Trophées du CNAR

Chaque été, le Cercle Nautique d’Ars-en-Ré (CNAR) remet la Tape de Bouche. Ce trophée est attribué par le Yacht Club de France (YCF), auquel le club casseron est allié.Ars-en-ré - Club house du Cnar - 10 août 2016

Jadis, on utilisait une tape de bouche pour obstruer l’extrémité des canons, et empêcher ainsi les embruns salés d’y pénétrer. Aujourd’hui, c’est une distinction, mais elle n’est pas que symbolique.

« Depuis notre alliance avec le Yacht Club de France, nous avons toujours remis une Tape de Bouche. Dans le passé, elle était plutôt attribuée à un navigateur du Fier d’Ars. Souvent elle a été remise à un des participants du Championnat du monde des Cazavants. Depuis trois ans, le YCF nous demande d’honorer des personnalités physiques ou morales ayant favorisé l’essor du nautisme » indique Rosine Merlet, ancienne présidente, mais toutefois toujours membre du conseil d’administration du CNAR.

Cette année, deux Tape de Bouche ont été remises à Ars : à Tatave et aux frères Blondeau.  Continuer la lecture de Trophées du CNAR

Madeleine Pauliac, héroïne du film Les Innocentes

Peut-être avez-vous vu Les Innocentes au cinéma ? Le film est sorti en salles en février dernier.Affiche film Les Innocentes - Février 2016

Ce long métrage a réalisé 700 000 entrées, un vrai succès en France. Mais aussi à l’étranger, où il a même été sélectionné au Festival de Sundance. Il vient de sortir en salles aux USA, où il marche déjà formidablement bien, et les critiques sont très élogieuses. Il a été vendu dans 50 pays, dans tous les continents.

La première image du film indique : « Tiré de faits réels ». Le film est inspiré d’une histoire vraie, celle de Madeleine Pauliac, jeune médecin d’une trentaine d’années.Madeleine Pauliac - Photo de famille

Longtemps ce film vous hante, il est poignant, et il vous fait se poser plein de questions. 

Philippe Maynial - 9 août 2016

 

La base du scénario a été écrite par Philippe Maynial, Casseron le plus souvent possible, dès que ses activités professionnelles lui laissent quelques loisirs.

 

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A plat ventre dans la vase du port de Loix

Pour gagner la course dans la vase du port de Loix, il est préférable de bien maîtriser la technique. Au signal de départ : se jeter à plat ventre, se laisser glisser, ne surtout pas rester debout au risque de s’enfoncer dans l’argile, ramer tranquillement avec les bras au dessus de la vase, autant faire que ce peut jusqu’au point d’arrivée, ne pas paniquer, bien respirer, et afficher un large sourire….

Plus facile à dire qu’à faire !

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Depuis 18 ans, la course dans la vase est une tradition de la journée du Port. Samedi 3 août, le ciel radieux présage une belle édition.Loix - Journée du port - 3 août 2016

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Qu’est-o qu’te m’ chantes ?

A la moindre occasion, les Rétais se sont toujours exprimés en chansons. Preuve en est le livre-CD qui vient de paraître à l’initiative du CRICRI (Comité pour le Recueil et l’Inventaire des Chansons Rétaises Introuvables).

Couverture livre-cd chansons rétaises - juillet 2016

La mise au point de l’ouvrage a été longue. Lorsque on le feuillette on comprend pourquoi…

Le groupe de volontaires, membres du CRICRI, s’est réuni de nombreuses fois, depuis février 2009. Il a d’abord fallu rassembler des archives : « Chacun part en quête dans sa mémoire, dans les vieux carnets de chants dormant au fond des tiroirs, dans les anciens almanachs de marées, dans la presse rétaise… Et on amasse les chansons anciennes, mais aussi récentes, les monologues, les contes et les poèmes, qu’ils soient en patois ou en français… » écrit Michel Fruchard, animateur du CRICRI, dans l’avant-propos de l’ouvrage.

La récolte a été abondante. Répertorier les textes, les analyser, les décortiquer, les transcrire, les commenter, retrouver les musiques = un boulot de patience, d’une poignée de passionnés de mémoire orale de l’île de Ré. Continuer la lecture de Qu’est-o qu’te m’ chantes ?

Variété de la biodiversité rétaise

Connaissez-vous le point commun entre le papillon : l’azurée du serpolet, une plante des dunes : le cynoglosse, et un petit oiseau : le pipit rousseline ? Ce sont des espèces que l’on trouve à l’île de Ré. Elles sont rares chez nous, et au niveau français, voire européen, elles sont même menacées. Nous avons donc de la chance d’en avoir sur notre île !

Affiche Inventaire du patrimoine naturel de l''île de Ré - 26 juillet 2016

En 2014, plusieurs inventaires ont été menés par des bureaux d’études, spécialement mandatés en fonction des espèces. Merci à l’Ecotaxe qui a permis de les financer !

Mardi 26 juillet, la restitution de l’étude sur la biodiversité de l’île de Ré a donc été présentée à Ars. Une surprise : nous sommes entourés de bestioles, d’oiseaux et de plantes en voie de disparition ou menacées, et nous n’en n’avons pas vraiment conscience. Ils font tellement partie de notre quotidien, nous sommes tellement habitués à les côtoyer, que tout cela nous paraît normal. Cependant, les équilibres sont fragiles.

Sylvie Dubois - responsable Environnement à la CDC - 26 juillet 2016

L’étude est vraiment captivante. Une bonne heure après, vous en saurez bien plus sur la biodiversité l’île de Ré. Elle fait apprécier notre milieu ambiant, et surtout ouvrir nos yeux et nos oreilles.

La présentation est vivante. Les questions peuvent fuser au fur et à mesure, Sylvie Dubois, directrice du service Environnement à la CDC,  répond en toute simplicité. Elle raconte aussi des anecdotes sur les recherches et les discussions entre botanistes. Elle vous fait écouter des cris d’oiseaux, les coassements des grenouilles, façon de se familiariser et de les reconnaître.

La prochaine séance aura lieu mardi 9 août à 18h30, à Saint-Martin de Ré, salle Vauban.

Sont passés en revue les habitats naturels, leur localisation dans l’île, les menaces auxquels ils sont confrontés, et les enjeux. L’état des lieux est brossé. Qu’allons nous-en faire ? Comment le maintenir ou le faire évoluer ? Et pourquoi ? Autant de questions environnementales et d’aménagement de notre territoire, bien d’actualité.

Puis Sylvie nous fait rentrer plus précisément au coeur des inventaires : flore patrimoniale, oiseaux, insectes, amphibiens et reptiles, mammifères, estran. On découvre alors des mondes ignorés de beaucoup d’entre nous.

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Immersion littéraire dans le Moyen-Age

Le mystère de l’Abbaye des Châteliers est le titre d’un livre paru il y a quelques semaines. Cette ancienne abbaye à La Flotte détiendrait-elle des secrets ? Catherine Salez et Jean-Jacques Vergnaud, les auteurs de ce roman historique, auraient-ils eu vent de ce mystère ?Jean-Jacques Vergnaud et Catherine Salez - 12 juillet 2016

Plonger dans leur livre, c’est s’immerger dans le Moyen-Age. De quoi en apprendre beaucoup sur ces lointaines années, tout en passant un moment divertissant.

Les auteurs ont effectué deux ans de recherches dans différentes Archives. « Tout ce qui est écrit sur cette époque est vrai. Nous avons souhaité la réhabiliter, car beaucoup ont tendance à penser à Jacquouille la Fripouille, alors que la population connaissait le savon pour se laver. Des tas de légendes courent, elles sont entièrement fausses, voire ridicules, comme c’est le cas à propos du droit de cuissage ou de la ceinture de chasteté. Ils avaient un sens de l’honneur élevé et ils respectaient les femmes… C’était une belle époque, en dépit bien sûr de la guerre de Cent Ans » précise Jean-Jacques Vergnaud.

Le roman est construit autour de l’histoire d’un adolescent, Thibaut-Marie-Vergne, né en 1409, près de Saint-Léonard de Noblat, dans le Limousin. Il est malingre, boiteux en raison d’un mauvais coup de sabot de vache. Taiseux, il a « un visage d’ange tombé du ciel ». « C’était un enfant pas comme les autres, considéré par ses frères et soeurs comme un gaguélu, une sorte d’attardé, un simple d’esprit » lit-on dès les premières lignes.

Il a un don, le dessin, et « une intelligence nourrie par un sens de l’observation inné, doublé d’une nature curieuse de tout », qui vont le mener loin.

On suit son parcours depuis la ferme familiale, jusqu’à Vérone où il devient un peintre célèbre.Couverture du livre Mystère de l'abbaye des chateliers couv HD 2

Le roman nous entraîne de la Collégiale cistercienne Saint-Pierre de Chauvigny dans le Poitou où l’adolescent rejoint l’atelier de relieurs et d’enlumineurs. Continuer la lecture de Immersion littéraire dans le Moyen-Age