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Damien à l’école des jockeys

L’hiver dernier, je vous avais déjà raconté l’histoire de Damien Morin, 15 ans, qui avait intégré à la rentrée 2012 l’AFASEC, la plus grande et la plus fameuse école française des métiers de courses hippiques, à Chantilly. Au terme de sa première année, et à quelques jours de la rentrée, il se dit vraiment heureux.Damien Morin - août 2013

Comment s’organise la scolarité ? Damien est en alternance, tantôt à l’école, tantôt chez un entraîneur de chevaux de courses. Quand on entre dans cette école, chaque élève se voit attribuer un « patron ». Pour lui cela a été l’écurie de  Monsieur Carlos Laffon-Parias. « J’ai eu beaucoup de chance. Il est un des plus grands entraîneurs de France. Cette année son écurie a gagné le Qatar-Prix de l’Arc de Triomphe. Il a de très bons chevaux et il donne la chance aux jeunes. Ça se passe super bien, il semble content de moi. Je montre que j’ai envie de réussir et je donne le meilleur » explique Damien.

Comment se passe une journée pendant la semaine d’écurie ? Le matin, lever à 5 heures, la navette passe à 5h30 pour emmener les jeunes sur place. Un tableau indique la liste des chevaux qui seront montés, soit par les élèves, soit par les salariés de l’écurie. En moyenne 90 chevaux de propriétaires sont accueillis dans l’écurie, tous des pur-sangs. Continuer la lecture de Damien à l’école des jockeys

Denys

Denys Sadoul est parti le 13 août, un beau jour d’été comme il les aimait. Il était homme de bateau, toujours prêt pour aller faire un tour dans le Fier d’Ars. Son Falbala, auquel il tenait comme à la prunelle de ses yeux, était le prolongement de lui-même. Il l’a acquis en 1971. Nombreux étaient ceux qui connaissaient la silhouette de Denys et son pas flegmatique sur le port d’Ars-en-Ré.  Son ouverture au monde était appréciée, il avait toujours un mot gentil et un regard attentif. Homme de contacts, il savait créer du lien entre les uns et les autres. Il avait toujours de bonnes histoires à raconter sur le port d’Ars, sur les gens de la mer. Depuis le temps qu’il résidait dans le village, il en savait des choses… Il faisait partie du paysage casseron.

Denys Sadoul sur Falbala

Line Mailhé, une de ses fidèles amies, lui a écrit une lettre :  » Tu as aimé jouer avec l’océan, tu t’es enivré des vents marins, porté par l’élégant Falbala. Tu as vécu baigné de l’amour de ta famille, de tes enfants, de tes amis, de tes chats, de tous ceux qui t’approchaient. Continuer la lecture de Denys

Mercedes amphibie dans le port d’Ars

Quand la mer monte, elle monte, elle monte… Et quand, en plus, le coefficient de marée est de 105 comme c’était le cas hier soir, elle monte encore plus. Laisser voiture et remorque   sur la cale pendant qu’on est parti en balade en mer comporte certains risques. 

L’automobiliste bordelais qui en a fait les frais le sait maintenant. Sa jolie Mercedes est restée un bon moment à tremper dans l’eau de mer. Bien évidemment, c’était l’attraction du jour sur le port d’Ars-en-Ré. Ce n’est pas la première fois qu’une telle mésaventure arrive,  certains ne savent pas encore qu’à l’île de Ré, il y a des marées. 

Le buzz a fonctionné à plein, les copains m’ont tout de suite prévenue d’aller prendre des photos pour le blog. Merci à eux.

 

 

L’agave, régal de l’abeille et du papillon

Début juillet, je vous avais rapporté mon étonnement devant cet agave qui se dressait dans le ciel rétais. Sa pousse est terminée, l’agave mesure 7,80 mètres.  De magnifiques plateaux de fleurs sont sortis depuis une semaine. Les abeilles, les bourbons et les papillons ont trouvé dans les gros pistils un exceptionnel spot de butinage. 

Fleur d'agave

Les fleurs sont sorties par paliers, les unes après les autres. Cet agave est vraiment magnifique. Il est devenu l’attraction du coin, on peut  même aller jusqu’à dire, du village d’Ars-en-Ré, voire même de beaucoup plus loin. Le bouche-à oreille fonctionne, il est photographié sous toutes les coutures. Avec Daniel et Jocelyne Aunis, ses heureux « parents », je me suis amusée à compter le nombre de fleurs. Essayez, ce n’est pas si facile, il faut s’y reprendre à plusieurs fois. Il en a 33 !  Continuer la lecture de L’agave, régal de l’abeille et du papillon

Incursion dans l’atelier de Quiberon

Pénétrer dans l’atelier de Quiberon, c’est un moment de parenthèse. J’ai l’impression de rentrer dans le repaire d’un forgeron. Ne seraient-ce que le grand tablier marron qui l’enveloppe, le casque pour protéger ses yeux, ses outils, tout m’y fait penser. Le fer est présent partout, il est un de ses matériaux de prédilection. « C’est une forme de dinanderie » m’apprend-t-il. Dinandier est le mot qui s’applique à la forme noble, voire artistique, du métier de chaudronnier. Quiberon est un artiste né.Atelier de Quiberon

Pourquoi le fer ? « C’est un minéral, le seul qui ne me donne pas d’allergie » convient-il.  Sous ses doigts une banale plaque de fer devient poisson, éléphant, crâne humain, cheval, rhinocéros… Ces jours-ci, le métal est devenu crâne de tortue. Il coupe, il pousse le fer afin d’ obtenir une forme ronde, il assemble des morceaux, il sait où il va. Je le regarde s’exécuter, étonnée de voir Continuer la lecture de Incursion dans l’atelier de Quiberon

Rodolphe Coré, poésie de l’intemporalité

« Il y a de l’air dans mes tableaux » reconnaît l’artiste Rodolphe Coré lorsque je le questionne sur les atmosphères qu’il peint. Ses toiles ont de la transparence, avec une lumière particulière et une réelle poésie.Rodolphe Coré - Expo août 2013

Son inspiration, il la trouve un peu partout, à l’île de Ré bien sûr où Rodolphe vit à l’année. Mais aussi  dans le Connemara dans l’ouest irlandais, où ses pas l’ont porté pendant trois mois l’hiver dernier, ou même en Thaïlande et en Egypte. Cependant il ne cherche pas à figurer telle ou telle plage, ou un lieu particulier, le moment pourrait avoir été saisi un peu n’importe où. Les éléments sont épurés des détails pour ne garder que l’essentiel. Le paysage n’est qu’un prétexte à l’évasion de l’esprit et de l’oeil de celui ou celle qui regarde le tableau.   Continuer la lecture de Rodolphe Coré, poésie de l’intemporalité