La mémoire enfouie de l’église d’Ars-en-Ré

Début septembre, les travaux de restauration de l’église d’Ars-en-Ré ont repris. Ils concernent l’intérieur de l’édifice, maintenant que les extérieurs sont terminés.

Cette nouvelle tranche de travaux va se dérouler en plusieurs phases. Dans un premier temps, il s’agit du bas-côté Nord, celui situé à gauche de la nef quand on rentre dans l’église par une petite porte latérale.

 

Ars-en-Ré - Travaux intérieur église - 18 octobre 2017
18 octobre 2017.

Pour cette seule partie, le chantier va durer jusqu’à l’été 2018.

Ars-en-Ré - Eglise - 31 octobre 2017

Des échafaudages ont été montés dans un savant enchevêtrement de poutrelles, afin d’atteindre les parties hautes, à sept mètres.

Comme pour l’extérieur de l’église, c’est l’entreprise de Dordogne, Les Compagnons Réunis, qui assure ces travaux de rénovation du bâti intérieur.

Des coffrages en bois ont été réalisés pour protéger tout ce qui ne peut pas être déplacé, en particulier les fonds baptismaux.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Les murs, les voûtes et les piliers sont abîmés. Ils ont été dégradés par l’eau de pluie qui s’est infiltrée dans les toitures, au fil des ans.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Les travaux d’étanchéité extérieurs étant désormais terminés, les moellons et  pierres de l’intérieur nécessitent d’être intégralement piqués. Au besoin ils sont restaurés, et les fissures comblées. Il faut aussi retirer de vieilles ferrailles coincées dans les murs.

Les pierres seront re-jointées avec du mortier de chaux, avant qu’elles ne soient enduites et badigeonnées à l’ancienne, à la chaux.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Voici quelques images tournées sur le chantier :

L’histoire de cette église est singulière. Elle a été plusieurs fois remaniée et agrandie depuis le Vème siècle. Au début, elle n’était qu’un petit et simple édifice. C’est la partie romane, celle de la grande porte par laquelle nous entrons dans l’église.

Ars-en-Ré - Plan de l'église - Livre Pierre Goguelin

Les pierres mises à nu racontent les transformations que l’édifice a vécues. Elles confirment les écrits, notamment ceux de Pierre Goguelin dans son livre “ Les trois églises d’Ars-en-Ré ”.

A la fin du XVIe siècle, l’église était devenue trop petite pour accueillir toute la population, elle a été agrandie vers l’Est, deux travées supplémentaires ont été construites. Les murs de l’église romane ont été restructurés.

Les actuels travaux de rénovation se situent à la fois dans la partie romane, celle qui date du XIIe siècle, et dans la partie gothique. Et à leur jonction des deux églises.

Ars-en-Ré - Travaux intérieur église - 30 octobre 2017
30 octobre 2017.

Pour la profane que je suis, il n’est pas aisé de comprendre les imbrications successives de l’église Saint-Etienne d’Ars.

Une fois les enduits retirés, les professionnels savent lire les pierres. Elles leur parlent en quelque sorte…

Eklisa Ricaus - Architecte du Patrimoine - 31 octobre 2017

 

Elsa Ricaud, architecte du Patrimoine, coordonne les travaux, en binôme avec son confrère, Stéphane Berhault.

 

En vidéo, elle donne quelques explications, afin de mieux nous repérer dans les différentes parties de l’édifice :

En début de semaine, une étroite fenêtre, plein-cintre, a été découverte et mise à nu dans le mur intérieur, entre l’ancien bras du transept roman et le bas-côté nord gothique. Les Compagnons Réunis ont pioché. L’ouverture avait été remblayée avec des pierres et des bouts de vitraux.

Une fois dégagée, l’architecture primitive se dévoile. C’est superbe !Ars-en-Ré - Travaux intérieur église - 31 octobre 2017

A l’extrémité de ce bas-côté, se trouve une chapelle, dite des Trépassés. Elle a été construite en 1640. Et elle a été modifiée, voire reconstruite en 1840.

Elle porte aussi le nom d’Autel Privilégié. Dans les années 1825, une famille a fait don de l’autel, du tabernacle et du retable.

Ars-en-Ré - Eglise - Chapelle des Trépassés - 22 septembre 2017
22 septembre 2017.

Là nous ne sommes plus dans la partie romane de l’église. Les voûtes en pierre sont à cinq mètres de hauteur.

Ars-en-Ré - Travaux chapelle des Trépassés - 31 octobre 2017
31 octobre 2017.

Ici, les travaux sont déjà bien avancés. La chapelle ne présentait pas de dégâts majeurs. Il a quand même fallu reconstituer des pierres cassées, notamment celles autour des vitraux.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Ars-en-Ré - Eglise - Essais de badigeon - 30 octobre 2017
30 octobre 2017.

 

Pour le badigeon à la chaux, la tonalité des murs a été déterminée : couleur ivoire.

 

 

 

Depuis 1903, l’église d’Ars-en-Ré est classée au titre des Monuments historiques. Sa restauration est scrupuleusement suivie. Les travaux sont validés par la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles).

Avant de s’attaquer à la restauration intérieure de l’église, des sondages ont été entrepris. Qui dit sondages, dit retrouver des traces du passé. Une mémoire enfouie sous les couches de peinture, de ciment ou de crépi. Jadis, les Anciens donnaient régulièrement un coup de propre à leur église. A une certaine époque, on cherchait l’efficacité avant tout, sans vraiment tenir compte des décors anciens.

Le passé se lit dans les murs et également sous les décors peints de l’église, les anges, et le mobilier : tabernacle, autel et retables. Et dans cette église, il y a matière à !

22 septembre 2017.

Les sondages tentent de raconter comment était l’église d’Ars d’origine. Malheureusement tout n’est pas lisible, beaucoup de choses n’ayant pas été préservées. Les sondages compléteront sans doute ce que nous savons déjà de l’histoire de l’édifice. De quoi écrire un nouveau livre sans doute !

Ces sondages sont avant tout matière à réflexion quant aux choix à opérer. En particulier ce qu’il convient de conserver et de restaurer au titre du Patrimoine.

Lucie Roques est restauratrice d’oeuvres d’art. De longs jours, elle a observé, cherché, gratté, fouillé, pour essayer de trouver cette mémoire enfouie. Un travail de fourmi, qui nécessite scalpels, petits marteaux, maillets, petits ciseaux, et fixateur, pour le cas échéant, consolider des éléments de décors fragilisés.

La dame a son fan’s club. A la sortie de la classe, trois fillettes du village, Anaïs 11 ans, Andréa 8 ans et Zoé 8 ans, viennent régulièrement lui rendre visite. Elles sont intriguées par ces recherches inhabituelles, elles lui posent mille questions. Trois petites curieuses qui ont soif d’apprendre !

Elles l’ont surnommée “ l’archéologue de l’église”. Un jour peut-être à leur tour, elles exerceront ce drôle de métier, qui semble les fasciner.

13 octobre 2017.

Autrefois l’ensemble de l’église d’Ars, choeur, murs et piliers, était de couleur ocre jaune, plus ou moins soutenue selon les endroits. Il est vrai que dans le temps la plupart des églises étaient allègrement peintes.

Ars-en-Ré - Sondages dans l'église - 22 septembre 2017
22 septembre 2017.

On appréciait un effet coloré, voire flamboyant.

Ars-en-Ré - Sondages intérieur église - 13 octobre 2017
13 octobre 2017.

Notre église a été plusieurs fois peinte. Par dessus l’ocre jaune d’origine, des traces de faux marbre bleu, et de faux marbre rose, visibles dans le choeur.

Mon imagination galope, je ferme les yeux et j’imagine comment devait être l’église quand elle n’était pas toute blanche. Avant que la chaux soit utilisée, comme cela se faisait pour les maisons de l’île de Ré. Et ensuite au siècle dernier, lorsque la peinture chimique s’est substituée à la chaux.

La couleur apportait un plus, ainsi que l’explique Elsa Ricaud, l’Architecte du Patrimoine : “ L’apport de la couleur donne une force incroyable au bâti. Les supports structurels, piles et  nervures, ont parfois d’autres tonalités que celles des murs. Ils apportent ainsi des contrastes. La couleur doit être réfléchie comme un outil architectural, mais aussi spatial ”.

Quelles seront les couleurs retenues pour l’église 

Tout autour des murs des motifs en croix, à quatre branches, sont peints. Ils pourraient être des croix de consécration. J’avoue ne les avoir jamais bien regardées ! Et à cette occasion j’apprends ce qu’étaient les croix de consécration.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

“ Ce n’est pas la pose de la première pierre qui signait l’acte de naissance d’une église, mais le rituel de consécration qui mettait l’église au culte. Les croix de consécration étaient au nombre de douze, elles représentaient les douze apôtres, avec des orientations très spécifiques pour chaque apôtre. En dessous de chaque croix, un porte-cierge était fixé dans le mur, dans lequel ils laissaient couler un gros cierge. Chaque année, ils organisaient une cérémonie d’anniversaire de mise au culte  explique Lucie Roques.

Celles de l’église d’Ars sont bien au nombre de douze : dix apparentes, re-dessinées au moment des re-badigeons des murs, et deux cachées sous les badigeons. Les sondages montrent que certaines n’ont rien en dessous. Et il existe encore quelques morceaux de ferraille des porte-cierges qui sortent du mur.

La restauratrice d’oeuvres d’art regrette ne n’avoir pas trouvé au moins une croix de consécration d’origine, directement peinte sur la pierre. Ces croix d’origine ont elles été détruites ?

Celles exhumées sont intéressantes, mais fragiles, les couches de chaux s’effritent. Dans la travée Ouest, une des croix, la plus ancienne, s’apparente à une croix de Malte. Elsa Ricaud ne peut pas affirmer encore que s’en est bien une. Mais on sait que  “ dans les années 1620, l’ordre de Malte a mené plusieurs batailles navales contre les Huguenots de l’Ile de Ré ” dit-elle.

En dessous de ce motif, les croûtes, quatre ou cinq couches de chaux et de peinture, se distinguent bien. Il y a là quatre croix superposées. Cette croix pourra t-elle être consolidée ?

Qui étaient les artistes qui les ont peintes ?

A deux endroits, les sondages ont révélé des graffitis, cachés sous des couches d’enduit : sur un mur de l’enceinte de ce qu’était l’église romane, et sur les murs du premier bas-côté, juste après les fonds baptismaux. Oh !

L’île de Ré a la tradition du graffiti. Il y en a beaucoup dans plusieurs sites. A La Flotte, sur les murs du Fort de la Prée, à Saint-Martin sur ceux de la Citadelle, de l’hôpital Saint-Honoré ou des poternes de la Place forte. Et maintenant dans l’église d’Ars !

Les graffitis rétais sont des inscriptions, gravées dans la pierre, laissées par des hommes de passage. Jacques Boucard, dans son ouvrage Histoire de l’île de Ré y fait référence à la page 343. De même, le livre édité en juin 2016 par le service Patrimoine de la Communauté de Communes, intitulé La Défense Militaire sur l’île de Ré, signale leur présence sur les murs de l’île de Ré .

Les graffitis font partie intégrante de ce que l’on appelle “ le petit patrimoine rétais ”. Ce ne sont certes pas des traces spectaculaires. Ils sont des témoignages de ceux qui ont vécu à l’île de Ré. Les hommes qui les ont dessinés pensaient-ils  que leurs empreintes seraient vues, longtemps, longtemps après ?

Ceux découverts dans l’église d’Ars sont tracés à la mine de plomb. Un est écrit Déo. Un autre représente un grand bateau, avec ses voiles, et une bande rouge sur la coque, réalisée avec des pigments de sanguine.

Avons-nous devant les yeux l’ancêtre du tag ?

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Situés dans la partie romane de l’église, des faux-joints rouges sur fond ocre jaune, ont été dégagés sous les enduits des fonds baptismaux. Au Moyen-Age, les architectes simulaient souvent des joints peints, qui imitaient la pierre de taille.

Ars-en-Ré - Eglise- Faux-joints dans fonds baptismaux - 24 septembre 2017
24 septembre 2017.

Pour le moment les travaux ne concernent pas encore le choeur de l’église. Néanmoins, des sondages ont aussi été réalisés en prévision de la suite du chantier.

Aujourd’hui les deux anges, en pierre, sont d’un blanc gris. Ils sont emprisonnés sous deux épaisses couches de peinture. Autrefois ils étaient polychromés. Les grattages font apparaître du rose et des tons chairs sur la joue de l’ange. Sur une jambe, du terre de sienne.  De la bronzine est aussi trouvée, oxydée et verdie.

Les socles en bois des statues n’étaient pas blancs, ils étaient peints en faux marbre rouge.

Quant aux grands piliers du choeur, ils présentent trois couches successives de couleurs : de l’ocre jaune d’origine, et par dessus du faux marbre bleu et du faux marbre rose.

Les piliers de la nef et des bas-côtés n’ont plus de polychromie. Ils portent simplement des couches successives de chaux blanche. A une époque, ont-ils été poncés ? La question se pose. D’autant plus que, à la jonction de la travée Ouest et de la chapelle Saint-Nicolas, l’amorce d’un décor apparaît dans le prolongement du mur, lui même peint sur une couche antérieure ocre jaune. Cette première couche et le décor ont été détruits.

Ars-en-ré - Travaux intérieur église - 7 octobre 2017
7 octobre 2017

Dans le choeur, les décors de l’église d’Ars sont très présents.

Ars-en-Ré - Eglise - Dessin du choeur - 23 octobre 2017
22 septembre 2017.

Sous les dorures, la mémoire est aussi enfouie.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

En vidéo, voici un court reportage sur ces sondages :

 

Les vitraux nécessitaient un bon nettoyage. Ils avaient été refaits il y a plus de cinquante ans. Ils s’étaient dégradés, serrés entre les barlotières et les feuillards. Certains verres étaient fendus. L’entreprise Vitraux Dupuy, basée en Gironde, a été mandatée pour les restaurer.

Pendant une semaine, les vitraux ont été déposés un à un, morceau par morceau. Un travail de patience et de précision. Attention, fragile ! Ils datent du XIXème et XXème siècle.

Avec des précautions infinies, les vitraux sont descellés. Pas une mince affaire…, cela semble compliqué et difficile. En tout cas, ça prend du temps, car ces vitraux ont été consolidés avec du ciment.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Des bâches de plastique ont été provisoirement positionnées, en attendant la restauration des vitraux. Ce travail nécessite quatre mois en atelier.

En parallèle, l’équipe des Compagnons Réunis s’affaire à redonner vie aux pierres des baies qui les entourent. Beaucoup étaient disjointes.

En vidéo, je vous propose d’assister à la dépose des vitraux. C’est la première fois que je vois cela. Les vitraux, tout beaux tout restaurés, n’apparaîtront qu’en mars 2018.

Les sols de l’église doivent être également repris. L’allée dite de la Vierge a été plusieurs fois remaniée.

Les Compagnons Réunis, ont mené des sondages sous les sols qui datent de la deuxième moitié du XIXe siècle. On retrouve ici le “ fantôme du sol ”. Avant 1870,  de gros carreaux, en forme de losange, devaient être positionnés, vraisemblablement en terre cuite. Ils n’existent plus, seules leurs traces demeurent.

Et sous le ciment, vestige des travaux des années 1960, de grosses pierres blanches étaient posées directement sur du sable et de la terre battue. Ce qui explique l’humidité qui remonte actuellement du sol, par capillarité.

Entre deux dalles de ciment, il y a là du carrelage incrusté d’un élégant motif fleuri. Il datait des années 1870, il va être refait à l’identique.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

La restauration des sols constitue une importante phase du chantier. De nouvelles pierres vont être mises en place, les anciennes ne pouvant plus être utilisées. Aujourd’hui on en est au choix du futur matériau. Quelle densité ? Quelle couleur ? Rien n’est laissé au hasard…

Exit l’ancien chauffage que nous avons connu, qui descendait du ciel depuis des sortes de lustres roses, accrochés au plafond. L’hiver, on avait chaud à la tête, mais les pieds étaient glacés sur les sols humides.

Pour des raisons d’esthétisme, la DRAC ne veut plus de ces lustres chauffants.
L’église sera désormais chauffée par le sol. Sous les premiers rangs de bancs, du parquet sera posé.

Ainsi que vous pouvez le constater dans ce billet, de nombreux fers sont au feu pour la restaurer intérieurement l’église d’Ars. Je ne vous parle pas encore de l’électricité et de la sonorisation qui vont aussi être intégralement repensées.

Le maire, Jean-Louis Olivier, passe régulièrement aux réunions de chantier.  “  Après les travaux extérieurs conséquents, c’est maintenant  un gros chantier qui nous attend pour les deux années  à venir. Il faut, entre autres, restructurer le sol et reprendre les voûtes en rebouchant les nombreux trous. Cela va sans doute perturber un peu la vie paroissiale. Mais après, nous aurons une église rénovée, digne de l’intérêt patrimonial qu’elle présente pour notre village. Notre église, on y tient !  ” certifie t-il.

Ars-en-Ré - Réunion chantier intérieur église - 30 octobre 2017
30 octobre 2017.

Les visites du clocher n’ont pas encore repris. Des rampes de sécurité ont été installées pour aider à la descente des marches.

De la même façon, lorsqu’on monte au clocher, des garde-corps ont été positionnés au-dessus de la balustrade en pierre.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Soyons localement chauvins, elle est vraiment belle cette église ! Et elle a sans doute encore des secrets à révéler.

Eglise d'Ars-en-Ré - 7 octobre 2017
7 octobre 2017.

A bientôt pour la suite du reportage sur ces travaux majeurs.

4 réflexions au sujet de « La mémoire enfouie de l’église d’Ars-en-Ré »

  1. la forme des croix de consécration et celle qui est sur le sol sont semblables à celles de l’abbaye de st Michel en l’herm tutrice de cette cure. C’est une croix à huit branches qui ressemble à celle des templiers ou des hospitaliers mais qui n’en est pas l’origine. C’est un rappel à la relique principale de cette abbaye qui est un morceau de la vraie croix apportée par st Hélène elle même lors d’un naufrage (légende chrétienne relatée par Jean Bouchet en 1524 dans les Annales d’Aquitaine et par Claude Masse en 1700). Vous pouvez en savoir plus sur cette abbaye https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_royale_de_Saint-Michel-en-l%27Herm ou en me demandant des détails à jeanmarieguerin@wanadoo.fr guide bénévole de cette abbaye.

  2. Merci Maryline pour ce nouvel article consacré à la rénovation de l’Eglise d’Ars. Il permet de comprendre la logique minutieuse de ce travail de l’extérieur vers l’intérieur : travail spirituel en quelque sorte .
    S’agissant de la restauration extérieure de l’abside aux écailles de poisson inégales , une hypothèse (non vérifiée) est avancée : il s’agirait d’un réemploi de l’abside primitive de l’église romane qu’il a fallu détruire pour faire place à l’Eglise prieurale, celle que nous connaissons aujourd’hui,édifiée au dos du clocher .
    Les anciens à Ars ont eu le soin de garder au maximum les restes des constructions antérieures agrandies successivement . C’est pourquoi , de manière remarquable,l’église d’Ars se compose aujourd’hui de trois éléments intégrés les uns aux autre :primitive, romane, prieurale, comme l’a si bien montré Monsieur Goguelin qui aurait été heureux de vous lire … Votre texte porte bien son nom: la mémoire enfouie de l’église d’Ars. J Vignon.

Laisser un commentaire