3 Rétaises en piste pour le Burkina Faso

Agir pour une bonne cause, c’est ce que Victoria Fuente d’Ars-en-Ré, Ida Annest des Portes-en-Ré et Anaïs Casseron de Saint-Clément des Baleines, ont fait mercredi 19 novembre.

Dans le cadre de la Semaine de la Solidarité internationale, le lycée Saint-Exupéry de La Rochelle organise chaque année un cross au profit de Somyaga, un village situé dans le nord du Burkina Faso, près de Ouahigouya, à 60 km de la frontière malienne. Les trois jeunes rétaises, âgées de 15 ans, scolarisées en seconde au lycée, y ont participé pour la première fois.

Prendre part au cross ne signifie pas uniquement courir. En amont, il faut trouver des sponsors, qui apportent leur contribution financière. Et certes, ce n’est pas très facile… Elles ont donc sollicité, famille, amis et voisins de l’île de Ré. Chaque tour du lac de La Rochelle, d’un kilomètre de pourtour, permet d’enclencher une promesse de don. Plus le nombre de tours est élevé, plus le don du sponsor est élevé. Victoria et Ida avaient projeté de courir six tours, finalement elles en ont fait huit ! Quelques semaines auparavant elles s’étaient déjà entraînées. Bravo les demoiselles !

Pendant que ses deux amies couraient, Anaïs était préposée aux boissons fraîches, bien utiles pour redonner du courage aux participants entre chaque tour. Effectivement, ce jour de novembre, il faisait bien chaud.

Le projet Burkin’Action 17 est né en 2005 de la volonté de Mr. Bitard, ancien proviseur  adjoint du lycée Saint-Exupéry. Son but : faire découvrir à des élèves volontaires la vie et la culture de la population burkinabé à travers un projet d’aide au développement. L’association a été créée en 2007. Le cross sponsorisé est un des moyens mis en oeuvre pour lever des fonds.

Des panneaux expliquaient aux lycéens ce qu’est Somyaga, ce village de brousse, ainsi que les réalisations abouties Continuer la lecture de 3 Rétaises en piste pour le Burkina Faso

Quasi Stellar, et maintenant l’album

En février, je vous avais parlé de la sortie du premier titre d’un album, écrit, composé et produit par Thibault Chenaille et Antoine Vidal. Ce single, intitulé In the Dark, préfigurait la sortie de l’album. Depuis mardi 2 décembre, le bébé est né ! Il est proposé en téléchargement payant sur les plateformes digitales I-Tunes et Deezer, notamment.

Pochette Album Quasi Stellar
Pochette Album Quasi Stellar.

La pochette a été réalisée par Alexandre Courtès, graphiste de renom, « un type extraordinaire » raconte Thibault. C’est lui qui avait déjà créé la pochette du single. « Nous lui avions donné un brief, avec des mots-clés qui correspondent à notre musique : ventral, aérien, sur le fil, nocturne, voyage, altération des sens…. Il a parfaitement reproduit en image notre intention musicale ».

En plus du premier titre, dix autres sont donc téléchargeables. Le premier morceau était davantage instrumental. Les nouveaux sont chantés et très agréables à découvrir, ils font voyager dans un univers à la fois cool et puissant. Parmi eux, Strangest Creatures a, déjà depuis sa sortie il y a 24 heures, atteint un bon niveau de popularité.

Thibault Chenaille« C’est un immense plaisir de voir l’album enfin sortir.  Son contenu nous ressemble. Cela a été long pour en arriver là. Les toutes premières notes de l’album ont été commencées il y a exactement dix ans, au mois près. Mais Antoine comme moi-même, nous sommes de perpétuels perfectionnistes, il nous a donc fallu du temps. C’est un travail vertigineux. Dans les morceaux, il y a une multitude de détails, d’arrières-plans, qu’on ne distingue pas avec précision, mais ils font le son de l’album » révèle Thibault.

Pour le moment Quasi Stellar est disponible sur internet. Un disque vinyle sort ces prochains jours  chez les disquaires indépendants et dès janvier dans les Continuer la lecture de Quasi Stellar, et maintenant l’album

Damien, nous sommes tous avec toi !

Vas-y Damien, fonces, nous croyons  en toi ! C’est ce que ses copains, ses amis, sa famille et les Rétais sont venus lui dire lorsqu’il est venu passer la matinée du samedi 9 novembre au tabac-PMU d’Ars-en-Ré. Damien a eu 16 ans en mai, il se destine à la profession de jockey. Un long parcours avant d’atteindre le graal. Allez Damien, fais-nous rêver… Damien Morin au PMU d'Ars-en-Ré - 9 novembre 2014Depuis la rentrée, Damien est en apprentissage à Chantilly, chez Monsieur Carlos Laffon-Parias, un des plus grands entraîneurs de chevaux au monde. En parallèle il suit sa scolarité en seconde, à l’AFASEC, l’école des jockeys.  Il ne rentre dans sa famille, à Ars, qu’une fois par mois. Sa vie, intense et prenante, ne lui laisse que peu de temps libre.

Lorsque Francis et Noëlle Biteau, gérants du tabac-Pmu d’Ars ont proposé au jeune homme d’aller à la rencontre des parieurs de courses hippiques, Damien leur a spontanément répondu oui. Marie-France Begbeider, responsable commerciale du PMU de la Direction Régionale de La Rochelle est venue sur place pour l’encourager.

Bon prétexte pour Damien de se replonger dans l’ambiance de son village. Il avait apporté son équipement de jockey, et même le cheval mécanique, répondant au doux nom de Misaine, prêté par la famille Nicot des Portes-en-Ré, sur lequel il Continuer la lecture de Damien, nous sommes tous avec toi !

PPRL, les îliens de Ré en mouvement

Les Rétais n’ont pas pour réputation d’être des manifestants-nés, ni des violents. Mais une goutte d’eau peut faire déborder le vase. La sortie des cartes d’aléas , préfigurant le futur PPRL (Plan de Prévention des Risques Littoraux) a provoqué une réaction immédiate et en chaîne. En une semaine la mobilisation s’est propagée comme une traînée de poudre, relayée par les réseaux sociaux, le bouche-à-oreille, et les médias.

Des affichettes ont été placardées d’un bout à l’autre de l’île. Ré-Yé de la carte est devenu le symbole d’un mouvement citoyen. « Le but de ce mouvement : Faire entendre les sans-voix et les sans-poids. Faire comprendre à l’Etat que ses cartes du PPRL sont inacceptables et qu’elles ont une grave répercussion sur la vie permanente et le futur de l’île de Ré ».

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Samedi 22 novembre, dès 9 heures, aux Portes-en-Ré, une trentaine de voitures démarrent un cortège, direction la Préfecture de la Rochelle. A 9 h15, à Saint-Clément des Baleines une quinzaine de véhicules rejoignent la file. Ars, 9h30, il y en a 25 de plus. Au rond-point de la Passe, les Loidais se rajoutent en grand nombre. Le cortège commence à prendre sacrément forme. A La Couarde, à 10 heures, la mobilisation est évidente. « Ça fait chaud au coeur de savoir qu’on n’est pas tout seul ! » dit l’un. A 10h15 au Bois-Plage, la file de voitures, klaxons à fond, devient impressionnante. Les gendarmes, à moto et en voiture, encadrent et sécurisent le défilé, un Villageois de Saint-Clément à moto en fait autant, spontanément. A 10h30, au Rond-Point de Saint-Martin, il y en a de tous les côtés, 250 voitures sont comptées. Au rond-point de la Croix- Michaud, à La Flotte, les voitures à la queue leu-leu, ressemblent au petit train de l’île de Ré. A Sainte-Marie de Ré, encore une quinzaine de voitures. 11h15, Rivedoux prend au passage les derniers à se joindre, avant la sortie du pont. 300 voitures au total sont estimées. Arrivés à La Rochelle, les passants sont surpris : « Ma parole, vous avez vidé l’île de Ré ! » entend t-on dire.

Des familles entières se sont mobilisées, des jeunes, des moins jeunes, des îliens de coeur et de sang.

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Avec le son, voici ce que cela donne. Oreilles sensibles s’abstenir ! Continuer la lecture de PPRL, les îliens de Ré en mouvement

PPRL, des cartes pour s’informer

La mise en place du futur PPRL (Plan de Prévention des Risques Littoraux) fait encore couler beaucoup d’encre et alimente les conversations des Rétais.

 Début octobre un 4ème comité de pilotage était programmé réunissant les services de l’Etat, en l’occurrence la Préfecture de Charente-Maritime, la DDTM (Direction des Services des Territoires et de la Mer) et les élus de l’île de Ré. Plusieurs fois repoussé, il a eu lieu le 6 novembre. Ses conclusions de nouveau ont plongé esprits dans le doute et la consternation. 

Les cartes d’aléas d’eau, préfigurant le futur PPRL, sont sorties. Deux ont été portées à connaissance par l’Etat, aux maires de l’île de Ré. Elles ont été élaborées avec le Bureau d’Etudes Artélia : une carte avec l’aléa de référence, Xynthia + 20 cm et une autre avec un aléa à l’horizon 2100, Xynthia + 60 cm. Selon les écrits de la Préfecture de Charente-Maritime, elles ont valeur réglementaire.

Parallèlement la Communauté de Communes a présenté une carte prenant en compte l’élément de référence Xynthia 20 cm. Elle a été élaborée par le Bureau d’Etudes Casasagec, en étroite collaboration avec l’expert reconnu mondialement en matière de digues, Jentsje Wouter Van der Meer, par ailleurs professeur émérite à l’UNESCO.

Difficile à comprendre, difficile de s’y retrouver pour le commun des mortels. En tout cas, cela provoque bien des inquiétudes et des interrogations.

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Pourquoi ces différences de cartes ? Tout part de la circulaire du 27 juillet 2011  » relative à la prise en compte du risque de submersion marine dans les plans de prévention de risques naturels littoraux ». Elle a été élaborée après une succession de tempêtes, notamment Xynthia. Nicolas Sarkozy, alors président de République, s’était Continuer la lecture de PPRL, des cartes pour s’informer

Olives, noyaux et moulin à vent

Depuis quelques années on peut constater que les oliviers sont à la mode dans l’île de Ré, beaucoup de particuliers ont planté ces arbres. En octobre/novembre, les olives sont en pleine maturité, c’est le moment de les cueillir, et pourquoi pas en extraire le jus afin de déguster sa propre production.

P1260478Surfant sur la saison, l’office de tourisme et la mairie de Loix, ont organisé le 1er novembre, un après-midi consacré à ce fruit. Un événement qui s’intègre dans la démarche Cittta Slow, dont le village a obtenu le label en avril 2014, au bout de trois ans de soumission de dossiers, synonyme du Bon vivre en toute quiétude.

A l’entrée du village, l’oliveraie et le pressoir du Moulin du Puits Salé de Pascal Lemoine, ont servi de cadre à une partie de la manifestation. Chacun pouvait apporter sa récolte, elle était identifiée, pesée, pressée, avant de devenir précieux nectar et mise en bouteille personnalisée au nom du propriétaire de l’huile. Dix kilos sont nécessaires pour obtenir un litre d’huile. 2014 est toutefois une particulière année pour les olives. Les fruits sont dodus, mais une mouche les a attaqué, les entraînant à tomber prématurément. Il faut donc se dépêcher à récolter.

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A l’atelier bouture, chacun peut apprendre comment faire pour démarrer un olivier. Apparemment très facile, mais est-ce que ça va marcher ?

L’important, s’est d’essayer, d’y croire, de chouchouter sa bouture, de l’exposer plein sud, de l’arroser de temps à autre, d’attendre patiemment, et espérer voir Continuer la lecture de Olives, noyaux et moulin à vent