Du monde, il y en a dans l’île de Ré ! Samedi 25 avril, 17 heures, dès Lagord, sur la rocade une file de voitures s’allonge de minutes en minutes avant le péage du pont. 1/4 d’heure plus tard, ouf, l’île est en vue…
Explication possible : C’est le début de la première semaine des vacances de la zone B (Limoges-Tour-Poitiers-Orléans) + C’est le début de la deuxième semaine des vacances de la zone A (Paris-Bordeaux) + C’est le retour des supporters du rugby rentrant du match La Rochelle-Toulon. Sur le pont, les voitures sont à touche-touche jusqu’au rond-point de Rivedoux.
Vive les vacances…
Depuis une semaine, c’est la cohue partout. 40 minutes pour se rendre de Ars à Saint-Martin. 25 minutes pour aller de Loix à Ars. Les pistes cyclables sont bondées, les parkings sont remplis de voitures.
C’est le 15 août ? Non, nous sommes fin avril. Le besoin d’évasion se fait sentir.
Merci à Bruno pour la photo qu’il a prise au péage du pont.
En vous promenant le long les vignes de l’île de Ré, vous verrez sans doute des capsules de couleur marron, accrochées sur les fils de fer. 202 720 capsules ont été posées par les viticulteurs ces dernières semaines, elles contiennent des phéromones.
Depuis quatre ans, plutôt que de traiter avec des insecticides, un grand nombre de viticulteurs rétais ont, préventivement, adopté la pose de capsules de phéromones. Cette méthode, durable, sans résidus dans les fruits et dans le vin, vise uniquement les ravageurs-cibles et n’a pas d’effet secondaire sur l’environnement, les utilisateurs ou les consommateurs.
Cette méthode est dite « confusion sexuelle ».
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Fort heureusement la confusion sexuelle ne concerne que cette fameuse chenille, et pas les humains. Ne vous y méprenez pas ! Néanmoins il ne faut pas toucher ces capsules, elles dégagent des essences.
Comment cela fonctionne-t-il techniquement ? Avant de se transformer en papillon, une vilaine chenille du ver de la grappe, appelée tordeuse de la grappe, s’attaque aux grains de vigne lorsqu’ils sont en formation. La première ponte a lieu en juin lorsque la vigne fleurit et une seconde fois en juillet lorsque Continuer la lecture de 202 720 capsules de phéromones
Lorsque j’ai découvert la volière à papillons, installée dans l’enceinte de la Communauté de Communes à Saint-Martin de Ré, je suis restée un long moment à contempler de magnifiques insectes.
Leurs couleurs chatoyantes la forme de leurs ailes, leur façon de se poser sur les branchages et les feuilles en toute quiétude, les voir rester posés là tout simplement, tout porte à la rêverie.
Ces dernières semaines l’appontement de Sablanceaux a fait parler de lui dans les médias locaux et au travers de nombreuses discussions : Va-t-il vraiment être détruit par l’Etat ? Ne peut-on pas plutôt lui envisager une nouvelle utilisation avant d’en arriver là ?. De surcroît, il est la vedette de la couverture de l’édition 2015, l’annuaire local Le Fil de Ré.
Il fait partie intégrante du patrimoine de l’île de Ré, un patrimoine solidement ancré dans les coeurs et dans les esprits. Lorsqu’on traverse le pont, beaucoup ont une pensée pour ce témoignage, quand l’île se méritait après avoir emprunté le bac, ou bien quand le coeur lourd on quittait l’île.
Le sang de Guy Brizard, artiste-peintre à Rivedoux, n’a fait qu’un tour lorsqu’il a appris qu’il était éventuellement envisagé que l’Etat détruise cet appontement. Et pourtant, ceux qui connaissent Guy savent que le monsieur n’est ni de nature colérique, ni enflammée. Mais toucher à l’appontement, non, non et non…
« Dès qu’on touche à mon île, ça me hérisse le poil » affirme-t-il. « Des bruits ont couru que le maire de Rivedoux, Patrice Raffarin, avait des projets pour le maintien de l’embarcadère, et je sais que cela fait un bon bout de temps qu’il se bat pour cela. Il ne gêne personne cet embarcadère ! Pourquoi le toucher, un jour nous pourrions le regretter. Je suis tolérant, mais là ça va… A ce moment-là pourquoi ne pas démolir la Tour Eiffel, le moulin à marées de Loix, le pont-transbordeur de Rochefort. C’est comme pour le petit train. Il n’existe plus, il serait pourtant bien utile à l’heure qu’il est, les voitures seraient moins nombreuses sur l’île . Je ne suis pas contre le progrès, mais là c’est trop, il ne faut pas exagérer ».
Spontanément, Guy Brizard et Dan, sa compagne, ont lancé une pétition chez quelques commerçants du sud de l’île, et les signatures se sont alignées au fil des jours.
Ce chantier de la reconstruction de la digue du Boutillon continue à m’impressionner. Comme beaucoup de gens semble-t-il, à voir le nombre de promeneurs suivre son évolution depuis le haut du pas de la vieille digue et sur la plage. A chaque fois que je prends des photos, j’entends les interrogations, les discussions, les commentaires… Il est vrai que ce chantier est un des plus importants réalisés en France, en matière de protection du littoral, et ce, depuis bien longtemps.
En un mois, le site a encore bien évolué. Le deuxième tronçon est terminé, et l’installation des batardeaux pour protéger les travaux du troisième tronçon est sur le point d’être achevé.
Jeudi 2 avril 2015.
Je vous propose de vous emmener sur les lieux afin de découvrir et de constater ce qui se passe derrière les gigantesques palplanches de métal.
Ce lieu est étonnant. Lorsque vous vous situez à la droite de la digue, au Martray, la mer est plutôt calme, alors qu’au Boutillon elle est toujours bien plus agitée. Est-ce l’effet des courants à cet endroit ?
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6 mars. Le ciel est magnifique, la mer est basse, j’en profite pour m’approcher du batardeau de protection du chantier. Je marche sur un sable tout neuf, lissé par la mer. Il s’est énormément accumulé au pied des palplanches du deuxième tronçon. Pour les déplacer, cela va être un sacré travail que de dégager tout ce sable !
Deux jeunes Rétais, scolarisés au collège des Salières à Saint-Martin de Ré en font partie : Mathieu Barat du Bois-Plage, titulaire, et Suzanne Le Bars de Rivedoux, suppléante. Ils ont eu la chance de monter à bord de l’Hermione, avec leurs collègues du Conseil général des Jeunes. Mercredi 18 mars, je les ai suivis.
Voir l’Hermione, actuellement ancrée dans le vieux port de La Rochelle, est un événement. Elle est encore là pour quelques jours, avant son départ pour l’Amérique. Depuis le début de sa construction, à l’Arsenal de Rochefort, plus de 4 millions de visiteurs ont suivi les étapes de cette aventure unique.