Il y a deux ans la chance m’a été donnée de découvrir une incroyable carte des marais du canton nord de l’île de Ré, datée de 1907. Elle raconte à la fois une tranche de patrimoine et une histoire de famille.
Cette carte des marais salants du nord de l’île de Ré a été dessinée par François Menuteau, natif d’Ars-en-Ré, lorsqu’il avait 38 ans. L’homme était plutôt habile en matière d’expression artistique.
Elle détaille les noms des marais au début du XXe siècle. Certains existent encore, leurs noms viennent régulièrement aux oreilles. Certains sont semblent-ils tombés aux oubliettes, mais les Anciens doivent pourtant bien s’en souvenir…
Les noms des marais sont souvent expressifs, ils sont la preuve de l’imagination de ceux qui les ont façonnés. Leur situation géographique, les aires saunantes, les chemins, la superficie, les prises d’eau, les détails sont précis. Cette carte est un trésor de mémoire. Continuer la lecture de Les marais salants, début du XXe siècle
Vendredi soir, 23 novembre, Lionel Quillet, président de la Communautés de Commune a convié les Rétais à une nouvelle réunion publique à propos du Plan de Prévention des Risques Littoraux. La salle Vauban de Saint-Martin de Ré, était pleine à craquer. Avec près de 400 personnes présentes, l’intérêt des Rétais est palpable. Cette fois-ci, la parole a été donnée à trois experts.
Jean-Marc Février avocat de Droit public, Didier Rihouey président de CASAGEC Ingénierie et J.W. Van Der Meer, spécialiste mondial des digues, sont donc monté à la tribune pour expliquer les enjeux du PPRL et de la construction des digues et ce qui est concrètement fait actuellement sur le terrain.
Ils ont entre 2 ans et 3 ans et demi. En septembre, ils ont fait leur première rentrée des classes à l’école maternelle de Loix. Chaque vendredi en fin de matinée, ils sont 25 à rejoindre leur jardin, dans le village. Ils sont apprentis maraîchers et horticulteurs.
Les voir biner, nettoyer les mauvaises herbes, couper des fleurs, semer, arroser, sous la haute supervision des enseignantes et des bénévoles de l’association des Jardiniers de l’île de Ré, est vraiment attendrissant. Ces bouts de choux apprennent vite, ça pulse… Il faut quelquefois calmer les ardeurs Continuer la lecture de Savez-vous planter les fèves ?
Hier soir 18 heures, branle-bas de combat à Loix. L’Ecomusée, situé dans le virage avant d’atteindre le village, est en feu. Les pompiers sont arrivés en grand renfort d’Ars-en-Ré, du Bois-Plage, de Saint-Martin de Ré et même la grande échelle de Mireuil-La Rochelle. L’incendie a pris dans le bureau du directeur, Benoît Poitevin. En plus, de fortes bourrasques de vent attisaient quelques peu les flammes. Les tuyaux ont été tirés depuis la borne d’incendie, installée fort à propos au bord des marais depuis le printemps dernier. Deux heures plus tard, le feu était circonscrit.
A l’heure à laquelle cela s’est produit, l’Ecomusée avait heureusement fermé ses portes au public. Les dégâts sont uniquement matériels. Aujourd’hui en fin de matinée, il était annoncé que le bâtiment était fermé mais toutefois que les visites de marais continuaient.
Rappelons que l’Ecomusée est la propriété du Conservatoire du Littoral.
Quand Louise Franchet avait 14 ans, en 2010, elle me racontait que son rêve était d’apporter une banane à Roger Federer sur le court central de Roland Garros, pour lui donner du tonus ! Elle avait été alors sélectionnée pour être voltigeuse lors des Internationaux de France. Elle a non seulement approché son idole, mais elle lui a apporté la serviette, les boissons et la nourriture.
En prime cette année là, en tête de file, elle a porté la coupe au gagnant, Raphaël Nadal. Puis en novembre, elle a été acceptée comme ramasseuse de balles aux Masters de Bercy.
L’année suivante, Louise est devenue ramasseuse de balles officielle du tournoi de Roland Garros, au terme d’une semaine de tests physiques de résistance, d’endurance et de comportement. 15 ans est l’âge limite pour être ramasseur de balles, il est préférable de démarrer le plus tôt possible. Elle n’a jamais agit sur le court central, en tant que telle, ce qui lui donne quand même un petit pincement au coeur. De nouveau, à Bercy, la même année, il a été fait appel à elle. En parallèle elle poursuivait assidûment ses études à Poitiers, au lycée Camille Guérin.
Quand un abbé burkinabé rend visite à titre amical aux Amis d’Arbollé, que peuvent-ils bien se raconter ? Des histoires d’Afrique noire, bien évidemment et surtout des histoires du Burkina Faso. Le père Roger Kologo était de passage la semaine dernière à Ars-en-Ré. Il a donné des nouvelles du village d’Arbollé pour lequel l’association rétaise oeuvre bénévolement depuis 32 ans, à 80 km au nord de Ouagadougou.
Tel le facteur, son sac était rempli de lettres que les amis et copains burkinabés lui avaient confiées avant son départ pour la France. Elles avaient été écrites en juin. C’est vraiment sympa de recevoir un vrai courrier rédigé à la main, surtout quand il vient d’aussi loin. Le prêtre s’était plié de bonne grâce à son rôle de messager.
Chaque été, depuis quatre ans, il vient en France afin d’assurer le remplacement des curés de Saint-Flour. C’était la première fois qu’il se rendait à l’île de Ré. Sur place, par un total et heureux hasard, il s’est rendu compte que le vicaire du diocèse qu’il avait relayé dans le Cantal était aussi dans l’île pour se reposer…
« Je m’émerveille devant la nature, la beauté du lieu où vous habitez. Je suis aussi reconnaissant pour la grande hospitalité que je rencontre chez vous » a t-il confié à la suite de la question de savoir comment il percevait l’île de Ré.
René Chaussin et Roger Kologo
La mer, il l’avait déjà vue, mais c’est la première fois qu’il mettait le pied sur une île et qu’il franchissait un pont. Par un temps radieux, il est monté en haut du phare des Baleines, un peu essoufflé par le nombre de marches. Il s’est fait expliquer le moulin à marées de Loix, il a visité l’église de ce village tout comme la chèvrerie Lefort. Il a découvert ce qu’était une marée basse. Il a trouvé la cathédrale de La Rochelle, « une des cathédrales les plus lumineuses qu’il ait jamais vues ». La foire exposition de la grande ville l’a laissé pantois, surtout lorsqu’il a vu la quantité de voitures rutilantes !Continuer la lecture de L’abbé burkinabé découvre l’île de Ré