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La Cabane des Fontaines, sur la dune

En se promenant sur la Conche, du côté du Lizay,  à la frontière des communes de Saint-Clément des Baleines et des Portes-en-Ré, la petite Cabane des Fontaines se dessine sur la crête de la dune. Depuis 170 ans elle est plantée là, avec une vue imprenable sur l’océan.

On ne sait pas grand chose de cette bâtisse, il existe peu d’écrits. Cependant son histoire est intéressante.

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Autrefois, elle était appelée la Cabane du Garde. Certaines familles disent la Cabane des Douaniers, d’autres la Cabane des Fontaines. Mais depuis six ans, elle est aussi Maison de la Dune.

Quatre noms pour une si petite bâtisse !

La Maison du Garde. Dans le bulletin municipal des Portes-en-Ré, daté de juillet 1997, un article signé par l’historien Pierre Tardy, en collaboration avec Anne Deniel, relève : « Cette cabane est une maison forestière qui a été établie lors du boisement de la zone dunaire entre le Gillieux et La  Rivière, qui a commencé après 1840. A cette date, 21 hectares étaient prêts à être ensemencés dans cette zone. En 1849, il est écrit que l’administration a fait ensemencer d’herbage les dunes des Fontaines. En 1862, Eugène Fromentin a vu les ravins (combes) boisés dans les dunes de la Conche des Baleines derrière la maison du garde. Les vieux chênes verts, arasés par les embruns ont survécu ». 

Effectivement, ici, la dune est partout vallonnée, il y a Continuer la lecture de La Cabane des Fontaines, sur la dune

PPRL, la mobilisation ne faiblit pas

En décembre, Madame le Préfet de Charente-Maritime, Béatrice Abovillier, est venue porter la bonne parole de l’Etat aux Rétais, à propos du futur PPRL (Plan de Prévention des Risques Littoraux). P1270815

En amont des deux réunions tenues à Ars-en-Ré le 9 décembre, et au Bois-Plage le 15 décembre, des affichettes et des banderoles ont fleuri un peu partout dans l’île de Ré. En particulier au nord de l’île, bien plus impacté que le sud par la révision du PPRL. Dès la sortie des cartes d’aléas par l’Etat, début novembre, un mouvement citoyen Ré-Yé de la carte avait déjà donné de la voix en allant manifester devant la Préfecture.

Depuis, l’inquiétude est allée grandissante quant aux conséquences économiques, sociales, sociétales et humaines, face à ce qui préfigure le futur PPRL.

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Madame le Préfet était donc attendue de pied ferme. A Ars-en-Ré, 1000 personnes. Au Bois-Plage, 1 200 personnes.

Les deux réunions devaient être informatives et tournées vers la concertation de la population. Elles ont été houleuses, le public révolté devant le manque d’écoute et de dialogue. Madame le Préfet, arc-boutée sur sa mission, applique à la lettre la circulaire ministérielle du 27 juillet 2011.

Et même si cette circulaire est pour le moment informative, et pas règlementaire, car elle n’a pas encore fait l’objet d’un décret, c’est néanmoins sur ses bases que les permis de construire et d’aménager ont été instruits ces dernières années par les services de la Préfecture, et que bon nombre de dossiers sont partis en contentieux.

Plusieurs points font lourdement débat et mettent la population rétaise en émoi, voire Continuer la lecture de PPRL, la mobilisation ne faiblit pas

Le faucon pèlerin venu de Suède

Avez-vous déjà eu la chance de trouver un faucon pèlerin épuisé, de prévenir la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux), de l’emporter chez vous, et de passer 48 heures tranquillement en face à face avec le rapace ?

C’est l’aventure pas banale qui est arrivée ce week-end à David Casseron, habitant de Saint-Clément les Baleines. Faucon pèlerin - 12 janvier 2015

« Samedi après-midi, je me promenais dans la forêt avec mes chiens. Sous un pin, j’ai vu gros un oiseau couché sur le dos, j’ai compris que c’était un faucon. J’ai cru qu’il était mort, mais quand je l’ai attrapé, il m’a lacéré les mains avec ses serres. Je porte encore les marques de ses griffes ! » raconte David.

48 heures après, je confirme que les traces sont encore bien visibles…

« J’ai constaté qu’il portait des bagues. J’ai pris un morceau de bois, le faucon l’a agrippé, et j’ai pu ainsi saisir l’oiseau. Il avait l’air fatigué, il était tout maigre, il crevait la dalle. A la maison, je lui ai donné mon bifteck coupé en petits morceaux, il a mangé comme quatre ! J’ai bien cru qu’il était apprivoisé, car pendant deux jours il est resté chez moi, à voleter, à se poser sur le bar ou sur la table du salon. Je lui ai donné à manger à la main, il s’est laissé caresser facilement. Je pense lui avoir sauvé la vie ! Quand la LPO est venue le chercher, j’étais triste de m’en séparer, j’ai eu du mal à le donner car je m’y étais déjà attaché. Je ne sais pas si c’est un mâle ou une femelle, donc je l’ai appelé Karola, car le nom peut convenir aux deux… ».

Une bien jolie histoire ! Effectivement, en consultant internet, j’ai appris que ce faucon se domestiquait facilement.

Mais d’où vient-il ? Hervé Roques de la LPO, est allé hier soir le chercher pour l’apporter à la maison du Fier aux Portes-en-Ré. En 48 heures, l’oiseau s’est déjà refait une santé, mais il est encore un peu faible.

Hervé Roques, LPO Ile de Ré

Hervé m’a expliqué que, chaque année, un ou deux faucons pèlerins sont observés pendant l’hiver à l’île de Ré. C’est la première fois qu’il en tient un en mains. Généralement l’oiseau niche en Scandinavie, en bord de mer, sur les falaises maritimes. Celui-ci porte la bague du Muséum d’Histoire naturelle de Stockholm et une seconde qui indiquerait qu’il a été bagué au nid. De plus, ce rapace paraît être un juvénile. 

Ses yeux et son plumage sont magnifiques.

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Cet oiseau présente une particularité : il est le plus rapide du monde, ses ailes pointues sont aérodynamiques. Il ne se nourrit que d’oiseaux en se jetant sur ses proies en plein vol. Ses piqués peuvent atteindre 250 à 350 km/heure. Ce rapace a-t-il percuté Continuer la lecture de Le faucon pèlerin venu de Suède

40 pompiers dans le canton nord

Chaque fin d’année, la célébration de la Sainte-Barbe, patronne des pompiers, est l’occasion de constater la dynamique des Centres de secours de l’île de Ré.

Le 5 décembre, la salle des fêtes des Portes-en-Ré a accueilli les équipes du SDIS 17 (Service Départemental d’Incendie et de Secours) de La Rochelle, les élus du territoire rétais, et les officiers d’encadrement, afin de faire le bilan de l’année et de distribuer quelques médailles.

Au nord de l’île, deux centres existent. Au Centre de Secours d’Ars-en-Ré, ils sont 29 bénévoles + 2 nouveaux qui viennent tout juste d’être intégrés. « Les effectifs sont en légère hausse, avec une très sensible amélioration des disponibilités, qui devrait être plus significative en début d’année 2015 » a déclaré le Lieutenant Dominique Greiller, commandant de la caserne d’Ars.

Au Centre de Première Intervention des Portes-en-Ré, l’effectif est de 11, en augmentation par rapport à 2013 et il devrait encore grossir l’année prochaine. « Mais cela n’est jamais suffisant ! » assure l’Adjudant Clément Dardillac, commandant du Centre des Portes.

Outre ces deux villages, les pompiers du nord sont amenés à intervenir à Saint-Clément des Baleines et à Loix, qui n’ont pas de centres de secours. Ils sont aussi parfois appelés en renfort sur les autres communes de l’île de Ré. Et inversement, les pompiers du canton sud viennent aussi prêter main forte, au besoin. 

En vidéo, les discours…

Plusieurs pompiers ont suivi des formations tout au long de l’année, cinq pompiers ont changé de grade. L’adjudant-chef Vincent Bertin a reçu une médaille d’honneur, échelon argent, pour 20 ans de service.

David Delhaye a rejoint depuis peu les rangs d’Ars-en-Ré, il est revenu au pays après avoir oeuvré en tant que pompier professionnel à Paris pendant 18 ans. La « fourragère » d’argent lui a été accrochée sur son Continuer la lecture de 40 pompiers dans le canton nord

3 Rétaises en piste pour le Burkina Faso

Agir pour une bonne cause, c’est ce que Victoria Fuente d’Ars-en-Ré, Ida Annest des Portes-en-Ré et Anaïs Casseron de Saint-Clément des Baleines, ont fait mercredi 19 novembre.

Dans le cadre de la Semaine de la Solidarité internationale, le lycée Saint-Exupéry de La Rochelle organise chaque année un cross au profit de Somyaga, un village situé dans le nord du Burkina Faso, près de Ouahigouya, à 60 km de la frontière malienne. Les trois jeunes rétaises, âgées de 15 ans, scolarisées en seconde au lycée, y ont participé pour la première fois.

Prendre part au cross ne signifie pas uniquement courir. En amont, il faut trouver des sponsors, qui apportent leur contribution financière. Et certes, ce n’est pas très facile… Elles ont donc sollicité, famille, amis et voisins de l’île de Ré. Chaque tour du lac de La Rochelle, d’un kilomètre de pourtour, permet d’enclencher une promesse de don. Plus le nombre de tours est élevé, plus le don du sponsor est élevé. Victoria et Ida avaient projeté de courir six tours, finalement elles en ont fait huit ! Quelques semaines auparavant elles s’étaient déjà entraînées. Bravo les demoiselles !

Pendant que ses deux amies couraient, Anaïs était préposée aux boissons fraîches, bien utiles pour redonner du courage aux participants entre chaque tour. Effectivement, ce jour de novembre, il faisait bien chaud.

Le projet Burkin’Action 17 est né en 2005 de la volonté de Mr. Bitard, ancien proviseur  adjoint du lycée Saint-Exupéry. Son but : faire découvrir à des élèves volontaires la vie et la culture de la population burkinabé à travers un projet d’aide au développement. L’association a été créée en 2007. Le cross sponsorisé est un des moyens mis en oeuvre pour lever des fonds.

Des panneaux expliquaient aux lycéens ce qu’est Somyaga, ce village de brousse, ainsi que les réalisations abouties Continuer la lecture de 3 Rétaises en piste pour le Burkina Faso

PPRL, les îliens de Ré en mouvement

Les Rétais n’ont pas pour réputation d’être des manifestants-nés, ni des violents. Mais une goutte d’eau peut faire déborder le vase. La sortie des cartes d’aléas , préfigurant le futur PPRL (Plan de Prévention des Risques Littoraux) a provoqué une réaction immédiate et en chaîne. En une semaine la mobilisation s’est propagée comme une traînée de poudre, relayée par les réseaux sociaux, le bouche-à-oreille, et les médias.

Des affichettes ont été placardées d’un bout à l’autre de l’île. Ré-Yé de la carte est devenu le symbole d’un mouvement citoyen. « Le but de ce mouvement : Faire entendre les sans-voix et les sans-poids. Faire comprendre à l’Etat que ses cartes du PPRL sont inacceptables et qu’elles ont une grave répercussion sur la vie permanente et le futur de l’île de Ré ».

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Samedi 22 novembre, dès 9 heures, aux Portes-en-Ré, une trentaine de voitures démarrent un cortège, direction la Préfecture de la Rochelle. A 9 h15, à Saint-Clément des Baleines une quinzaine de véhicules rejoignent la file. Ars, 9h30, il y en a 25 de plus. Au rond-point de la Passe, les Loidais se rajoutent en grand nombre. Le cortège commence à prendre sacrément forme. A La Couarde, à 10 heures, la mobilisation est évidente. « Ça fait chaud au coeur de savoir qu’on n’est pas tout seul ! » dit l’un. A 10h15 au Bois-Plage, la file de voitures, klaxons à fond, devient impressionnante. Les gendarmes, à moto et en voiture, encadrent et sécurisent le défilé, un Villageois de Saint-Clément à moto en fait autant, spontanément. A 10h30, au Rond-Point de Saint-Martin, il y en a de tous les côtés, 250 voitures sont comptées. Au rond-point de la Croix- Michaud, à La Flotte, les voitures à la queue leu-leu, ressemblent au petit train de l’île de Ré. A Sainte-Marie de Ré, encore une quinzaine de voitures. 11h15, Rivedoux prend au passage les derniers à se joindre, avant la sortie du pont. 300 voitures au total sont estimées. Arrivés à La Rochelle, les passants sont surpris : « Ma parole, vous avez vidé l’île de Ré ! » entend t-on dire.

Des familles entières se sont mobilisées, des jeunes, des moins jeunes, des îliens de coeur et de sang.

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Avec le son, voici ce que cela donne. Oreilles sensibles s’abstenir ! Continuer la lecture de PPRL, les îliens de Ré en mouvement