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L’île de Ré, dimanche sur TF1

Lorsque j’apprends qu’une émission de télévision ou un film va se tourner chez nous, je suis la plupart du temps perplexe et dubitative. Que va t-on encore raconter à propos de l’île de Ré ? Quel point de vue va être choisi ? Quelles vérités ou contre-vérités seront énoncées ? A qui sera donné la parole ?

Je suis régulièrement sollicitée pour indiquer des noms, des adresses, comme c’est le cas de beaucoup de mes confrères. Tous ceux qui nous contactent depuis Paris disent vouloir de l’authenticité, du réel, de la vraie vie … Ah !

Les dernières émissions que nous avons eu l’occasion de découvrir à la télévision, du Village préféré des Français à Zone Interdite en ont fait bondir plus d’un. Caricature ou réalité ? Publi-reportage ou émission de télévision ? Recherche d’audience à tout prix ? Allez savoir ! En tout cas, personnellement je n’ai absolument pas adhéré à ce qui était montré. Dommage pour cette île de Ré qui mérite bien mieux…

Lorsque Romain Marchal, de la boîte de production Tony Comiti, m’a appelée en juin 2014, j’ai immédiatement pensé : Encore une émission, oh non ! Il souhaitait tourner pendant une année, afin de faire découvrir les 4 Saisons de l’île de Ré, et suivre quatre personnes résidentes permanentes ici. Régulièrement j’ai croisé Romain, comme bien d’autres d’entre nous, caméra au poing, par temps de pluie, de vent, de beau soleil. Et même un jour de tempête, sur la digue de Saint-Clément des Baleines, je l’ai vu prendre des paquets d’eau sur sa caméra, elle a fini au rebut !

Toujours souriant, visiblement heureux de découvrir l’île en profondeur, et non pas en passant quelques jours et repartir, sûr de son affaire. Il a pris son temps. Tournage 4 saison Ile de Ré - Romain Marchal « Il n’est pas évident de relater la vie d’un endroit. J’avais déjà tourné un 4 Saisons sur l’autoroute du Soleil, l’A6, à Beaune, dans un espace réduit de 15 km » affirme le réalisateur après coup. Pourquoi l’île de Ré ? « Tout le monde sait que c’est joli, les gens y viennent en vacances. Mon prisme c’est de raconter un territoire, de donner à voir, de donner du sens. Les lumières de l’île sont dingues, Continuer la lecture de L’île de Ré, dimanche sur TF1

Port de la Flotte, un mois 1/2 de travaux

Le 25 septembre j’ai publié un post à propos des importants travaux de mise en sécurité du port de la Flotte. Ils sont réalisés dans le cadre du PAPI (Programme d’Actions de Prévention des inondations) du Plan digues.

Depuis un mois et demi le chantier a avancé à la vitesse grand V. La semaine dernière l’installation du batardeau de protection du chantier de la porte s’est terminée.

La Flotte - Travaux PAPI - 6 novembre 2015
6 novembre.

Je vous propose de découvrir tout cela. Je ne me lasse pas de photographier et de filmer son  évolution.

6 octobre. Des camions acheminent des palplanches, des grandes barres de métal, ainsi que de gros tubes La déconstruction des môles se poursuit, tout comme les tests d’injection de mélange de ciment pour consolider l’intérieur de ces mêmes môles. Une forte odeur de vase se dégage ! 

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En fait, deux chantiers sont concomitants : l’installation d’une porte coulissante anti-submersion, réalisée par l’entreprise CODA, et la création d’un muret le long de la promenade du front de mer, réalisée par l’entreprise Bonnet.

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9  octobre. La grue est impressionnante, elle se voit de loin, quel que soit le côté par lequel on arrive à La Flotte.

Sur le port un énorme mécano commence à être mis en place. C’est un guide, il va servir à installer les éléments de sécurisation et d’étanchéité du chantier de la porte.

Sur le quai Sénac, le revêtement de protection des pavés a été renforcé, les engins Continuer la lecture de Port de la Flotte, un mois 1/2 de travaux

Un chêne vert pour le climat

Vous avez sans doute déjà planté un arbre. Mais quand on a 4 ou 5 ans, ce n’est pas donné tous les jours. Vendredi 30 octobre les enfants des centres de loisirs de Saint-Martin de Ré et de Loix, ont été conviés à jeter quelques pelletées de terre au pied d’un chêne vert dans le jardin de la Communauté de Communes.

Mais pas n’importe quel arbre, c’est celui du climat.

Arbre du climat - Saint-Martin de Ré - 30 octobre 2015

Vous le savez sans doute, du 30 novembre au 11 décembre, la COP 21, la 21eme Conférence of Parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, va avoir lieu à Paris.

L’initiative de planter un arbre du climat en revient à Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO (Ligue Protectrice des Oiseaux). Nous connaissons aussi son inclination pour l’île de Ré : « Au lendemain de la Révolution française on a planté l’arbre de la liberté dans les communes. A un mois de la COP 21, on peut espérer que nous vivrons une révolution pour la planète. Nous avons imaginé la plantation d’un arbre du climat dans les 36 000 communes de France. La LPO a conduit ce projet avec l’Association des maires de France, l’Association des Eco maires, les Parcs naturels régionaux et la Fondation Jacques Rocher. Je suis heureux que Lionel Quillet et les autres maires de l’île aient accepté de planter un arbre du climat dans les communes rétaises. Aujourd’hui c’est la première fois qu’une île le fait. Cela sera également le cas en Corse, et j’espère dans d’autres îles. Le chêne est hautement symbolique de la longévité et de la force ».

Il a rappelé la fable du colibri, chère à Pierre Rabhi, agriculteur et philosophe. Elle dit que, chacun à son niveau, peut agir : « Dans la forêt il y a énorme incendie. Tous les animaux se demandent ce qu’ils peuvent faire. Au dessus d’eux un tout petit oiseau, le plus petit de la création, fait des allers et retours avec une goutte d’eau dans son bec. Pourquoi tu amènes une goutte d’eau, cela ne sert à rien, l’interpellent les animaux. Je fais ma part, répond le colibri ». 

Cette plantation est symbolique, mais pas que… Les petits, en pleine séance de plantation, dans le jardin de la Communauté de Communes à Saint-Martin sont très à l’aise dans le maniement de la pelle. Dans quelques années, Continuer la lecture de Un chêne vert pour le climat

Les Amis d’Arbollé, toujours impliqués

L’association rétaise, dédiée à Arbollé village de brousse du Burkina Faso, poursuit inlassablement ses actions. Dimanche dernier, 25 octobre, les bénévoles ont proposé à la vente un vaste choix d’objets artisanaux rapportés lors de leur dernier séjour au Pays des hommes intègres, et des tricots et ouvrages confectionnés par les mains expertes des mamies de l’île de Ré.Amis Arbollé - Vente à Ars - 25 octobre 2015

Trois membres des Amis d’Arbollé viennent de rentrer d’Afrique. Dans leurs bagages ils ont certes rapporté de l’artisanat d’une incroyable créativité, mais surtout plein de souvenirs de rencontres et d’échanges chaleureux.

Le voyage a duré trois semaines, du 25 août au 11 septembre. Ce sont ne sont pas les dates auxquelles habituellement un séjour sur place est organisé par l’association. C’est une saison éprouvante physiquement pour nous Européens. C’est presque la fin de l’hivernage, qui désigne la saison des pluies, il fait une chaleur torride, 40° en moyenne, à peine supportable. Chaque jour apporte son lot d’orages, d’une violence extrême, cependant les ciels sont splendides. Et les moustiques s’en donnent à coeur joie, en raison de l’humidité ambiante.

Ce séjour restera marquant. Oh c’est vert partout ! Les images ne sont pas celles qui sont habituellement rapportées en janvier-février, lorsque tout est grillé par le soleil et le manque criant d’eau.

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Au village, femmes et hommes vaquent aux occupations de la période : sarclage dans les plantations de mil, de sorgho, de maïs, de coton, qui sont déjà bien hautes. Si la pluie Continuer la lecture de Les Amis d’Arbollé, toujours impliqués

Itinéraire de Señor, vautour vagabond

C’était le 4 novembre 2014. Un vautour percnoptère était retrouvé dans un jardin de Saint-Clément des Baleines. Dans un post j’avais raconté sa découverte et la surprise à la vue de cet oiseau. Un tel spécimen n’avait jamais été observé à l’île de Ré.Jeune Percnoptère d'EgypteUn an plus tard, nous avons de ses nouvelles, il est en Espagne. Samedi dernier, Hervé Roques de la LPO, qui l’avait recueilli, a reçu un mail à son sujet. Les ornithologues Erick Kobierzycki et Christian Pacteau, qui suivent son épopée de près, relatent l’aventure que cet oiseau a vécue durant toute cette année, et même avant.

Hervé Roques - LPO  Ile de Ré
Un mail qui donne des nouvelles.

Lorsqu’il a été recueilli à l’île de Ré l’oiseau était bagué. Cela a permis déjà d’en savoir plus. Son parcours est à étapes. Il a déjà de belles histoires à raconter

Il a été une première fois retrouvé exténué, le 1er octobre 2014, à Allariz-San Tomé de Piñero, dans la province de Pontevadra. Le centre de soins espagnol de Cotorredondo, près de Vigo en Galice l’a soigné pendant 20 jours. Il a été alors bagué : « C’était l’occasion de le faire. Jusqu’à présent il ne faisait pas partie d’un programme identifié » explique Hervé Roques.

Le 24 octobre, il est relâché à une trentaine de kilomètres du lieu de récupération, en Galice, au nord du Portugal.

10 jours plus tard, il est à l’île de Ré. La page Facebook de la LPO – Maison du Fier suit son aventure. « C’était un jeune de l’année, il était fatigué, Continuer la lecture de Itinéraire de Señor, vautour vagabond

Le post de Véro, hardiment locavore

Il y a un petit bout de temps que mon amie Véro n’avait été contributrice du blog. Merci à elle pour ce billet qu’elle m’a fait parvenir, auquel bien évidemment j’adhère à 100 %.

Laurier sauce - Photo Véro
Laurier sauce

« Aujourd’hui, nul ne peut ignorer les problèmes environnementaux de notre planète liés à l’activité humaine, notamment dans le domaine des transports et des rejets de substances chimiques dans le milieu naturel.

L’impact environnemental d’un aliment issu de la chaîne de l’agroalimentaire est vertigineux. Prenons l’exemple d’un ananas d’1 kg, ou de tout autre denrée exotique transportée par avion. A lui seul, ce simple kilo est responsable du rejet de 5 kilos de CO2 dans l’atmosphère.

Pour un produit alimentaire transformé, type plat préparé, l’impact environnemental prend en compte l’addition de plusieurs acheminements successifs que ce soit par camion ou par avion : celui de la denrée elle-même, ceux des additifs et des conservateurs, ceux des éléments qui constituent son emballage + l’acheminement de l’énergie nécessaire à sa transformation, cuisson, irradiation, pulvérisation ou congélation. On peut ainsi calculer ce que l’on appelle le kilomètre alimentaire d’un produit. En 2010, il était évalué entre 2 400 et 4 800 km en moyenne ! L’absurdité la plus ahurissante a été calculée par un industriel allemand pour un yaourt aux fruits, qui devait parcourir 9 115 km avant d’arriver sur notre table !

C’est pourquoi une prise de conscience est urgente. Cet engagement m’est tout à fait personnel :  les instances gouvernementales ne donnent aucune orientation à ce sujet. Mais nous sommes nombreux, très nombreux, et c’est avec près de neuf milliards d’êtres humains qu’il faut désormais compter.

Non, locavore ne signifie pas dévorer tout ce qui se trouve dans son jardin.

Le mot locavore est né à San Francisco, aux Etats-Unis, dans les années 2005. Le concept Continuer la lecture de Le post de Véro, hardiment locavore