Dès les vacanciers partis, le chantier de construction de la nouvelle digue du Boutillon a recommencé. Lundi 2 septembre, il avait de nouveau des ballets de camions et de pelles sur le chantier.
Bien évidemment, nous nous posons tous des questions. Ils font quoi ? Quelle est l’étape suivante après que d’énormes pierres aient été entreposées ? A quoi vont-elles servir ?
Boutillon – lundi 2 septembre 2013
Boutillon – lundi 2 septembre 2013
Boutillon – lundi 2 septembre 2013
Et puis dans la semaine, d’immenses portiques en ferraille marron ont été agencés. Le week-end nous avons pu constater l’impressionnante architecture. Au début de cette semaine, une grosse pelle était à la manoeuvre pour continuer l’édification de ces portiques.
Boutillon – vendredi 6 septembre 2013
Boutillon – vendredi 6 septembre 2013
Boutillon – vendredi 6 septembre 2013
Renseignements pris, ces grands assemblages vont servir de guide pour la pose de palplanches, des sortes de grands murs de soutènement et d’écran, qui serviront à assurer la protection lorsque les travaux de démolition de l’ancienne digue seront entrepris, avant la construction de la nouvelle digue…
Le nombre d’associations dans l’île de Ré n’est pas connu, aucune liste exhaustive n’existe semble-t-il. Elles seraient entre 200 et 300, certaines actives d’autres en sommeil. Dimanche 8 septembre, c’était la Fête des associations. Elle se tient chaque année à la rentrée, alternativement au nord ou au sud de l’île. Cette année, cela se passait dans le village artisanal de Loix. 89 associations ont présenté leurs activités, montrant bien la palette de ce qu’il est possible de faire sur l’île de Ré.
Non, l’hiver, on ne s’ennuie pas ici, contrairement à certaines idées reçues…
Le temps clément avait ramené plein de monde. Il faut dire que le programme était alléchant, cinquante ateliers d’initiation étaient proposés tout au long de la journée. Les enfants ont été particulièrement gâtés. Une belle journée, où l’on pouvait discuter, jouer, se restaurer, découvrir des sports, s’inscrire à des activités puisque la rentrée est le moment des bonnes résolutions, devenir adhérent, acheter des petits cadeaux… Continuer la lecture de 89 associations rétaises en fête
Il paraît que pendant la guerre 39-45 on a dénombré environ 200 bunkers, petits et grands, sur l’île de Ré. Ils ont été construits par l’armée allemande. Savez-vous que les endroits où ils se situaient portaient un nom féminin ? L’île était alors divisée en secteurs défensifs, et chaque secteur portait un prénom allemand. J’ai appris cela lors du tournage de l’émission Thalassa, consacrée à « La deuxième vie des forts, des fortins et des blockhaus du Pertuis charentais ». De nos jours, plusieurs de ces édifices ont retrouvé une utilisation plus plaisante. Ils ont été réhabilités et ils sont habités par des familles.
Klara était le nom donné pour Saint-Clément des Baleines. Il y avait là, entre autres, une casemate pour canons située sur la plage de la Conche. Lola désignait les Portes-en-Ré. Un abri pour hommes de troupe, près de la chapelle de la Redoute, y avait été édifié. Ilse était le nom du secteur du Martray à Ars-en-Ré, où ne se trouvait qu’un seul blockhaus, celui du Fort du Martray.
L’équipe de Thalassa est partie à la rencontre des occupants actuels de trois lieux insolites. Nous les découvrirons sur nos téléviseurs d’ici la fin de l’année.
Klara – Saint-Clément des Baleines
Lola – Les Portes-en-Ré
Ilse – Ars-en-Ré
A Ars, deux batteries allemandes, Karola et Kora, surveillaient la côte ouest du canton nord de l’île. Aujourd’hui, elles ne sont pas habitées et restent à l’état de souvenirs.
Quand un abbé burkinabé rend visite à titre amical aux Amis d’Arbollé, que peuvent-ils bien se raconter ? Des histoires d’Afrique noire, bien évidemment et surtout des histoires du Burkina Faso. Le père Roger Kologo était de passage la semaine dernière à Ars-en-Ré. Il a donné des nouvelles du village d’Arbollé pour lequel l’association rétaise oeuvre bénévolement depuis 32 ans, à 80 km au nord de Ouagadougou.
Tel le facteur, son sac était rempli de lettres que les amis et copains burkinabés lui avaient confiées avant son départ pour la France. Elles avaient été écrites en juin. C’est vraiment sympa de recevoir un vrai courrier rédigé à la main, surtout quand il vient d’aussi loin. Le prêtre s’était plié de bonne grâce à son rôle de messager.
Chaque été, depuis quatre ans, il vient en France afin d’assurer le remplacement des curés de Saint-Flour. C’était la première fois qu’il se rendait à l’île de Ré. Sur place, par un total et heureux hasard, il s’est rendu compte que le vicaire du diocèse qu’il avait relayé dans le Cantal était aussi dans l’île pour se reposer…
« Je m’émerveille devant la nature, la beauté du lieu où vous habitez. Je suis aussi reconnaissant pour la grande hospitalité que je rencontre chez vous » a t-il confié à la suite de la question de savoir comment il percevait l’île de Ré.
René Chaussin et Roger Kologo
La mer, il l’avait déjà vue, mais c’est la première fois qu’il mettait le pied sur une île et qu’il franchissait un pont. Par un temps radieux, il est monté en haut du phare des Baleines, un peu essoufflé par le nombre de marches. Il s’est fait expliquer le moulin à marées de Loix, il a visité l’église de ce village tout comme la chèvrerie Lefort. Il a découvert ce qu’était une marée basse. Il a trouvé la cathédrale de La Rochelle, « une des cathédrales les plus lumineuses qu’il ait jamais vues ». La foire exposition de la grande ville l’a laissé pantois, surtout lorsqu’il a vu la quantité de voitures rutilantes !Continuer la lecture de L’abbé burkinabé découvre l’île de Ré
« Dix ans de marais, ça rend solide, le sentiment est indescriptible. Je pars vers une nouvelle aventure, forte du travail dans le marais et des rencontres avec la tribu des sauniers. Ils sont des collègues, mais avant tout des amis. Au jour du départ, je me rends compte que c’est comme une famille. Chacun a son caractère, chacun apporte son grain de sel, on discute, on échange, on n’est pas toujours d’accord, on prend l’avis de l’autre et petit à petit cela fait évoluer. C’est tout cela qui renforce » confie Michèle Jean-Bart (alias MJB), saunière de son état.
Le marais, ça se transmet. Transmission du savoir mais aussi transmission physique. A Ars-en-Ré, Raymond et Suzanne Massé lui avaient confié leur marais alors qu’elle débutait dans le métier. Dix ans durant elle y a travaillé sans relâche et avec bonheur. Elle est la seule femme chef d’exploitation à la Coopérative des Sauniers de l’île de Ré. Après une formation à Guérande, elle avait décidé de se lancer. Son maître de stage à l’île de Ré a été Fernand Pajot, dont elle dit : « Il m’a tout appris, et même bien au delà des choses du marais. Souvent nous avons philosophé, et je l’appelle encore si j’ai un doute afin qu’il me donne des conseils ».