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Le blog, trois mois après

Lorsque j’ai ouvert mon blog, le 8 janvier, au coeur de l’hiver, je me suis lancée sans savoir si cela allait marcher, et si personnellement j’aurais envie de continuer l’aventure. Je souhaitais partager ces petits moments de vie toute simple, dans le quotidien de la vie à l’île de Ré.

Les résultats sont au-delà de ce que j’imaginais. Tous les jours, à minuit, j’ai accès aux statistiques du jour.  Les visites fluctuent, au rythme des posts (c’est le mot qu’on utilise en jargon blog pour dire articles), la courbe d’audience grimpe, descend, remonte, se stabilise.

C’est dire l’importance qu’à pris internet dans nos vies, quelle que soit notre condition, jeunes, moins jeunes, Rétais d’ici, d’adoption ou de coeur.  Cela m’apprend beaucoup. En moyenne « Chroniques ordinaires des petits moments de la vie rétaise » est visité par 500 personnes par jour. Certaines viennent du Chili, d’Ukraine, d’Angleterre, des USA, de Belgique,  d’Afrique, et de tous les coins de France. Le bouche à oreille fonctionne, vous êtes mes ambassadeurs. Merci tout plein.

Vous avez été nombreux à me demander comment on pouvait accéder au blog, si on pouvait s’abonner, pourquoi le blog n’était pas FaceBook ou Twitter, comment recevoir un mail à chaque post publié…. C’est chose faite depuis quelques  jours. Des boutons (on dit des plug-in en langage blog) ont été installés pour faciliter l’accès. Vous allez pouvoir les découvrir et les utiliser. Rendez-vous à la page d’en-tête du blog, « Pour s’abonner et commenter« , elle vous explique comment vous y prendre.

Merci encore à tous.

Maryline

Pour ceux qui n’étaient pas là

Je n’avais pas vu la mer depuis une semaine. En fin d’après-midi aujourd’hui, elle était un peu nerveuse, avec de la houle. Session de rattrapage…

Une belle journée de printemps !  Ce n’est pas trop tôt, le printemps se laisse rêver. Mais quand enfin les premiers rayons chauds Continuer la lecture de Pour ceux qui n’étaient pas là

Le bestiaire de Bernard s’agrandit

Le long hiver a apparemment inspiré Bernard Frigière, à voir les nombreuses oeuvres qu’il a créées ces derniers mois.

Son atelier s’est rempli de nouveaux habitants issus du monde de la mer, « de la profondeur infinie des océans », comme aime le dire l’artiste. « Vu le soleil que nous avions dans l’île de Ré, j’ai eu envie de faire quelques sculptures d’extérieur pour décorer les jardins. J’ai utilisé le béton pour les bancs de poissons et les crabes. Dans le gazon, un crabe peut s’y cacher ».

La personnalité et le comportement des animaux apparaissent bien au travers de ses sculptures. « J’essaie de les reproduire pour leur donner vie dans notre espace et leur rendre leur liberté », promet -t-il. Continuer la lecture de Le bestiaire de Bernard s’agrandit

Deux beaux villages de France

Le week-end dernier, grosse animation dans les deux villages. Normalement, à cette époque, tout est calme, mais là il y avait vraiment du monde. Que se passe t-il,  s’interrogeaient les uns et les autres. Jean-Louis Olivier, maire d’Ars-en-Ré et Léon Gendre, maire de La Flotte, recevaient les maires des villages labellisés « Beaux villages de France ».

En Charente-Maritime, seuls quatre villages abordent le panneau à leur entrée,  les deux villages rétais, plus Mornac-sur-Seudre, les habitants s’appelent les Mornaçons,  et Talmont-sur-Gironde et ses Talmonnais.  Alors qu’en Dordogne, ils sont nombreux, si j’ai bien compris, une vingtaine, ainsi qu’ils sont figurés sur la carte et le site de l’association.

Comme il est de tradition musicale sur l’île, sur le port de la Flotte, Continuer la lecture de Deux beaux villages de France

Tête de marache

Dimanche, j’ai appris un nouveau mot : marache. C’est le nom pour désigner la lotte, aussi nommée baudroie dans d’autres régions. Si un jour, quelqu’un un jour vous  dit que vous avez « une gueule de marache », il n’y a plus qu’à rebrousser chemin et dégager vite fait. Il n’est pas sûr que ce soit un compliment. Quoique…

Tête de marache
Des dents bien aiguisées, des dents de la mer…
Tête de maracheSa particularité : sa tête est aussi grosse que sa queue. Celle-ci pèse 15 kg. Une belle prise, rare de nos jours. Ce qui n’était pas le cas il y a quelques années. Les Anciens disent qu’ils en pêchaient couramment, dans le temps…

 

 

 

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La seiche, noire ou blanche

Voilà un animal marin, un mollusque céphalopode, qui migre sur nos côtes au printemps. Il a besoin de conditions climatiques très particulières. Cette année, son arrivée est bien timide. Si le vent vient du sud-est, un vent de sudet, c’est pas bon. Si le vent vient du nord, c’est mieux. Mais avec un vent du nord glacial, c’est pas bon du tout. La bête se laisse désirer ! Elle a besoin d’un peu de chaleur et d’une mer plutôt calme, ce qu’il faut bien constater, n’a pas été le cas ces dernières semaines. Pêche de seiche

Les habitants d’Ars se nomment traditionnellement les Casserons, car les seiches y ont pullulé, un temps… jadis…. Le mot seiche vient du mot latin « sepia », il se traduit par « encre« , tant prisée par les peintres ou les calligraphes. Les Italiens disent « neiro di sépia ».

La pêcher est tout un art. Certains partent à pied, espérant la trouver nageant entre deux eaux. D’autres mettent des filets au large. En Bretagne et en Normandie on la pêche plutôt au casier, dans lequel une femelle est posée en appât pour attirer les mâles. Savez vous reconnaître un mâle d’une femelle ?

Pêche de seiche
A gauche la dame, à droite le monsieur. Il a des stries blanches sur sa robe.

Certains pêcheurs racontent qu’elles migrent, afin de se Continuer la lecture de La seiche, noire ou blanche