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Napoléon III, partition à quatre mains

Cet été un livre a retenu mon attention : « 1870, l’Année terrible », un livre écrit à quatre mains par Catherine Salez et Jean-Jacques Vergnaud. Vous connaissez sans doute les auteurs, ils habitent à Rivedoux à l’année. Catherine réalise des interviews pour la radio Soleil de Ré. Elle a également à son actif deux romans, écrits en solo. Jean-Jacques est auteur de pièces de théâtre, il est aussi artiste peintre. Ce livre est un roman historique, très documenté sur l’empereur Napoléon III.

Les auteurs ont cherché à réhabiliter à la fois le chef d’Etat et l’homme.

 

En complément du livre, j’ai assisté à leur conférence à la Médiathèque de Sainte-Marie de Ré. « Napoléon III est l’homme qui a fait la France moderne. Le second Empire fut  une époque tout à fait remarquable, qui eût à sa tête un homme tout aussi remarquable. Pourtant l’homme demeure encore mal connu et mal aimé des Français. Quelle injustice ! Tout ça parce que Louis-Napoléon n’avait pas le culte de la personnalité comme son oncle Napoléon 1er. Il n’a pas su écrire sa légende, il n’y a pas de mythe Napoléon III. De plus c’était un piètre stratège et il n’aimait pas la guerre » expliquent les deux auteurs.

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Incursion dans l’atelier de Quiberon

Pénétrer dans l’atelier de Quiberon, c’est un moment de parenthèse. J’ai l’impression de rentrer dans le repaire d’un forgeron. Ne seraient-ce que le grand tablier marron qui l’enveloppe, le casque pour protéger ses yeux, ses outils, tout m’y fait penser. Le fer est présent partout, il est un de ses matériaux de prédilection. « C’est une forme de dinanderie » m’apprend-t-il. Dinandier est le mot qui s’applique à la forme noble, voire artistique, du métier de chaudronnier. Quiberon est un artiste né.Atelier de Quiberon

Pourquoi le fer ? « C’est un minéral, le seul qui ne me donne pas d’allergie » convient-il.  Sous ses doigts une banale plaque de fer devient poisson, éléphant, crâne humain, cheval, rhinocéros… Ces jours-ci, le métal est devenu crâne de tortue. Il coupe, il pousse le fer afin d’ obtenir une forme ronde, il assemble des morceaux, il sait où il va. Je le regarde s’exécuter, étonnée de voir Continuer la lecture de Incursion dans l’atelier de Quiberon

Où vont-ils avec leurs pelles ?

Vendredi, en fin de journée, c’était impressionnant de voir le nombre de gens qui avaient répondu à l’appel lancé afin de participer à la construction de la digue du Goisil à La Couarde-sur-Mer. Entre 1200 et 1500 personnes sont arrivées sur le site, pelles à la main, avançant d’un pas décidé,  fermement mobilisés et résolus.

Une dame, qui avait échappé à l’information et quelque peu impressionnée, pose une question : « Mais où vont-ils ainsi ? ». « Construire la digue, madame ! ». Continuer la lecture de Où vont-ils avec leurs pelles ?

A nous la vase de Loix !

S’il y a bien une manifestation que je ne manque sous aucun prétexte depuis plusieurs étés, c’est bien la Journée du port de Loix.  Entre ceux qui symboliquement dévasent le port et ceux qui participent à la course dans la vase, je suis épatée… Jeudi 8 août, c’était la 15ème édition.


Il faut donc d’abord brasser la vase avec pelles et fourches pour la décoller et la laisser partir dans le courant. Le geste symbolise  la nécessaire préservation du lieu. Ceux qui l’ont déjà fait, disent c’est très physique, car la vase est lourde. Fidèles au poste, les adhérents de l’association Les Amis du Port de Loix,

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PPRL et protection du Goisil

PPRL - Digue du GoisilUne semaine pour construire un ouvrage de protection, le long du port du Goisil à La Couarde sur Mer. C’est le défi que Lionel Quillet, président de la Communauté de Communes, a lancé lors de la réunion publique du lundi 5 août au Bois-Plage.

Rendez-vous est donné aux Rétais, grands et petits, vendredi 8 août à 18 heures, ce soir, au Goisil, près de la base nautique, munis d’une pelle, pour mettre la  touche finale à cette nouvelle digue de protection de l’île de Ré. 

L’heure est à la mobilisation, face au futur Plan de Prévention des Risques Littoraux. Hors  la motion, qui a jusqu’à présent recueilli jusqu’à présent 7 000 signatures, à de nombreuses reprises les Rétais ont souhaité des actions concrètes, pour montrer leur détermination de voir s’ériger ou reconstruire rapidement des digues.

L’encyclopédie libre Wikipédia donne la signification du mot digue : « Remblai longitudinal naturel ou artificiel. La fonction principale de cet ouvrage est d’empêcher la submersion des basses-terres se trouvant le long de la digue par les eaux d’un lac, d’une rivière ou de la mer« . Continuer la lecture de PPRL et protection du Goisil

Fort du Grouin, maison de vacances

Philippe et Barbara Maynial m’ont toujours dit que le Fort du Grouin, à Loix, était « un fort pour 40 hommes et leurs 40 chevaux« . Il fait partie de la dizaine d’ouvrages militaires recensés à ce jour, construits sur un modèle totalement identique.

Il a été construit, en pierres de taille, vers 1740, sur des plans de Vauban, architecte militaire de Louis XIV. Il a été ensuite déclassé, ce qui signifie sans intérêt stratégique, puis ré-armé vers 1840. il retrouve alors toute son utilité, comme « fort de guet » pour informer La Rochelle de tous les mouvements de bateaux et de flottes qui circulent dans le Pertuis breton. Par la suite, il est totalement désaffecté.Loix - Fort du Grouin

Après la deuxième guerre mondiale, en 1949, il est vendu aux enchères publiques, à la bougie, par les Domaines.  Jacques et Anne-Marie Maynial, un couple parisien l’achètent. Ils venaient entre les deux guerres en vacances à La Couarde, un jour ils décident d’acquérir une maison. Ce fort était justement à vendre. Continuer la lecture de Fort du Grouin, maison de vacances