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PPRL, la mobilisation ne faiblit pas

En décembre, Madame le Préfet de Charente-Maritime, Béatrice Abovillier, est venue porter la bonne parole de l’Etat aux Rétais, à propos du futur PPRL (Plan de Prévention des Risques Littoraux). P1270815

En amont des deux réunions tenues à Ars-en-Ré le 9 décembre, et au Bois-Plage le 15 décembre, des affichettes et des banderoles ont fleuri un peu partout dans l’île de Ré. En particulier au nord de l’île, bien plus impacté que le sud par la révision du PPRL. Dès la sortie des cartes d’aléas par l’Etat, début novembre, un mouvement citoyen Ré-Yé de la carte avait déjà donné de la voix en allant manifester devant la Préfecture.

Depuis, l’inquiétude est allée grandissante quant aux conséquences économiques, sociales, sociétales et humaines, face à ce qui préfigure le futur PPRL.

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Madame le Préfet était donc attendue de pied ferme. A Ars-en-Ré, 1000 personnes. Au Bois-Plage, 1 200 personnes.

Les deux réunions devaient être informatives et tournées vers la concertation de la population. Elles ont été houleuses, le public révolté devant le manque d’écoute et de dialogue. Madame le Préfet, arc-boutée sur sa mission, applique à la lettre la circulaire ministérielle du 27 juillet 2011.

Et même si cette circulaire est pour le moment informative, et pas règlementaire, car elle n’a pas encore fait l’objet d’un décret, c’est néanmoins sur ses bases que les permis de construire et d’aménager ont été instruits ces dernières années par les services de la Préfecture, et que bon nombre de dossiers sont partis en contentieux.

Plusieurs points font lourdement débat et mettent la population rétaise en émoi, voire Continuer la lecture de PPRL, la mobilisation ne faiblit pas

4 000 marcheurs pour défendre des valeurs

Difficile de compter le nombre de Rétais qui se sont mobilisés cet après-midi à Saint-Martin de Ré pour montrer leur solidarité face à la barbarie des 7 et 8 janvier.

3 500 ? 4000 ? 4 500 ? La marche, décidée hier en fin de matinée à l’initiative des maires de l’île de Ré, a été amplement relayée par les réseaux sociaux et le bouche à oreille.

De mémoire de Rétais, on n’avait jamais vu autant de monde ainsi ensemble. Surtout pendant un mois de janvier, où l’on sait que pas mal de résidents permanents prennent leurs quartiers d’hiver à l’étranger au soleil, en attendant la reprise de la saison touristique. On peut estimer à environ 30 à 40 % de la population, présente à l’heure actuelle sur l’île, qui s’est rassemblée.P1280560

A 15 h, le cortège part du parking Vauban. A sa tête, les maires et les représentants des dix communes rétaises. La foule s’avance tranquillement sur le port et dans les rues en direction de la place de la République.

Cela fait chaud au coeur de voir les familles rétaises, venues des dix villages, toutes générations confondues, de tous milieux sociaux, ainsi réunies ainsi dans une grande fraternité et une humanité partagée. 

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Une minute de silence est suggérée par Lionel Quillet, président de la CDC. Puis les applaudissements éclatent. Une voix dans la foule entonne alors la Marseillaise. Elle est spontanément reprise, avec ferveur. Moment d’intense émotion. Applaudissements. Ensuite tout le monde se parle, se fait un petit signe de reconnaissance. D’autres se dirigent vers des carnets qui ont été ouverts afin que chacun puisse s’exprimer. Une bien agréable et chaleureuse parenthèse…

La semaine prochaine, dans les mairies, d’autres registres Continuer la lecture de 4 000 marcheurs pour défendre des valeurs

40 pompiers dans le canton nord

Chaque fin d’année, la célébration de la Sainte-Barbe, patronne des pompiers, est l’occasion de constater la dynamique des Centres de secours de l’île de Ré.

Le 5 décembre, la salle des fêtes des Portes-en-Ré a accueilli les équipes du SDIS 17 (Service Départemental d’Incendie et de Secours) de La Rochelle, les élus du territoire rétais, et les officiers d’encadrement, afin de faire le bilan de l’année et de distribuer quelques médailles.

Au nord de l’île, deux centres existent. Au Centre de Secours d’Ars-en-Ré, ils sont 29 bénévoles + 2 nouveaux qui viennent tout juste d’être intégrés. « Les effectifs sont en légère hausse, avec une très sensible amélioration des disponibilités, qui devrait être plus significative en début d’année 2015 » a déclaré le Lieutenant Dominique Greiller, commandant de la caserne d’Ars.

Au Centre de Première Intervention des Portes-en-Ré, l’effectif est de 11, en augmentation par rapport à 2013 et il devrait encore grossir l’année prochaine. « Mais cela n’est jamais suffisant ! » assure l’Adjudant Clément Dardillac, commandant du Centre des Portes.

Outre ces deux villages, les pompiers du nord sont amenés à intervenir à Saint-Clément des Baleines et à Loix, qui n’ont pas de centres de secours. Ils sont aussi parfois appelés en renfort sur les autres communes de l’île de Ré. Et inversement, les pompiers du canton sud viennent aussi prêter main forte, au besoin. 

En vidéo, les discours…

Plusieurs pompiers ont suivi des formations tout au long de l’année, cinq pompiers ont changé de grade. L’adjudant-chef Vincent Bertin a reçu une médaille d’honneur, échelon argent, pour 20 ans de service.

David Delhaye a rejoint depuis peu les rangs d’Ars-en-Ré, il est revenu au pays après avoir oeuvré en tant que pompier professionnel à Paris pendant 18 ans. La « fourragère » d’argent lui a été accrochée sur son Continuer la lecture de 40 pompiers dans le canton nord

Tatave entre au Musée

Qui aurait pu imaginer il y a un demi-siècle que les aquarelles et les peintures de Tatave soient un jour exposées au musée ? Né en 1922, Octave Patureau, surnommé Tatave, s’en est allé le 30 novembre 1984. Trente ans après sa mort, trente de ses oeuvres présentées au Musée Ernest Cognacq de Saint-Martin de Ré sont un hommage à l’artiste Rétais.
Expo Tatave - Musée Ernest Cognacq

Tous ceux qui ont côtoyé Tatave sont unanimes : l’homme simple qu’il était, était aimé de tous. Un super mec, comme on dirait aujourd’hui !

Son métier a d’abord été celui de marin, puis pêcheur de homards et ensuite moniteur de voile. Il a contribué à la création de la section locale de la SNSM (Société Nationale de Secours en Mer), il a ensuite activement suivi des cours de secourisme de la protection civile et aussi des cours de spécialiste en réanimation et secours routier. A la retraite, il est devenu conseiller municipal d’Ars, chargé du port, avec pour sujets principaux à gérer, les amodiations, la création de la base nautique et l’envasement du Fier d’Ars. Quant il est décédé, il avait 62 ans.

Pendant ses heures de loisirs il peignait. L’hiver il dessinait des  cartes de voeux pour faire rentrer des fonds pour la SNSM. « Il ne vendait pas ses oeuvres, mais les donnait volontiers ou il les troquait contre du matériel de dessin difficile à trouver sur l’île. Chacun voulait son Tatave » raconte un panneau au musée. Expo Tatave - Musée Ernest Cognacq - Saint-Martin de Ré

L’exposition est à l’image du peintre : intime et chaleureuse.  » Le Musée de Saint-Martin n’est propriétaire que de huit oeuvres «  a expliqué Julia Dumoulin-Rulié directrice du musée lors du vernissage, hier vendredi 5 décembre. Appel a été fait à la famille de Tatave qui a confié la modeste palette de l’artiste, la célèbre casquette du marin, quelques photos personnelles et plusieurs aquarelles, « pour qu’on ne l’oublie pas ». Ce sont d’émouvants témoignages de la vie simple menée par l’homme.

L’AAMEC (Association des Amis du Musée Ernest Cognacq), Continuer la lecture de Tatave entre au Musée

PPRL, les îliens de Ré en mouvement

Les Rétais n’ont pas pour réputation d’être des manifestants-nés, ni des violents. Mais une goutte d’eau peut faire déborder le vase. La sortie des cartes d’aléas , préfigurant le futur PPRL (Plan de Prévention des Risques Littoraux) a provoqué une réaction immédiate et en chaîne. En une semaine la mobilisation s’est propagée comme une traînée de poudre, relayée par les réseaux sociaux, le bouche-à-oreille, et les médias.

Des affichettes ont été placardées d’un bout à l’autre de l’île. Ré-Yé de la carte est devenu le symbole d’un mouvement citoyen. « Le but de ce mouvement : Faire entendre les sans-voix et les sans-poids. Faire comprendre à l’Etat que ses cartes du PPRL sont inacceptables et qu’elles ont une grave répercussion sur la vie permanente et le futur de l’île de Ré ».

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Samedi 22 novembre, dès 9 heures, aux Portes-en-Ré, une trentaine de voitures démarrent un cortège, direction la Préfecture de la Rochelle. A 9 h15, à Saint-Clément des Baleines une quinzaine de véhicules rejoignent la file. Ars, 9h30, il y en a 25 de plus. Au rond-point de la Passe, les Loidais se rajoutent en grand nombre. Le cortège commence à prendre sacrément forme. A La Couarde, à 10 heures, la mobilisation est évidente. « Ça fait chaud au coeur de savoir qu’on n’est pas tout seul ! » dit l’un. A 10h15 au Bois-Plage, la file de voitures, klaxons à fond, devient impressionnante. Les gendarmes, à moto et en voiture, encadrent et sécurisent le défilé, un Villageois de Saint-Clément à moto en fait autant, spontanément. A 10h30, au Rond-Point de Saint-Martin, il y en a de tous les côtés, 250 voitures sont comptées. Au rond-point de la Croix- Michaud, à La Flotte, les voitures à la queue leu-leu, ressemblent au petit train de l’île de Ré. A Sainte-Marie de Ré, encore une quinzaine de voitures. 11h15, Rivedoux prend au passage les derniers à se joindre, avant la sortie du pont. 300 voitures au total sont estimées. Arrivés à La Rochelle, les passants sont surpris : « Ma parole, vous avez vidé l’île de Ré ! » entend t-on dire.

Des familles entières se sont mobilisées, des jeunes, des moins jeunes, des îliens de coeur et de sang.

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Avec le son, voici ce que cela donne. Oreilles sensibles s’abstenir ! Continuer la lecture de PPRL, les îliens de Ré en mouvement

PPRL, des cartes pour s’informer

La mise en place du futur PPRL (Plan de Prévention des Risques Littoraux) fait encore couler beaucoup d’encre et alimente les conversations des Rétais.

 Début octobre un 4ème comité de pilotage était programmé réunissant les services de l’Etat, en l’occurrence la Préfecture de Charente-Maritime, la DDTM (Direction des Services des Territoires et de la Mer) et les élus de l’île de Ré. Plusieurs fois repoussé, il a eu lieu le 6 novembre. Ses conclusions de nouveau ont plongé esprits dans le doute et la consternation. 

Les cartes d’aléas d’eau, préfigurant le futur PPRL, sont sorties. Deux ont été portées à connaissance par l’Etat, aux maires de l’île de Ré. Elles ont été élaborées avec le Bureau d’Etudes Artélia : une carte avec l’aléa de référence, Xynthia + 20 cm et une autre avec un aléa à l’horizon 2100, Xynthia + 60 cm. Selon les écrits de la Préfecture de Charente-Maritime, elles ont valeur réglementaire.

Parallèlement la Communauté de Communes a présenté une carte prenant en compte l’élément de référence Xynthia 20 cm. Elle a été élaborée par le Bureau d’Etudes Casasagec, en étroite collaboration avec l’expert reconnu mondialement en matière de digues, Jentsje Wouter Van der Meer, par ailleurs professeur émérite à l’UNESCO.

Difficile à comprendre, difficile de s’y retrouver pour le commun des mortels. En tout cas, cela provoque bien des inquiétudes et des interrogations.

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Pourquoi ces différences de cartes ? Tout part de la circulaire du 27 juillet 2011  » relative à la prise en compte du risque de submersion marine dans les plans de prévention de risques naturels littoraux ». Elle a été élaborée après une succession de tempêtes, notamment Xynthia. Nicolas Sarkozy, alors président de République, s’était Continuer la lecture de PPRL, des cartes pour s’informer