Au bout du fil de Caroline Tiné

Quand Caroline Tiné n’est pas aux Portes-en-Ré, elle séjourne en Inde. Ce continent la ressource et l’inspire. C’est très loin de chez nous que le prénom Yo, s’est imposé et qu’elle lui a donné celui de l’héroïne de son dernier roman : Le Fil de Yo.

Le livre est paru en février. Depuis six mois, il connaît un vrai succès, le bouche-à-oreille fonctionne bien. A l’île de Ré, elle a dédicacé son ouvrage plusieurs fois, et elle a été présente à L’île aux Livres au Bois-Plage ce week-end.

Il y a quelques années, j’ai rencontré Caroline lorsqu’elle était journaliste et dirigeait la rédaction du magazine de décoration, Marie-Claire Maison. Le Fil de Yo est son troisième roman. Elle n’avait pas publié depuis 22 ans, trop occupée par ses obligations professionnelles. Et pourtant ses deux premiers romans, L’Immeuble et Le Roman de Balthazar ont été récompensés par des prix. 

J’ai beaucoup aimé son dernier livre. Yo est infirmière dans une clinique psychiatrique, un établissement réputé pour ses méthodes libérales. Elle a 30 ans, et déjà un passé certain. « Elle avait choisi ce métier pour écouter tranquillement le silence et tenir la souffrance à distance ». 

Un fil la tient debout, costaude malgré ses allures de jeune femme frêle : « C’est un fil qui se tire avec une infinie précaution, parce qu’il renferme tout le mystère de la connaissance de soi… Un fil invisible se déroule et m’indique la direction à suivre ». Un fil de sagesse, de façon de vivre pour appréhender le quotidien de façon la plus équitable possible. Dans son passé, ce fil a tangué, il tangue encore parfois dans sa vie quotidienne, mais il la tient droite.  « Elle a un don qui lui permet de recadrer les paumés » est-il écrit.

Quand on pense à clinique psychiatrique, on pense souvent Fous. Mais les Fous ne sont pas Continuer la lecture de Au bout du fil de Caroline Tiné

Future nouvelle Maline

La Maline, la salle de spectacles de l’île de Ré, à La Couarde, va peut-être enfin faire peau neuve.La Maline - août 2015

Lors du conseil communautaire du 28 mai, les élus se sont prononcés unanimement pour le projet de réhabilitation et d’extension. Les Rétais en entendent parler depuis six ans ! La maquette présentée ce jour-là a montré que les choses étaient en phase de concrétisation, même si la proposition peut encore évoluer.

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Notre Maline actuelle a fêté ses 20 ans en décembre 2013. Elle est incontestablement vétuste et trop petite. « Sa configuration apparaît inadaptée pour développer une véritable politique culturelle sur l’île de Ré. L’accueil et l’accessibilité doivent également être revus pour être aux normes » a souligné Patrick Rayton, vice-président de la Communauté de Communes, en charge des bâtiments, et également maire de la Couarde.

De 600 m2, elle va passer à 1000 m2. Afin de parvenir à l’agrandissement souhaité, en 2011, Continuer la lecture de Future nouvelle Maline

Au galop, les Rétais !

A plusieurs on est plus fort. Quand des passionnés de chevaux se rassemblent et se concertent, de quoi parlent-ils ? De chevaux bien sûr ! Et naît alors un projet autour du cheval.

Quand, en plus, ces même passionnés aiment le sport de haut niveau, le projet monte d’un cran. Et quand, de surcroît, ça se passe à l’île de Ré, l’idée passe à la vitesse supérieure en adoptant une forme particulière : L’Ecurie de partage d’île de Ré Galop®. Un pari inédit.

P1310781Ce pari, c’est celui que font Capucine Nicot et Véronique Vigouroux, en donnant l’impulsion et la chance au jeune Damien Morin, scolarisé à l’AFASEC de Chantilly, dont le rêve le plus cher est de devenir jockey.

ile de Ré - Capucine NicotGrande cavalière de courses pendant quinze ans, cravache d’Or cinq années consécutives, Capucine Nicot perpétue la passion pour les chevaux de courses que son grand-père Georges Nicot et son père, Patrick Nicot lui ont transmise.

Depuis 2014, elle est devenue entraîneur public, après avoir passé le diplôme ad-hoc. A Saint-Clément des Baleines, sur la route des Portes-en-Ré, son écurie est réputée. Capucine est exigeante pour les chevaux qu’elle prend en pension. Ils sont douillettement bichonnés : foin et nourriture sont de qualité, celle que mangent les chevaux de haut niveau. Chaque jour Capucine les monte dans l’air iodé de l’île de Ré. Aux écuries ils tournent dans le marcheur spécialement aménagé. Le soir, avant de dormir ils inhalent des huiles essentielles d’eucalyptus. Des petits veinards… 

Qui n’a jamais vu Capucine, au volant de son camion ? Régulièrement elle traverse l’île de Ré, en direction des hippodromes de Longchamp, Deauville, Maison-Laffite, Chantilly, Royan, Toulouse, Cagnes-sur-Mer… Les chevaux dont elle s’occupe au quotidien sont des pur-sangs anglais que des propriétaires lui ont confiés afin de les entraîner et de les faire courir. Ces chevaux ont déjà gagné plusieurs Quintés. Tel Le Valentin, une véritable star, célèbre Continuer la lecture de Au galop, les Rétais !

Katherine Margaritis ouvre les boîtes de Pendor

Les boîtes de Pendor (avec un e et pas un a), c’est le thème que l’artiste Katherine Margaritis a choisi comme fil rouge de sa nouvelle exposition. 92 petites boîtes, celles des étuis à cigarillos qu’elle apprécie, servent de support à son imagination fertile.

Les boîtes de Pendore de Katherine Margaritis - juillet 2015Les thèmes de prédilection de Katherine y sont exprimés : portraits typés de femmes et d’hommes, sirènes, jeux de bouches, fumeurs et fumeuses de cigarettes. Et bien sûr, le clocher d’Ars, puisque c’est dans ce village que l’artiste habite à l’année. La nature proche l’inspire : des arbres, des mouettes, des poissons, des fleurs, des bateaux, décorent certaines boîtes.

Sans oublier les chats qui font partie de son quotidien et les baigneuses Continuer la lecture de Katherine Margaritis ouvre les boîtes de Pendor

1969-1973, 4 années au Commerce

En 1969, Alfred Adam, auteur et acteur de pièces de théâtre, confie à Olivier et Nicole Gouzou les clés du Café du Commerce à Ars-en-Ré dont il est propriétaire. Le couple est resté quatre ans à Ars. Nicole n’est plus. Cependant Olivier a raconté dans un court livre les souvenirs de cette époque, intitulé Chronique du Café du Commerce d’Ars-en-Ré (1969/1973).

Tiens donc, une chronique !  Pour définir ce mot, le dictionnaire de la langue française indique, entre autres : Recueil de faits historiques, rédigés en respectant un ordre chronologique.

Ces petits moments de vie rétaise se passent juste après les événements de mai 68. Alors qu’en ville les esprits sont encore un peu échauffés, à l’île de Ré tout est bien plus calme, les échos des turbulences n’y parviennent que de loin.

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Il y a quelques années Olivier Gouzou a écrit une biographie familiale. Il en a extrait 80 pages, celles des quatre années passées à l’île de Ré. Continuer la lecture de 1969-1973, 4 années au Commerce

Master class de voltige équestre

Depuis 2012 Manu Bigarnet transmet sa passion pour la voltige équestre, à Loix, dans l’enceinte du Haras du Passage. Chaque matin et chaque après-midi d’été, il enseigne à une poignée de jeunes en stage pour une semaine.

Le 25 juillet, en fin de journée, les portes ouvertes ont permis de constater le bonheur des stagiaires, du maître de voltige et bien sûr celui des chevaux évoluant dans l’enceinte. En quelque sorte, une master class pour débutants de cette discipline, qui  seront peut-être plus tard des experts…P1400310

Habituellement les stages sont mixtes. Cependant la semaine dernière, par le plus grand des hasards, il n’y a que des filles. Au grand dam de Manu, qui indique que l’acrobatie à cheval est une activité qui convient bien aux garçons, car leur physique leur permet d’exécuter des sauts du sol vers l’animal. Aux demoiselles, sont plutôt destinées les pauses équestres gracieuses, les figures sur le dos de l’animal qui dessinent bien les lignes.

De 7 à 18 ans, Julie, Juliette, Léa, Maé, Natasha, Noémie, Pauline, Romane, affichent un sourire immense, ravies d’être là. Toutefois la concentration et l’application sont de mise pour montrer Continuer la lecture de Master class de voltige équestre