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29 logements au Clos des Brises Marines, à Ars

Début janvier on a vu un ballet de camionnettes passer dans les rues d’Ars-en-Ré : 29 familles étaient en plein déménagement et s’installaient dans leurs nouveaux logements du Clos des Brises Marines.

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En venant de Saint-Clément des Baleines, à l’entrée du village, à l’angle de la rue Thiers et de la rue du Graffaud, le site des Brises Marines se déploie sur plus de 5 ha. Les 29 logements à loyer modéré occupent une parcelle de 3800 m2. La crèche attenante et le RAM (Relai d’assistantes Maternelles) sont opérationnels depuis octobre dernier.

Les logements sont labellisés BBC (Bâtiments Basse Consommation). La production d’eau chaude et le chauffage sont assurés par une chaufferie collective à bois alimentant l’ensemble du lotissement, y compris la crèche. Ils répondent tous aux normes d’accessibilité pour les personnes handicapées et chaque logement dispose d’une place de parking extérieur.

En tout, il y a dix logements individuels : un T2, deux T3 et sept T4 +  dix neuf logements collectifs : cinq T2, treize T3 et un T4.

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La Communauté de Communes a acquis le terrain en 2010 pour 3,5 millions €. Le permis de démolir les anciens bâtiments a été signé fin 2011. Les travaux de démolition ont commencé fin 2012. La première pierre a été posée en juin 2013.

Cinq ans après, les logements sont disponibles. En passant devant, j’ai pris quelques photos Continuer la lecture de 29 logements au Clos des Brises Marines, à Ars

Le chant des Gaillards

Un mercredi soir de janvier, j’ai mis le cap sur la séance de répétition des Gaillards des Pertuis. Comme chaque semaine, dans la salle de musique d’Ars-en-Ré, ils s’entraînent deux heures durant, peaufinent leur tour de chants, apprennent de nouveaux airs.

Les chants de marins c’est du sérieux ! même si l’ambiance est résolument amicale…

A leur répertoire, une mélodie créée il y a trois ans : le Chant des Gaillards. Cette chanson est devenue en quelque sorte leur emblème vocal, leur marque de fabrique. C’est d’ailleurs ce chant qui ouvre le deuxième CD qu’ils ont enregistré l’année dernière.Numériser

C’est aussi celui avec lequel ils débutent leurs prestations lorsqu’ils se produisent en public. Sur une musique de Michel Tonnerre, « un poète de la mer » , Jo président de l’association en a écrit les paroles. Il est dédié au chef de chœur de leur formation musicale, Fernand Pajot.

Chut, poussons la porte de la salle, et allons sur la pointe des pieds les découvrir en pleine action.

En 2015, les Gaillards fêtent leurs 10 ans. Le groupe se compose d’une vingtaine de Continuer la lecture de Le chant des Gaillards

Objets volants identifiés

Michaël Morin est incontestablement un passionné d’air et de grands espaces. Branchez-le sur son sujet favori, et vous êtes parti, à coup sûr, pour un bon moment d’explications enthousiastes !

En avril 2011, il ouvrait son entreprise Planète Sports et Loisirs, située à Loix dans le village artisanal. Avec un projet qui lui tenait particulièrement à coeur : créer à terme une base privée destinée au travail aérien.

Il lui a fallu cinq ans pour que son concept prenne globalement forme, entre la mise au point des aéronefs et l’obtention de toutes les accréditations nécessaires pour se lancer dans une telle activité, inédite à l’île de Ré.

Son parc de matériel comporte trois ULM : deux paramoteurs, un mono-place et un bi-place, et un hélicoptère, auxquels s’ajoute un drone homologué.Mosquito Michael MORIN_D

L’ULM para-moteur électrique, appelé le Fénix, a été le premier engin qu’il a créé de ses mains, de toutes pièces.  En mai 2011, il le faisait voler pour la première fois, c’était d’ailleurs une première mondiale. Depuis nous sommes habitués à voir l’appareil voler silencieusement au dessus des marais de l’île de Ré.

Entre-temps, il l’a fait évoluer, en passant de l’électrique au thermique, afin de gagner en autonomie de vol et en sécurité. Cette nouvelle motorisation a été développée spécialement pour l’île de Ré, elle a un niveau sonore extrêmement bas et elle a reçu l’aval du ministère de l’Environnement.

Quelques mois plus tard, un petit frère est venu compléter la série :  l’ULM bi-place, avec lequel Michaël fait régulièrement découvrir l’île de Ré aux particuliers depuis le ciel. Sa vitesse de croisière est de 50 à 60 km/heure. Il peut emmener des passagers pesant jusqu’à 100 kg pour des vols de 30 minutes.

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L’hélicoptère-ULM est une toute autre histoire encore. Il répond au doux nom de Mosquito. C’est un engin mono-place, équipé de flotteurs qui permet de survoler, en toute sécurité, les étendues maritimes.

Il l’a lui-même construit à partir de plans. 2 000 heures de montage, c’est l’équivalent, mis bout à bout, d’une année entière de travail ! En allant régulièrement le voir dans son atelier, j’ai découvert Continuer la lecture de Objets volants identifiés

Des nouvelles du faucon pèlerin

Souvenez-vous : il y a un mois, un faucon pèlerin bagué avait été trouvé affaibli dans la forêt de Saint-Clément des Baleines. La Ligue de Protection des Oiseaux, aux Portes-en-Ré, avait relevé qu’une des bagues portait la mention du Muséum d’histoire naturelle de Stockholm, et que la seconde indiquait qu’il avait été bagué au nid.

Faucon pèlerin - Ile de Ré - 12 janvier 2015

On en sait un peu plus aujourd’hui sur l’origine de cet oiseau. Il a été bagué lorsqu’il était poussin, dans un nid de trois petits. Quand ? le 24 juin 2014. Où ? dans la province de Ångermanland, située au nord-est de la Suède. Quand il a été trouvé à l’île de Ré le faucon était donc un jeune de l’année, et il avait environ 7 mois.

J’ai poussé la curiosité à aller découvrir sur internet à quoi ressemblent les paysages là bas. Ça a l’air très joli ! Mais c’est loin : la distance avec l’île de Ré est de 2 800 kms. Pour un jeune faucon c’est déjà un beau voyage !

Hervé Roques de la LPO précise que l’oiseau va bien, il est toujours en lieu sûr au centre de sauvegarde du Marais aux Oiseaux à Dolus-d’Oléron. Avant qu’il ne soit relâché pour poursuivre son périple.

La Couarde, toute neuve la mairie !

Les nouveaux locaux de la mairie de La Couarde ont été officiellement inaugurés vendredi 9 janvier. C’était un jour étrange, car la France entière était plongée dans les événements liés aux attentats perpétués par les terroristes à Paris.

Malgré tout, le maire, Patrick Rayton, a souhaité maintenir la cérémonie : « Cette inauguration revêt un caractère particulier compte tenu des événements qui viennent de se passer. Inaugurer une mairie, symbole de la démocratie et de la République, avec la réunion d’une communauté autour de ces symboles, c’est montrer que ceux qui ont voulu mettre à mal tout ce qui nous unit, la liberté, notre attachement à l’égalité et à la fraternité, n’est que renforcé dans l’épreuve que traverse le peuple français ».

C’était il y a un mois…. déjà…La Couarde - Inauguration mairie - 9 janvier 2015

Le bâtiment a été entièrement construit à neuf.

Le lieu est très clair, haut de plafond, la lumière rentre à flots. Au rez-de-chaussée, un grand hall accueille le public. Dans cet espace des expositions seront mises en place. P1290306

En rez-de-chaussée également, des bureaux pour l’équipe communale, dont celui de la police municipale qui dispose d’une sortie sur l’extérieur.

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A l’étage, la salle du conseil, la salle des mariages, deux bureaux d’adjoints et celui du maire, une salle pour les archives et l’urbanisme, la comptabilité, le bureau de la directrice générale des services. L’ensemble du bâtiment est accessible aux personnes à mobilité réduite.

 

Bon nombre de personnalités s’étaient déplacées afin d’inaugurer la mairie : Olivier Falorni, député, Lionel Quillet vice-président du Conseil général et président de la CDC,  plusieurs maires de l’île de Ré, Paul Neveur ancien maire de La Couarde, le Père Michel Cottereau curé de l’île, Eric Lefeuvre et Sylvain Sousa les architectes du projet.

Patrick Rayton a expliqué la genèse du projet : « L’idée de construire de nouveaux locaux pour la mairie ne date pas d’hier, le processus a été long à mettre en place.

Cela se passait il y a 12 ans… En 2003, la commune de La Couarde, sous la houlette du maire de l’époque, Paul Neveur, avait engagé un Plan de Référence, dans lequel Continuer la lecture de La Couarde, toute neuve la mairie !

Carnet de bagnard

Fin novembre, à l’issue d’un conseil communautaire, j’ai découvert un magnifique document ancien : un carnet de dessins réalisé par un bagnard, passé par la citadelle de Saint-Martin de Ré avant d’être embarqué pour l’île des Pins en Nouvelle-Calédonie.

Carnet du bagnard Joseph Marteau

Ce carnet faisait partie d’une vente aux enchères d’une bibliothèque privée, organisée par la Société Pierre Bergé et Associés. En amont, l’équipe du musée Ernest Cognacq de Saint-Martin de Ré avait repéré cette vente. La Communauté de Communes a acquis l’album du bagnard pour 2 200 €.

L’acquisition résulte d’une volonté partagée. « Elle a pu se réaliser grâce aux efforts conjugués et à la cordiale entente entre l’équipe du Pays d’Art et d’Histoire de la CDC, le Musée, et la bienveillance du président de la CDC. Elle s’est faite avec l’accord des élus de l’île de Ré »  commente Julia Dumoulin-Rulié, responsable du musée de Saint-Martin. « C’est un geste généreux » remercie-t-elle. « Jusqu’au bout nous espérions que ce carnet rejoigne nos collections. Le musée étant labellisé Musée de France, l’album rentre ainsi dans une collection publique. Idevient inaliénable et imprescriptible et ne pourra donc plus être vendu ». 

En fin d’année dernière, la CDC en a donc fait don au Musée.

Stéphanie Le Lay, responsable Patrimoine à la CDC

 

Les dessins sont délicats et particulièrement émouvants. Le carnet est précieux, il a près de 150 ans ! Il ne peut être feuilleté qu’avec des gants blancs…

Stéphanie Le Lay, responsable du service Patrimoine de la CDC explique l’origine de ce carnet de croquis et son contenu. 

« C’est un témoignage extraordinaire, car nous avons peu de documents de bagnards. Cet album vient enrichir le fonds d’archives sur le bagne que le musée de Saint-Martin a constitué au fil des années » indique l’historienne.

Le carnet comporte 46 feuillets, il a été réalisé par Joseph-François Marteau de 1872, date de sa condamnation, à 1880 date de sa libération. 34 dessins retracent son voyage et décrivent ses divers lieux de détention à Saint-Martin, à Quelem, puis en Nouvelle Calédonie.

Le détenu a utilisé le crayon, la plume et la sanguine. Certains dessins sont signés.

« Les esquisses sont formidablement intactes, malgré les années et les traversées des océans. En outre, elles nous offrent la chance de découvrir des détails d’intérieur des cellules de Saint-Martin ».

 

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Plusieurs pages sont consacrées à la vie

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