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Inauguration du Complexe sportif de Loix

Le Complexe sportif de Loix est opérationnel depuis quelques semaines. Il a été officiellement inauguré samedi 27 juin.P1400081

Jean Gachassin, président de la Fédération Française de Tennis (FFT), a fait l’honneur de sa présence, pour le grand bonheur du maire de la commune, Lionel Quillet et de l’équipe du Loix Tennis Club (LTC) présidée par Eric Franchet. C’était la première fois que Jean Gachassin venait  à Loix. Homme de terrain, il s’est dit « surpris par la beauté du site et par les installations, pour une commune de 700 habitants. C’est presque Roland Garros bis, c’est magnifique ! ».

Le projet est certes Loidais, mais il est aussi communautaire. L’île de Ré recense plus de mille adhérents à la FFT.  Les présidents et pas mal de joueurs des clubs de tennis de l’île étaient présents, ils viendront sans doute s’entraîner là, lorsque les conditions météo ne leur permettront plus de jouer en extérieur. Il n’existait jusqu’à lors qu’une salle couverte. Le Complexe de Loix a la particularité de disposer de deux courts couverts en terre battue, un bon moyen en plus d’économiser les genoux des joueurs et joueuses !

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Qui dit inauguration, dit discours officiels. Olivier Falorni, député, a participé quelque peu au financement du Complexe, 20 000 €, via sa Réserve parlementaire. « L’équivalent de 3 filets ! » a t-il précisé avec humour.

Lionel Quillet, maire de Loix a rappelé que l‘aventure a commencé en 2002 par les acquisitions de l’ensemble des terrains de ce qui est devenu le village artisanal. Le projet du Complexe sportif  a débuté en 2009. Six ans plus tard, il a vu le jour. Le bâtiment a reçu l’avis favorable Continuer la lecture de Inauguration du Complexe sportif de Loix

Digue du Boutillon, béton et végétalisation

Dans mon dernier post de mi-mai, à propos des travaux de reconstruction de la digue du Boutillon, il était question de cailloux.

Depuis deux mois, le troisième tronçon est dans la phase béton et tests de végétalisation. 

Digue du Boutillon - 23 juin 2015
Mardi 23 juin.

En mai, la forme de la digue est apparue clairement, une fois le géo-textile posé et la sous couche de béton coulée. A coups de truelle et de râteau, les hommes du chantier aplatissent le béton sur le haut de l’ouvrage. Je suis toujours étonnée de constater qu’un tel gigantesque chantier nécessite autant d’interventions manuelles, comme il en est pour bâtir une maison.

Du côté mer, une pelle racle les cailloux posés par dessus, le conducteur sculpte adroitement le profil. Le fonds de forme est réglé à la cote, au moyen d’un GPS. Un petit engin de damage, de couleur jaune, finalise l’opération. Le petit fait des allers et retours, tiré délicatement par le bras d’un gros engin. C’est sûr, les cailloux sont bien tassés.

Fin mai, un énorme guide a été monté, c’est un gigantesque mécano ! Il pèse 8 tonnes, il a la forme de la digue. Il a été inventé spécialement pour ce chantier par les équipes de La Verchéenne, l’entreprise qui assure les travaux. Ce guide servira à positionner les palplanches avec précision tout au long de l’ouvrage, avant qu’elles ne soient enfoncées dans le béton. Continuer la lecture de Digue du Boutillon, béton et végétalisation

Tranquille araignée massacrée

Lorsque j’ai appris que la monumentale araignée de Sainte-Marie avait été massacrée, j’ai été stupéfaite. Elle n’a pourtant rien fait cette araignée pour mériter un tel sort !

Sainte-Marie de Ré - Araignée massacrée - 27 juin 2015

La dévastation s’est produite dans la nuit du 24 juin. Déjà il y a trois semaines, ses mandibules avaient été arrachées et tronçonnées. Une première alerte…  Aujourd’hui, elle gît au sol. Les morceaux, éparpillés en tous sens, ont été rassemblés par les services techniques de la commune.

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Elle était magnifique, parfaitement intégrée dans le paysage, au milieu des champs, à l’entrée du village.  Elle faisait le bonheur des photographes, beaucoup se sont arrêtés pour s’immortaliser entre ses longues pattes. Désormais leurs photos sont malheureusement des collectors…  Elle était symbolique de l’intérêt environnemental de l’île de Ré.

Et puis, c’était une oeuvre de Land’Art, une Continuer la lecture de Tranquille araignée massacrée

Poussins tadornes, en famille

Il y a quelques jours, au détour d’un marais, un tendre spectacle m’a tapé dans l’oeil : une famille de tadornes au grand complet s’ébat dans l’eau. Les bébés nagent autour de la maman. P1390376Arrivés sur la berge, les sept canetons sont patauds, mais ils se débrouillent déjà comme des grands. Ils plongent leurs becs dans la vase pour trouver leur repas dans l’eau peu profonde.

Je les ai observés un bon moment. Trop choux ! Information prise auprès de Hervé Roques, animateur à la LPO, ils sont vraisemblablement nés il y a une semaine. Continuer la lecture de Poussins tadornes, en famille

Le Sel de Ré, ambassadeur culturel et culinaire

A l’automne dernier, une affichette attire mon attention lors de la Fête du Sel à Ars. Elle propose de souscrire et de contribuer à la publication d’un livre entièrement consacré au sel de l’île de Ré. Je souscris, la promesse me paraît attrayante.

Lorsque l’ouvrage paraît, il y a deux mois, je ne suis pas déçue. J’ai entre les mains un livre vraiment intéressant et unique. Car même si le sujet du sel a déjà été évoqué à de nombreuses reprises, il n’a jamais été traité de façon aussi complète et délicate.P1390085

Stéphane Bahic, auteur du Sel de Ré

L’auteur en est Stéphane Bahic, photographe culinaire de profession. A son actif, une vingtaine d’ouvrages auxquels il a participé et signés de son nom. Il collabore régulièrement avec les magazines et les agences de communication. Mais ce livre est son premier projet, réalisé de A à Z, avec toutes les compétences de la chaîne graphique. 

 

Le sujet du sel l’a visiblement inspiré, son livre est dense, il comporte 320 pages. Pour chacun des trois grands chapitres, le parti-pris graphique est bien marqué.

Le marais, ses paysages, ses textures s’expriment sur papier glacé, les couleurs sont magnifiques, les photos ont un relief étonnant. Elles donnent Continuer la lecture de Le Sel de Ré, ambassadeur culturel et culinaire

La moutarde des Pères Loïc, rétaise et sauvage

Loïc Picart et Loïc Abisset sont sauniers à Ars-en-Ré. Quand la météo n’est pas clémente  et qu’ils ne peuvent donc pas tirer de sel, à quoi occupent-ils leurs journées ? Ils récoltent des graines de moutarde sur les bosses de leurs marais salants…

L’année dernière la récolte de sel n’a pas été bonne, celle des moutardes sauvages s’est révélée bien meilleure. D’un contretemps négatif, les deux Loïc en ont fait un événement positif. Leurs premiers pots de moutarde, 100 % rétaise, viennent de voir le jour.Ile de Ré - Moutarde des Pères Loïc

Les vieux Rétais ont toujours su utiliser ce que la nature leur offrait. Les Anciens n’étaient pas riches, ils exploitaient tout ce qu’ils trouvaient sur place. Sur les chemins qui longent les marais salants les moutardes poussent, naturellement, en quantité. Ils appelaient ces plantes des choux noirs.

Rabanit - voisines 9Jadis, ils utilisaient un cofineau, un récipient rond et profond, dans lequel ils broyaient les graines avec un boulet de canon. Un vrai boulet de canon, de ceux récupérés après la guerre gagnée contre les Anglaisest-il raconté encore aujourd’hui. Ils utilisaient la farine de moutarde pour faire des cataplasmes, un excellent remède pour dégager les bronches et soigner les coups de froid.

 

P1340455Au printemps, le jaune de la fleur est un enchantement pour l’oeil et pour l’odorat.

La moutarde de l’île de Ré est particulière, elle est noire. Sa variété est dite : brassica negra. « La graine est forte et riche, très typée » indiquent les deux hommes. Elle est différente de la moutarde jaune que l’on trouve habituellement dans les produits agro-alimentaires.

La moutarde noire existe un peu partout en France, mais  je me demande si Continuer la lecture de La moutarde des Pères Loïc, rétaise et sauvage