La dernière fois que je vous ai envoyé des photos de la future nouvelle digue du Boutillon, c’était le 9 février. Un mois après que devient le chantier ? Comme d’habitude, je me suis glissée dans les tamaris pour découvrir de plus près l’avancement de cette vaste reconstruction qui va s’étaler sur deux ans. Nous nous n’en sommes pour l’instant qu’au premier tiers.
Depuis mi-février une imposante balise rouge s’est échouée sur la plage du Jars à Ars-en-Ré. Elle suscite la curiosité et les questionnements. Vue de loin, elle parait toute petite, mais vue de près elle est vraiment imposante.
Elle a d’abord été signalée flottant sur la mer au nord-ouest de l’île d’Oléron, avant de taper sur l’écluse du Jars et de finir sa course sur une plage de l’île de Ré.
Lionel Palvadeau, ex-technicien radio-électrique aux Phares et Balises, en sait un peu plus sur son périple. A son échouage, la balise était équipée d’un fanal sur lequel était écrit « US Coast Gard, District 5 ». Le fanal c’est une sorte de lanterne, elle fonctionne automatiquement en se rechargeant toute seule. US Coast Gard, ce sont les services qui chapeautent la surveillance en mer aux Etats-Unis. District 5, correspond aux Etats de Caroline du Nord, de Virginie, du Delaware, du New Jersey et du Maryland, de la côte est américaine.
La dernière fois que je vous ai parlé de la digue du Boutillon, c’était le 4 janvier. La météo était affreuse, la mer avait envahi tout le parking devant. Depuis un mois, cela n’a guère changé, avec ce fichu vent et cette fichue houle.
Voici donc en images un résumé d’un mois de travaux de la reconstruction de la digue. Malgré les conditions climatiques épouvantables, je trouve que le chantier avance plutôt bien.
6 janvier. Opération dégagement des poutrelles qui risquent d’empêcher les évacuations d’eau de mer, les caniveaux sont déblayés. Il y de la boue bien collante partout. Le côté gauche de la digue, qui n’est pas encore en réfection, s’est énormément dégradé. Il faut parer au plus pressé pour boucher la brèche avant qu’elle ne s’aggrave. Les palplanches n’ont pas bougé fort heureusement, mais le chantier a sacrément pris l’eau.
Depuis son arrivée le 12 décembre dans l’île de Ré, l’oiseau rare ne cesse d’intéresser les ornithologues. Dans les marais autour de La Couarde et Loix, il est devenu banal de croiser les longues-vues cherchant à le voir à tout prix.
Yannick Bonnet, Loidais, est un homme chanceux. Chaque soir après le travail ses collègues l’on vu disparaître très vite. Une bonne raison : il avait rendez-vous avec la chouette harfang des neiges ! Elle a séjourné plus d’une semaine dans son marais. II l’a donc eu pour lui tout seul.
Yannick Bonnet.
Il l’a vue de près, et même s’en approcher à quinze mètres. Parfois elle volait à la recherche de son repas de la journée, parfois elle était posée sur un piquet avec ses grosses serres, oh qu’elles sont terribles, je n’aimerais pas être le lapin ou l’oiseau qui va se faire attraper…
« Etonnamment elle n’était pas peureuse, sans doute parce que j’étais seul. Je l’ai vue voler, jamais très longtemps, d’un bout à l’autre du marais. Sur les bosses du marais elle avait de quoi manger car il y a beaucoup de lapins. Chaque soir je suis resté sur place près de deux heures à l’admirer » raconte-t-il heureux.
Hier nous étions en alerte orange avec vagues et risque de submersion. Dans ce cas, bien évidemment personne n’est totalement tranquille, même si tout a été mis en place pour faire face. A 17h19 le coefficient de marée était de 111 et dans la nuit, à 5h37, il était de 114, avec en prime un vent d’ouest bien cinglant. Les plans de sauvegarde communaux ont été activés.
C’est fou comment, depuis la tempête Xynthia de février 2010, la prise de conscience du risque s’est accrue. Alerte orange n’est quand même pas alerte rouge, mais la prudence reste de mise.
Avant la pleine mer, le niveau de l’eau est déjà bien haut et à certains endroits la mer est d’une très jolie couleur pâle. Dans le port d’Ars-en-Ré , il reste encore une marge avant que l’eau ne déborde.
Voici le 3ème épisode de la série des travaux engagés dans l’île de Ré, suite aux assauts de la houle de début janvier.
Le Moulin Brûlé est situé sur la commune de La Couarde-sur-mer, près de la digue du Boutillon, plus exactement sur sa partie gauche, juste derrière la route départementale qui traverse l’île de part en part. A cet endroit, la mer a aussi fait de gros dégâts dans le cordon dunaire. Les épis ont été contournés par les flots, la petite bande de gros cailloux a été tassée,
Des enrochements sur plus de 300 mètres ont débuté le 13 janvier.
La Couarde-sur-mer – Moulin Brûlé – 13 janvier 2014.
La Couarde-sur-mer – Moulin Brûlé – 13 janvier 2014.
Deux jours plus tard, le 15 janvier, je vais y faire un tour.