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Première grande marée de l’année

Depuis quelques semaines, on nous parle des coefficients de marées 2015, certaines ayant dénommées « marées du siècle », sans doute un peu abusivement avec un coefficient de 120, qui s’est déjà vu il y a une vingtaine d’années.

Il est vrai que nous allons être particulièrement gâtés cette année, les grands coefficients sont en nombre important, et plusieurs grandes marées auront des hauteurs prévisionnelles supérieures à la normale habituelle.

Nous habitons une île, et ça, nous le savons bien, encore plus depuis la tempête Xynthia. Du coup, l’événement nous a rendu tous plus vigilants ! Le risque de submersion, un temps quelque peu oublié, est depuis cinq ans, maintenant vraiment bien intégré dans les esprits.

La première grande marée de l’année a débuté aujourd’hui.
Grande marée de janvier 2015

Je regarde le baromètre. De ce côté, ça a l’air de bien se passer, il ne descend pas.

Je consulte aussi le site Windguru, celui de la météo des surfeurs, il n’y a Continuer la lecture de Première grande marée de l’année

Une médaille pour les Jardiniers de l’île

Inlassablement, depuis 25 ans, l’active association des Jardiniers de l’île de Ré oeuvre au jardin des écoles d’Ars-en-Ré.

De septembre à décembre et de fin février à fin juin, tous les jeudis après-midi de 13h30 à 15h30, on voit les élèves de la grande section de maternelle, du CP et du CE1, se diriger vers leur jardin, accompagnés de Sophie, directrice de l’école, et de Christine, enseignante. Ils ont rendez-vous avec François, Marcel, Loulou et Gérard. Un rituel qu’ils ne manqueraient pour rien au monde ! 

Faire partager le plaisir du jardinage aux enfants, avec autant de constance et d’implication, méritait bien une médaille.

A l’occasion des voeux du maire d’Ars, samedi dernier 10 janvier, la persévérance de ces bénévoles a été récompensée et vivement applaudie par le public présent. 

Jardiniers de l'île de Ré - Médaille de la commune d'Ars-en-Ré
Les jardiniers, Marcel, Loulou, Gérard et François, autour du maire d’Ars-en-Ré.

Une médaille amplement méritée. Bravo !

Jardiniers de l'île de Ré - Médaille de la commune d'Ars-en-Ré
Jean-Louis Olivier, maire d’Ars-en-Ré et François Bertin, Président des Jardiniers de l’île de Ré.

En mai  l’année dernière, j’ai fait quelques photos le jour de la Continuer la lecture de Une médaille pour les Jardiniers de l’île

Le faucon pèlerin venu de Suède

Avez-vous déjà eu la chance de trouver un faucon pèlerin épuisé, de prévenir la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux), de l’emporter chez vous, et de passer 48 heures tranquillement en face à face avec le rapace ?

C’est l’aventure pas banale qui est arrivée ce week-end à David Casseron, habitant de Saint-Clément les Baleines. Faucon pèlerin - 12 janvier 2015

« Samedi après-midi, je me promenais dans la forêt avec mes chiens. Sous un pin, j’ai vu gros un oiseau couché sur le dos, j’ai compris que c’était un faucon. J’ai cru qu’il était mort, mais quand je l’ai attrapé, il m’a lacéré les mains avec ses serres. Je porte encore les marques de ses griffes ! » raconte David.

48 heures après, je confirme que les traces sont encore bien visibles…

« J’ai constaté qu’il portait des bagues. J’ai pris un morceau de bois, le faucon l’a agrippé, et j’ai pu ainsi saisir l’oiseau. Il avait l’air fatigué, il était tout maigre, il crevait la dalle. A la maison, je lui ai donné mon bifteck coupé en petits morceaux, il a mangé comme quatre ! J’ai bien cru qu’il était apprivoisé, car pendant deux jours il est resté chez moi, à voleter, à se poser sur le bar ou sur la table du salon. Je lui ai donné à manger à la main, il s’est laissé caresser facilement. Je pense lui avoir sauvé la vie ! Quand la LPO est venue le chercher, j’étais triste de m’en séparer, j’ai eu du mal à le donner car je m’y étais déjà attaché. Je ne sais pas si c’est un mâle ou une femelle, donc je l’ai appelé Karola, car le nom peut convenir aux deux… ».

Une bien jolie histoire ! Effectivement, en consultant internet, j’ai appris que ce faucon se domestiquait facilement.

Mais d’où vient-il ? Hervé Roques de la LPO, est allé hier soir le chercher pour l’apporter à la maison du Fier aux Portes-en-Ré. En 48 heures, l’oiseau s’est déjà refait une santé, mais il est encore un peu faible.

Hervé Roques, LPO Ile de Ré

Hervé m’a expliqué que, chaque année, un ou deux faucons pèlerins sont observés pendant l’hiver à l’île de Ré. C’est la première fois qu’il en tient un en mains. Généralement l’oiseau niche en Scandinavie, en bord de mer, sur les falaises maritimes. Celui-ci porte la bague du Muséum d’Histoire naturelle de Stockholm et une seconde qui indiquerait qu’il a été bagué au nid. De plus, ce rapace paraît être un juvénile. 

Ses yeux et son plumage sont magnifiques.

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Cet oiseau présente une particularité : il est le plus rapide du monde, ses ailes pointues sont aérodynamiques. Il ne se nourrit que d’oiseaux en se jetant sur ses proies en plein vol. Ses piqués peuvent atteindre 250 à 350 km/heure. Ce rapace a-t-il percuté Continuer la lecture de Le faucon pèlerin venu de Suède

Digue du Boutillon, au coeur du chantier

Cela fait presque deux mois que je ne vous ai pas parlé de la digue du Boutillon.

En ces moments, où le sujet des digues, du PPRL et des cartes d’aléas font débats et protestations, je vous propose d’aller faire un tour sur le chantier.

La réalisation du deuxième tronçon progresse rapidement, bien plus semble-t-il, que cela n’a été le cas pour la première partie, qui a servi en quelque sorte d’expérience-témoin pour la suite du chantier.

Entre le 29 octobre et le 6 décembre, les conditions météo ont été parfois rudes : pluie, vent, mer agitée… En passant sur la route départementale, je m’arrête de temps en temps pour prendre des photos et tourner quelques vidéos.

Les bétonnières s’activent. Certains jours il y a beaucoup d’eau dans le chantier, les pompes fonctionnent en permanence afin s’assécher l’environnement de travail.

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Le 9 décembre, j’ai pu faire quelques photos au coeur même du chantier. Me voici donc de l’autre côté. Je réalise les difficultés pour accomplir les tâches dans ce milieu humide et sableux. La boue colle bien aux bottes !

Sur une partie du chantier, des bétons de propreté sont en cours d’achèvement. A l’autre extrémité, plusieurs tronçons de bétons de protection sont terminés. Et ailleurs, des armatures pour le béton sont installées. Les camions font le va et vient, en déplaçant et transportant des gros tas de pierres. Il y a du monde sur le lieu !, ce dont on ne s’aperçoit  pas réellement depuis la route.

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Ces derniers jours, le chantier a Continuer la lecture de Digue du Boutillon, au coeur du chantier

C’est la saison du potiron !

Le 21 novembre, j’ai assisté à l’assemblée générale annuelle des Jardiniers de l’île de Ré. J’y ai découvert de magnifiques potirons cultivés par les adhérents de l’association, il y en avait à profusion ! L’été pluvieux en explique le pourquoi : la plante a besoin d’eau et de chaleur pour se développer.

A l’issue de l’AG les adhérents ont échangé entre eux des plantes contre des potirons. Et il en restait encore… Le lendemain, des parts de ce fruit goûteux ont été offertes aux enfants du jardin des écoles d’Ars-en-Ré, afin que leurs parents puissent confectionner de bonnes soupes.

Potiron Muscat de Provence
Variété Muscat de Provence.

Moi aussi j’ai eu envie de manger une bonne soupe. Le chef Pascal Godin, propriétaire, avec Michelle son épouse, du restaurant le Grenier à Sel à Ars-en-Ré, a eu la gentillesse de me confier une recette : Velouté de potiron au comté.

Ingrédients : un potiron, de la crème liquide, du sel de l’île de Ré, et du poivre,

1 – Dans un grand récipient, mettre de l’eau à bouillir. Y ajouter du sel et beaucoup de poivre, autant de poivre que de sel.

2 – Pendant que l’eau monte à ébullition, éplucher et épépiner le potiron. Le couper en gros cubes.

3 – Plonger le potiron dans l’eau chaude jusqu’à ce que Continuer la lecture de C’est la saison du potiron !

Brin d’osier de l’île de Ré

P’tit brin d’osier deviendra arbre. Cette plante a toujours fait partie du paysage de l’île de Ré, cependant aujourd’hui on n’en voit plus beaucoup, il ne semble plus être à la mode. Il y a encore quelques années, il y en avait partout, dans les jardins et dans les champs, me racontent les Anciens.Osier

Guy Bougeois de Saint-Clément des Baleines parle bien de cette plante. Je comprends maintenant mieux son adaptation aux sols rétais : il lui faut un territoire humide pour pousser. « C’est un saule. L’osier est gourmand d’eau, il est idéal pour boire l’eau du terrain. Là où l’eau stagne l’osier ne meurt pas. Dans les terrains secs, on peut l’arroser cela ne va pas le fatiguer ! ».Osier

 

Plusieurs variétés existent : le rouge, le vert et le jaune. Les Anciens savaient marier Continuer la lecture de Brin d’osier de l’île de Ré