Connectez-vous avec... 

Ecomusée de Loix, 1er Gros Sel-athlon

On connaissait le Biathlon, le Triathlon, le Décathlon, le Pentathlon, mais pas encore le Selathlon. L’idée d’organiser le premier Gros Sel-athlon revient à Brice Collonier, saunier, et à Benoît Poitevin, directeur de l’Ecomusée du marais salant à Loix. Il a eu lieu samedi dernier 23 août, afin d’« avant tout, faire découvrir des paysages de façon ludique et démontrer que les sauniers ne font pas que du sel, ils savent aussi s’amuser » racontent les deux promoteurs de l’événement.
Affiche Gros Sel-athlon - Loix - 23 août 2014

La pluie des jours derniers avait heureusement cesser de tomber, mais le vent de nord-ouest soufflait en grosses rafales. Il fallait donc avoir du tonus pour affronter les éléments et parcourir près de 8 kms. Quinze équipes de deux, ont pris le départ, pressées d’en découdre. Le chiffre maximum de quinze équipes de deux concurrents avait été fixé par les organisateurs pour tenir compte de la fragilité du territoire. Les règles du jeu étaient claires : pas de chronométrage, pas de classement à l’arrivée donc pas de compétition : « Le premier sera premier dans sa tête, mais il n’y aura pas de podium ! » précisait Benoît Poitevin avant le départ. 

 

 

Gros Sel-athlon - Loix - 23 août 2014

 

Bien évidemment, un handicap est donné aux concurrents : un des deux co-équipiers doit se coiffer d’un pochon avec un kilo de gros sel dans chaque poche. Joli et lourd à la fois… Réplique de ce que portaient autrefois les Rétais dans les marais salants, ainsi qu’on peut le voir sur les cartes postales anciennes.

Continuer la lecture de Ecomusée de Loix, 1er Gros Sel-athlon

Où les homards se cachent-ils ?

Avez-vous une idée de la taille de pêche réglementaire d’un homard ? 8,7 cm de céphalothorax. J’ai récemment appris que le céphalothorax était la partie qui démarre du cartilage dur, juste entre les deux yeux, pour se terminer à la fin de la tête. 8,7 cm de céphalothorax, c’est déjà une belle bête qui a quatre ou cinq ans.

Taille réglementaire de la pêche du homard
Source CDC.

Vous vous souvenez, le 23 juin, 3000 bébés homards ont été lâchés en mer sur le site de la réserve du cantonnement des Baleines. Cette action de réimplantation est la deuxième menée depuis l’année dernière, afin de tenter d’en repeupler l’estran de l’île de Ré. Ces bébés homards avaient trois mois lorsque les plongeurs sont allées les déposer entre et 10 à 13 mètres de profondeur.

Où se cachent ces homards ? Chacun à son propre trou, son territoire, qu’il défend âprement. Michel Saiveau, un des plongeurs de l’expédition de juin dernier, a eu la gentillesse de me confier le film qu’il a tourné sous l’eau. En voici quelques extraits Continuer la lecture de Où les homards se cachent-ils ?

NACL colore les blockhaus rétais

Depuis quelques jours trois blockhaus rétais, souvenirs de la guerre 39-45, se sont embellis de fresques.

Derrière ces oeuvres, un graffeur. Il signe sous le pseudo de NACL.

Dauphins - Graffeur NACL - Conche des Baleines

Pourquoi ce nom ? Na Cl c’est la formule chimique du chlorure de sodium, le sel quoi, celui qui est exploité dans les marais de l’île de Ré. « C’est là qu’on fait le meilleur sel ! » affirme le graffeur quelque peu chauvin.

Pourquoi peindre les blockhaus de l’île de Ré : « Ils font partie de l’histoire de la France, et en plus la surface à peindre est importante ».

Sur la Conche des Baleines, tout près du virage de la Solitude, il a peint des dauphins. Pourquoi Continuer la lecture de NACL colore les blockhaus rétais

Saveurs sauvages de Ré, un livre de goût

Le week-end dernier, en allant au Salon du livre au Bois-Plage je suis tombée sous le charme d’ un bien joli et intéressant ouvrage intitulé « Saveurs sauvages de Ré ». Il est sous-titré « Promenade gourmande des herbes folles de l’île »Saveurs sauvages de Ré

C’est à la fois un recueil des plantes qui poussent à l’état naturel et sauvage dans l’île de Ré, un livre de recettes de cuisine, une promenade en images dans l’île.

Il fait aussi référence à l’histoire de l’île, à sa géologie, aux échanges des plantes grâce au commerce des bateaux dans les temps anciens. Il parcourt le monde, la biologie, les effets positifs des plantes sauvage sur la santé. C’est un ouvrage bien documenté, passionnant. En plus, il m’a donné envie de cuisiner ces plantes dont nous disposons au quotidien.

Les recettes sont proposées par Diana Ubarrechena et par George Oxley.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

En plus de leurs vertus gustatives, ces plantes ont un intérêt sanitaire.

J’ai appris que la cressonnette était une « vraie cure de jouvence pour notre cerveau ». La petite pimprenelle, que l’on trouve aux abords des ruines de l’Abbaye des Châteliers à La Flotte, Continuer la lecture de Saveurs sauvages de Ré, un livre de goût

Dans la vase de Loix jusqu’au cou

Chaque été la fête du port de Loix est un événement incontournable de ce village rétais. Elle existe depuis 16 ans, qu’il pleuve, qu’il vente, ou qu’il fasse soleil. En sensibilisant les résidents permanents, les secondaires et les touristes au nécessaire besoin de prendre soin de leur port, elle a valeur de symbole.

Les plus courageux, pelle à la main, vont décoller la vase pour la mettre en suspension avant que les portes du moulin à marées ne soient ouvertes afin de faire circuler l’eau issue des marais.

Loix - Fête du port - 11 août 2014

Une fois l’opération terminée, les plus téméraires se lancent dans une course dans la vase.

Loix - Fête du port - 11 août 2014

Résultat : les courageux et les téméraires-sportifs sont dans la vase jusqu’au cou ! Mais quels bons souvenirs après coup. En outre il paraît que ce bain de boue fait office de séance de thalasso qui fait la peau douce. On veut bien le croire !

Lundi 11 août, ils étaient une quinzaine à pelleter, les membres de l’association Les Amis du port de Loix, en tête.  Au bout d’une heure, on commence Continuer la lecture de Dans la vase de Loix jusqu’au cou

Arctia caja, papillon de nuit

Pendant deux jours un papillon a pris ses quartiers chez moi. Impossible de le déloger… Il ouvrait ses ailes, se cachait, s’esquivait… J’ai finalement réussi à le photographier après bien des difficultés.

J’ai demandé à Dominique Chevillon, président de Ré Nature Environnement, quel était donc ce papillon d’un rouge éclatant. Voici ce qu’il m’a répondu :

« Il s’agit d’Arctia caja, un papillon nocturne assez fréquent dans l’île. Son nom vernaculaire est :
l’écaille martre ou écaille hérissonne. Ce papillon présente l’originalité d’avoir des dessins très différents selon les individus, mais les couleurs sont les mêmes généralement. 
Pour faire peur à ses prédateurs, il ouvre immédiatement ses ailes, on voit alors le rouge violent qui dissuade le prédateur, paraît il… ».

Si j’ai bien compris, il s’est paré de rouge pour me faire peur, en me prenant pour un prédateur. En tout cas, Arctia caja je t’ai trouvé très beau !

Arctia caja, papillon de nuit