Le long hiver a apparemment inspiré Bernard Frigière, à voir les nombreuses oeuvres qu’il a créées ces derniers mois.
Son atelier s’est rempli de nouveaux habitants issus du monde de la mer, « de la profondeur infinie des océans », comme aime le dire l’artiste. « Vu le soleil que nous avions dans l’île de Ré, j’ai eu envie de faire quelques sculptures d’extérieur pour décorer les jardins. J’ai utilisé le béton pour les bancs de poissons et les crabes. Dans le gazon, un crabe peut s’y cacher ».
La personnalité et le comportement des animaux apparaissent bien au travers de ses sculptures. « J’essaie de les reproduire pour leur donner vie dans notre espace et leur rendre leur liberté », promet -t-il. Continuer la lecture de Le bestiaire de Bernard s’agrandit
Le week-end dernier, grosse animation dans les deux villages. Normalement, à cette époque, tout est calme, mais là il y avait vraiment du monde. Que se passe t-il, s’interrogeaient les uns et les autres. Jean-Louis Olivier, maire d’Ars-en-Ré et Léon Gendre, maire de La Flotte, recevaient les maires des villages labellisés « Beaux villages de France ».
En Charente-Maritime, seuls quatre villages abordent le panneau à leur entrée, les deux villages rétais, plus Mornac-sur-Seudre, les habitants s’appelent les Mornaçons, et Talmont-sur-Gironde et ses Talmonnais. Alors qu’en Dordogne, ils sont nombreux, si j’ai bien compris, une vingtaine, ainsi qu’ils sont figurés sur la carte et le site de l’association.
Dimanche, j’ai appris un nouveau mot : marache. C’est le nom pour désigner la lotte, aussi nommée baudroie dans d’autres régions. Si un jour, quelqu’un un jour vous dit que vous avez « une gueule de marache », il n’y a plus qu’à rebrousser chemin et dégager vite fait. Il n’est pas sûr que ce soit un compliment. Quoique…
Des dents bien aiguisées, des dents de la mer…
Sa particularité : sa tête est aussi grosse que sa queue. Celle-ci pèse 15 kg. Une belle prise, rare de nos jours. Ce qui n’était pas le cas il y a quelques années. Les Anciens disent qu’ils en pêchaient couramment, dans le temps…
Voilà un animal marin, un mollusque céphalopode, qui migre sur nos côtes au printemps. Il a besoin de conditions climatiques très particulières. Cette année, son arrivée est bien timide. Si le vent vient du sud-est, un vent de sudet, c’est pas bon. Si le vent vient du nord, c’est mieux. Mais avec un vent du nord glacial, c’est pas bon du tout. La bête se laisse désirer ! Elle a besoin d’un peu de chaleur et d’une mer plutôt calme, ce qu’il faut bien constater, n’a pas été le cas ces dernières semaines.
Les habitants d’Ars se nomment traditionnellement les Casserons, car les seiches y ont pullulé, un temps… jadis…. Le mot seiche vient du mot latin « sepia », ilse traduit par « encre« , tant prisée par les peintres ou les calligraphes. Les Italiens disent « neiro di sépia ».
La pêcher est tout un art. Certains partent à pied, espérant la trouver nageant entre deux eaux. D’autres mettent des filets au large. En Bretagne et en Normandie on la pêche plutôt au casier, dans lequel une femelle est posée en appât pour attirer les mâles. Savez vous reconnaître un mâle d’une femelle ?
A gauche la dame, à droite le monsieur. Il a des stries blanches sur sa robe.
Partir avec son panier pour une partie de pêche à pied, c’est quand même bien sympa. Connaître les tailles minima des coquillages à prélever, c’est une toute autre histoire. Quand je vois la nouvelle réglette que les équipes de la Communauté de Communes distribuent depuis peu, cela m’interpelle.
Je la compare à la réglette de l’année dernière. Les choses ont évolué. Pour certaines espèces, les tailles réglementaires sont plus grosses.