Au moment d’une grande marée, la mer, en se retirant, laisse sur place des algues, à la limite supérieure du flot. C’est ce qu’on appelle « la laisse de mer ».
Avec les forts coefficients de marée que nous avons eus, du 3 au 7 novembre, nous sommes gâtés. Aux Portes-en-Ré, les plages de La Loge et de l’Anse du Fourneau sont magnifiques. Allez-y jeter un oeil, vous ne serez pas déçus. Je m’y suis baladée, je suis restée béate devant la quiétude de ces plages, comme peintes en rouge.
Une Ecogarde de la Communauté de Commune m’a expliqué la qualité de cet éco-système. La laisse de mer accumule les débris naturels de la mer : coquillages, algues, bois morts, os de seiche. Elle a un vrai rôle écologique.
Devant les premières coquilles Saint-Jacques, pêchées au large de l’île de Ré, oui je l’avoue je deviens chauvine. De toute évidence, elles sont les meilleures du monde.
Il y existe plusieurs gisements de coquilles Saint-Jacques dans le Pertuis breton. Ils se trouvent entre huit et trente mètres de profondeur. La pêche est strictement réglementée, un jour unique chaque semaine et une durée de deux heures. Les autorisations sont délivrées par la DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer) et le Comité Régional des Pêches, une fois les prélèvements d’échantillons réalisés par l’IFREMER. Continuer la lecture de Saint-Jacques rétaises, hmm c’est bon !
Le chantier de la digue du Boutillon continue à grands pas. Il y a bien trois semaines que je vous ai pas donné de ses nouvelles. En voici, en images et en vidéos.
Samedi 26 octobre 2013.
Dimanche 20 octobre. Le chantier a pris de l’eau. La vieille digue est encore quasi intacte.
Qui n’a pas croisé le Magic Bus jaune sur les routes de l’île de Ré ? Depuis sept ans, il ne passe pas inaperçu, il fait même partie du paysage rétais. Les plus festifs ont utilisé ses services pour aller jusqu’au bout de la nuit, ou se rendre en groupe d’un point à un autre, en toute sécurité sans risquer de perdre des points de permis de conduire. Il a aussi transporté les enfants des centres de loisirs.
Ce bus part au Burkina Faso, Bernard Dupont, son propriétaire, en a fait don à l’association Les Amis d’Arbollé. Il s’agit du « petit » Magic Bus, celui de 16 places. Le « grand » Magic Bus, celui de 32 places, est quant à lui toujours en service, nuit et jour.
Une deuxième jeunesse attend ce véhicule. Avec 281 000 km au compteur, il est encore bien vaillant. Il sera d’une grande utilité à Arbollé, notamment pour les femmes de l’association ALFA (Association Lagem taaba des Femmes d’Arbollé). Il y a un an, elles ont créé un petit business de produits dérivés à partir du karité, beurre, savons et huile. Pour aller vendre leurs petites merveilles, elles se déplacent actuellement en taxi brousse, à vélo, voire souvent à pied en parcourant de nombreux kilomètres, avec leurs productions posées dans des paniers sur leurs têtes. Ce Magic Bus va leur alléger la tâche, et leur permettre d’élargir leur champ d’action sur toute la province du Passoré. Ce bus devrait également servir à la commune d’Arbollé pour assurer quelques transports en commun. Continuer la lecture de Le Magic Bus part au Burkina Faso
Une fois n’est pas coutume, j’ai traversé le pont de l’île de Ré. Depuis quelques trois ans, je désirais assister à un concert du groupe El Gusto. C’est de la musique chaâbi, très populaire en Algérie, d’origine arabo-andalouse.
Samedi 19 octobre, El Gusto s’est produit à La Coursive à La Rochelle, à guichets fermés. Un de mes rêves est devenu réalité. Les voir en chair et en os, j’ai adoré…
En août 2010, Philippe Maynial, producteur de films, et son épouse Barbara, avaient organisé à Ars-en-Ré une projection d’un film qui n’était encore qu’à l’état de projet. Ce film s’intitule El Gusto, tout simplement. J’étais restée sous le charme, dans l’attente de les écouter en vrai. Continuer la lecture de El Gusto, la joie de vivre
Claude Suire artiste-peintre, est le fils de Louis Suire artiste-peintre et il est le père d’Olivier Suire-Verley artiste-peintre. Dans la famille Suire, rochelaise d’origine, qui a fait des Portes-en-Ré son port d’attache, on est artiste et ça se transmet.
Alors qu’il avait 6 ans, Claude est arrivé de La Rochelle, avec son père, Louis : « Nous nous sommes arrêtés à La Rivière, aux Portes. Il n’y avait pas de touristes. Une masure était à vendre, un âne dormait sur un tas de fumier. Mon père a acheté la maison...» se souvient-il.
Quelques oeuvres de Claude Suire sont actuellement exposées à la maison de retraite d’Ars-en-Ré jusqu’au 14 novembre. Toutes appartiennent à des collections privées ou familiales.
Claude Suire – Autoportrait.
« Mon père était professeur de dessin. J’ai toujours vécu dans le milieu de la peinture, chez nous il y avait des tableaux partout. Le virus familial m’a rattrapé ! ».
A 18 ans, Claude Suire peint son auto-portrait. A 20 ans, il intègre l’Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs, rue d’Ulm à Paris. « J’ai fait le choix de devenir peintre. Ma vie était faite de peintures, je ne connaissais rien d’autre, j’ai suivi la trace paternelle ». Claude a lui-même été professeur de dessin et de peinture au lycée Vieljeux à La Rochelle. Il a aussi donné des cours du soir qui dépendaient de la ville de La Rochelle, aux futurs professionnels des métiers de la couture et de la coiffure, qui avaient une épreuve de dessin à passer.
Des tableaux, il en a peint maints et plus. Ses portraits sont expressifs, raffinés et précis. Claude Suire a longtemps présenté ses oeuvres, en permanence, à la galerie RG à La Rochelle, et chaque fin d’année pour des expositions particulières.