Connectez-vous avec... 

Katherine Margaritis ouvre les boîtes de Pendor

Les boîtes de Pendor (avec un e et pas un a), c’est le thème que l’artiste Katherine Margaritis a choisi comme fil rouge de sa nouvelle exposition. 92 petites boîtes, celles des étuis à cigarillos qu’elle apprécie, servent de support à son imagination fertile.

Les boîtes de Pendore de Katherine Margaritis - juillet 2015Les thèmes de prédilection de Katherine y sont exprimés : portraits typés de femmes et d’hommes, sirènes, jeux de bouches, fumeurs et fumeuses de cigarettes. Et bien sûr, le clocher d’Ars, puisque c’est dans ce village que l’artiste habite à l’année. La nature proche l’inspire : des arbres, des mouettes, des poissons, des fleurs, des bateaux, décorent certaines boîtes.

Sans oublier les chats qui font partie de son quotidien et les baigneuses Continuer la lecture de Katherine Margaritis ouvre les boîtes de Pendor

1969-1973, 4 années au Commerce

En 1969, Alfred Adam, auteur et acteur de pièces de théâtre, confie à Olivier et Nicole Gouzou les clés du Café du Commerce à Ars-en-Ré dont il est propriétaire. Le couple est resté quatre ans à Ars. Nicole n’est plus. Cependant Olivier a raconté dans un court livre les souvenirs de cette époque, intitulé Chronique du Café du Commerce d’Ars-en-Ré (1969/1973).

Tiens donc, une chronique !  Pour définir ce mot, le dictionnaire de la langue française indique, entre autres : Recueil de faits historiques, rédigés en respectant un ordre chronologique.

Ces petits moments de vie rétaise se passent juste après les événements de mai 68. Alors qu’en ville les esprits sont encore un peu échauffés, à l’île de Ré tout est bien plus calme, les échos des turbulences n’y parviennent que de loin.

P1400664

Il y a quelques années Olivier Gouzou a écrit une biographie familiale. Il en a extrait 80 pages, celles des quatre années passées à l’île de Ré. Continuer la lecture de 1969-1973, 4 années au Commerce

Un livre qui sent le sart, l’iode et le marais

Avez-vous déjà eu entre les mains le livre Reflets et Visages de l’île de Ré ? L’ouvrage est paru il y a un mois, son auteur en est Nathalie Desperches-Boukhatem.

C’est un livre atypique et original, il allie portraits de Rétais en mots et en aquarelles, et images de l’île en aquarelles également. Un livre d’une authentique sensibilité, « un livre qui sent le sart, l’iode et le marais », comme elle le dit.

couverture reflets ile de Re

Nathalie Desperches-Boukhatem est artiste-peintre, l’aquarelle est son territoire de prédilection. Incontestablement, elle aime l’île de Ré. « J’ai fait mes premiers pas sur l’île, ça laisse des traces. Mes souvenirs d’enfant de vacances d’été ont tous pour décor l’île de lumière »  écrit-elle en avant-propos de son livre. « D’un village à l’autre, les portes de Rétais se sont ouvertes et ceux-ci m’ont fait le précieux cadeau de leurs souvenirs. Au travers des pages de ce livre, j’aimerais vous faire découvrir des paysages à la beauté sauvage, l’authenticité de l’île. Et dans les regards lumineux de ces beaux visages, peut-être y lirez-vous aussi l’âme de l’île de Ré ? ».

Car en plus de peindre, elle sait et elle aime écouter les histoires que racontent les Anciens : « Les Rétais sont bavards » affirme t-elle. Elle en a rencontré 19, des femmes et des hommes, des figures de l’île qui sont encore, par bonheur, la mémoire vivante des villages rétais. A Rivedoux, Gérard Nicolleau né en 1947. A La Flotte, Léon Gendre, né en 1937. A Sainte-Marie, Joël Guillaudeau né en 1947 et Lucien Joubert, né en 1927. Au Bois-Plage, Marguerite Dupeux née en 1914 et Madeleine Airaud née en 1927. A Saint-Martin, Gisèle Verdier née en 1928. A La Couarde, Joseph Gaudin né en 1926 et Michel Pelletier né en 1939. A Loix, Raymonde Félix née en 1924. Aux Portes, Bernard Penaud né en 1933. A Saint-Clément, Sarah Petit, née en 1926 et Fernand Bonnin né en 1919. A Ars, Roger Barbotin né en 1932, Marcelle Gaudin née en 1934 et Emile Gaudin son époux, né en 1929, Prosper Trocmé né en 1932, Jacques Neveur né en 1925 et Paul Babeuf né en 1938.

Les mots du livre sont leurs mots, Nathalie ne les a pas retouchés. Ce sont des paroles brutes de forme, sans fioritures, des expressions de la vraie vie. Elles donnent l’impression d’entendre l’interview. « Ils ont eu carte blanche » dit-elle. Le verbe Continuer la lecture de Un livre qui sent le sart, l’iode et le marais

Le Sel de Ré, ambassadeur culturel et culinaire

A l’automne dernier, une affichette attire mon attention lors de la Fête du Sel à Ars. Elle propose de souscrire et de contribuer à la publication d’un livre entièrement consacré au sel de l’île de Ré. Je souscris, la promesse me paraît attrayante.

Lorsque l’ouvrage paraît, il y a deux mois, je ne suis pas déçue. J’ai entre les mains un livre vraiment intéressant et unique. Car même si le sujet du sel a déjà été évoqué à de nombreuses reprises, il n’a jamais été traité de façon aussi complète et délicate.P1390085

Stéphane Bahic, auteur du Sel de Ré

L’auteur en est Stéphane Bahic, photographe culinaire de profession. A son actif, une vingtaine d’ouvrages auxquels il a participé et signés de son nom. Il collabore régulièrement avec les magazines et les agences de communication. Mais ce livre est son premier projet, réalisé de A à Z, avec toutes les compétences de la chaîne graphique. 

 

Le sujet du sel l’a visiblement inspiré, son livre est dense, il comporte 320 pages. Pour chacun des trois grands chapitres, le parti-pris graphique est bien marqué.

Le marais, ses paysages, ses textures s’expriment sur papier glacé, les couleurs sont magnifiques, les photos ont un relief étonnant. Elles donnent Continuer la lecture de Le Sel de Ré, ambassadeur culturel et culinaire

Festival photo Ile de Ré, première

« Intensifier la vocation artistique de l’île de Ré en créant un événement consacré à la photo dans les dix communes »,  telle a été la motivation d’Ile de Ré Photo-Club. Ces derniers mois, les 26 membres rétais du club de fans d’images se sont démenés pour mener à bien le projet. Le résultat est là : depuis le 1er juin, des expositions photos ont pris place partout dans l’île, pour le grand bonheur de tous.

Le premier Festival photo de l’île de Ré est né !P1370325

Les thèmes photographiques varient selon les villages et les lieux d’exposition. A Saint-Clément, on part en voyage dans cinq pays. Aux Portes, les sports et les spectacles sont mis en avant. A Sainte-Marie, les sujets sont marins et nature, avec notamment de spectaculaires photos d’araignées. Au Bois, à la cave coopérative, il est naturellement question de l’univers du vin. A La Flotte, ce sont des photos macro de fleurs. Rivedoux est consacrée à la poésie visuelle, des photos légendées de poèmes. A Ars, on découvre des insectes et des oiseaux, et par ailleurs le Népal. A Loix, des fonds marins. Ré vu du ciel se déploie à Saint-Martin. Les expositions sont pour certaines temporaires, d’autres durent tout le mois.

Quant à La Couarde, les expositions y sont nombreuses. En 2014 la commune a créé son propre concours de photos amateurs. Cette année il se poursuit, et il est même amplifié, à l’intérieur du Festival rétais, avec pour thème des métiers de la mer.

Le choix est vaste…  Pour celui qui souhaite faire le tour de l’ensemble de la manifestation, il y a 600 images à découvrir. Le Festival se tient tout au long du mois de juin, dans 25 sites. 47 photographes exposent. Ils sont soit amateurs avertis ou professionnels de l’image, invités par Ile de Ré Photo-Club. Certains ont déjà été primés dans d’autres festivals. Il y a également des photos d’une vingtaine de membres du club rétais, mais ils ne bénéficient cependant pas d’un régime de faveur…

NumériserDepuis quelques années, plusieurs manifestations Continuer la lecture de Festival photo Ile de Ré, première

Isabelle, ZabieZabelle, couturière

Il y a des métiers que l’on disait perdus, et qui cependant renaissent pour le grand bonheur de tous. Voir une jeune femme couturière s’installer dans un de nos villages, est un vrai contentement. Depuis un an et demi, Isabelle Feillon a créé son atelier de couture à Ars-en-Ré. P1350065

Ses débuts ont été modestes, elle travaillait chez elle. Le bouche-à-oreille a rapidement fait son effet : « J’étais un peu dubitative, mais je me suis rendue compte qu’il y avait une demande. J’espérais que ça fonctionnerait, mais je ne pensais pas que ce serait à ce point » confie-t-elle.

En novembre 2014, l’opportunité de s’établir dans une maison Place de la Chapelle à Ars, lui est offerte. Cette maison, remplie d’histoires du pays, est celle de Marius et Lucienne Menuteau. « Nicole, leur fille, a spontanément accepté que j’y déplace mon atelier de couture » remercie t-elle. Les portraits de Marius et de Lucienne sont bien présents, ils veillent sur la jeune femme.

Voir les volets et les fenêtres de cette habitation de nouveau grand ouverts, réjouit les uns et les autres. Le soleil du matin y entre à flots, la maison est restée telle que ses propriétaires l’ont laissée depuis leur départ pour la maison de retraite de Saint-Martin.P1350049

Et ça marche ! Non seulement cette habitation rétaise revit, mais l’activité d’Isabelle se développe. Retouches, ourlets, pose de fermetures éclair, accrocs, rien n’est vraiment problème pour elle : « J’ai toujours aimé le travail manuel. Enfant je traînais derrière mon grand-père avec un marteau et des clous à la main ». 

Les aléas de la vie, des épreuves personnelles, ont poussé Isabelle à changer de métier. A Bordeaux, elle a exercé pendant 14 ans en tant que Continuer la lecture de Isabelle, ZabieZabelle, couturière