’île de Ré ».

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Samedi 22 novembre, dès 9 heures, aux Portes-en-Ré, une trentaine de voitures démarrent un cortège, direction la Préfecture de la Rochelle. A 9 h15, à Saint-Clément des Baleines une quinzaine de véhicules rejoignent la file. Ars, 9h30, il y en a 25 de plus. Au rond-point de la Passe, les Loidais se rajoutent en grand nombre. Le cortège commence à prendre sacrément forme. A La Couarde, à 10 heures, la mobilisation est évidente. « Ça fait chaud au coeur de savoir qu’on n’est pas tout seul ! » dit l’un. A 10h15 au Bois-Plage, la file de voitures, klaxons à fond, devient impressionnante. Les gendarmes, à moto et en voiture, encadrent et sécurisent le défilé, un Villageois de Saint-Clément à moto en fait autant, spontanément. A 10h30, au Rond-Point de Saint-Martin, il y en a de tous les côtés, 250 voitures sont comptées. Au rond-point de la Croix- Michaud, à La Flotte, les voitures à la queue leu-leu, ressemblent au petit train de l’île de Ré. A Sainte-Marie de Ré, encore une quinzaine de voitures. 11h15, Rivedoux prend au passage les derniers à se joindre, avant la sortie du pont. 300 voitures au total sont estimées. Arrivés à La Rochelle, les passants sont surpris : « Ma parole, vous avez vidé l’île de Ré ! » entend t-on dire.

Des familles entières se sont mobilisées, des jeunes, des moins jeunes, des îliens de coeur et de sang.

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Avec le son, voici ce que cela donne. Oreilles sensibles s’abstenir ! Continuer la lecture de PPRL, les îliens de Ré en mouvement