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Dominique Greiller promu au grade de capitaine

Vendredi 9 décembre, les sapeurs-pompiers de la partie nord de l’île de Ré ont fêté leur Sainte-Barbe. Ce soir là, Dominique Greiller a été promu au grade de capitaine. Trois barrettes ont pris place sur l’épaulette de son uniforme.

Dominique Greilier, capitaine de pompiers - 11 décembre 2016

Comment devient-on capitaine de pompiers ? Soit sur concours, ou par formation. Soit par l’ancienneté, ce qui est le cas de Dominique Greiller. Depuis plus de dix ans, il occupe des fonctions d’encadrement à la caserne d’Ars-en Ré.

Le 1er octobre 2005, il a été nommé adjoint au Chef de centre, le jour même où il était alors promu lieutenant. En 2010, il a succédé à Michel Caillaud à la tête de la caserne. En juin 2016, le lieutenant-colonel Bruno Gervais, Chef du Groupement nord du SDIS 17, a proposé au colonel Pascal Leprince, Chef du corps départemental du SDIS 17, de promouvoir Dominique Greiller.

Une fois l’agrément obtenu, un arrêté conjoint du Préfet de la Charente-Maritime, Eric Jalon, et du président du conseil d’administration du  SDIS 17, Jean-Pierre Tallieu, a officialisé le passage de grade.

Un élément m’interpelle sur cet arrêté, le jour de naissance de Dominique : 11 décembre. Ces trois barrettes sont un beau cadeau d’anniversaire, à deux jours près ! Continuer la lecture de Dominique Greiller promu au grade de capitaine

Patricia Bonner, A Song for You

Pour le public fidèle à Jazz au Phare, le nom de Patricia Bonner n’est pas inconnu. La chanteuse s’y produit chaque année. Et ce, depuis la création du Festival de Saint-Clément des Baleines, que ce soit sur la grande scène ou en after dans les bars-restaurants lors de boeufs mémorables.

La semaine prochaine elle sort un coffret de 5 mini CD. Un projet pour lequel, cette « Portingalaise le plus souvent possible », comme elle le dit, y a mis toute son énergie.

CD Patricia Bonner - A Song for You - 13 novembre 2016

Fin août de cette année, à peine le rideau de Jazz au Phare 2016 refermé, le coffret venait tout juste d’être édité. Elle tenait dans ses mains le bébé abouti, plutôt émerveillée de le voir en vrai ! Il lui a fallu plus d’une année pour en arriver là…Patricia Bonner - 28 août 2016

Chaque mini-CD baigne dans une ambiance jazzy particulière. A chaque CD sa rythmique et son orchestre d’accompagnement. Pour que les sons soient différents et originaux, chaque CD a été enregistré dans un studio spécifique. Et chaque galette comporte 6 ou 7 chansons.

« J’ai mis au moins six mois pour les choisir une à une, pour me dire c’est ça que je veux. En jazz, tout peut être ré-interprêté. Il y a des reprises de morceaux de jazz connus, mais aussi des chansons françaises. C’est plutôt éclectique et varié, car je voulais montrer des registres différents » confie t-elle. Continuer la lecture de Patricia Bonner, A Song for You

Vacances (de rêve) à Couny

La destruction des blockhaus de la Conche des Baleines ravive incontestablement les souvenirs. Dans les années 50, une famille, mi-rochelaise mi-rétaise, a passé quatorze ans de vacances en plein air, en haut de la dune. Les blockhaus de Couny étaient la cabine de bains des parents et des enfants.

Blockhaus de Couny - Les Portes-en-Ré - 7 octobre 2016
7 octobre 2016.

« Nous habitions La Rochelle, et nous venions régulièrement à l’île de Ré au moulin de Saint-Clément, que mes grands-parents louaient à l’année. Après la Libération, Jacques, mon père, qui était avocat à La Rochelle, a saisi l’opportunité de louer deux blockhaus aux Domaines. Ça a duré de 1947 à 1961. Mes parents, mon frère, ma soeur et moi, partions au blockhaus le matin avec le pique-nique, nous passions la journée à la plage et nous rentrions le soir au Moulin Daniel » raconte Michel Villeneau.
Blockhaus de Couny - Photo album Michel Villeneau

Dans quel état étaient les blockhaus lorsque Jacques Villeneau en est devenu locataire ? « Tout était vide, tout avait été pillé, il n’y avait plus rien. Deux ans après la fin de la guerre, ils étaient remplis de sable. C’était un endroit de rêve. J’avais 6 ans quand ça a débuté pour nous ».

Comment ont-ils été aménagés pour se transformer en lieu de farniente ? « Nous nous y sommes tous mis. Nous avons pelleté le sable, nous avons nettoyé et chaulé l’intérieur. Les deux ouvertures des blockhaus étaient béantes. Mon père a fait fabriquer des portes en bois, par le menuisier de Saint-Clément. Ainsi que cela se fait pour les hangars à sel, nous les avons passé au carbonyle, pour éviter la pourriture. Nous avons barbouillé nous-mêmes. Il y avait encore les filets de camouflage en fil de fer, au dessus des portes, nous les avons conservés un certain temps, puis ils ont été rongés par la rouille.

Chaque printemps nous sauvions les bébés crapauds pélobates qui étaient tombés dans les blockhaus, et qui ne pouvaient plus remonter. Nous les faisions sortir un à un, il y en avait beaucoup alors, des centaines, ça sautait partout ! Maintenant c’est une espèce protégée, car menacée ».

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Une coque, dix coques… combien de coques ?

La coque est un mollusque bi-valve. Sa chair, au goût particulier, est prisée des pêcheurs à pied et des gourmets. Elle se cache dans des endroits sableux et vaseux, mais pas n’importe où.

Depuis l’année dernière, la Communauté de Communes, via ses Ecogardes, a entrepris un travail d’inventaire, afin d’évaluer la ressource en coques à l’île de Ré.

Ile de Ré - Comptage de coques - 6 septembre 2016

L’inventaire s’opère sur trois ans. Trois ans, c’est la durée nécessaire pour appréhender l’évolution des gisements naturels. L’état des lieux a débuté en septembre 2015, nous en sommes à la seconde année. L’écotaxe permet de financer le projet, comme pour tous les projets environnementaux de l’île de Ré.

Deux sites côtés par les pêcheurs tout au long de l’année sont analysés : le Fier d’Ars et l’Anse du Fourneau aux Portes. Des points GPS ont été identifiés. Dans le Fier, milieu vaseux, 94 points espacés de 200 mètres. Les points les plus éloignés se trouvent à 500 mètres du rivage.  

Aux Portes, milieu sableux, 46 points, espacés de 100 mètres. Les plus éloignés sont situés à un kilomètre du bord, jusqu’au bout du Banc du Bucheron. 

Ces mêmes points seront  étudiés durant les trois années. Les prélèvements se font à marée descendante ou basse.

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Aux Portes, 1er Festibal, festival bien à l’aise

Depuis hier, la toute première édition de Festibal a pris place aux Portes. Il s’agit un festival inédit, original, différent de ceux habituels à l’île de Ré. Son concept allie pièces de théâtre, concerts, animation jeune public, petite restauration locale, et DJ.

Les mots « Bien à l’aise », que les organisateurs ont retenus comme élément fondateur, résument bien l’idée qui soutient ce projet.Affiche Festibal - Les Portes 24 août 2016

Ça se passe au Hangar à sel, face au vieux port des Portes. Un endroit magique et bien tranquille. L’ambiance est cool, on y vient en famille et entre amis.

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L’idée de créer Festibal a germé l’année dernière. Tout est parti d’une amitié franco-belge, entre Béranger Michet, Rétais, et la Compagnie belge Art & tça. Une première représentation de leur pièce de théâtre « Nourrir l’humanité, c’est un métier », avait été donnée au Hangar à Sel en août 2015. La salle était comble, tout le monde n’avait d’ailleurs pas pu rentrer dans le hangar. 

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C’était l’île de Ré en 1936…

Je viens de lire l’Ecossais de Saint-Clément des Baleines. Un roman historique, consacré à une courte période, février-août 1936, à l’île de Ré.

Couverture livre L'Ecossais de Saint-Clément des Baleines - juillet 2016

Hubert Verneret - 7 juillet 2016

 

Son auteur, Hubert Verneret, féru d’histoire, habite Saint-Clément à l’année. Ce roman est son 14e ouvrage. Mais le premier qui se déroule à l’île de Ré. 

 

 

Pourquoi 1936 ? C’est l’année du Front Populaire, l’année des congés payés, une époque charnière en France pour l’avènement du tourisme. « Aussitôt après la victoire du Front Populaire du 3 mai 1936, les députés avaient voté la semaine de 40 heures et les 15 jours de congés payés ; et comme ils y associèrent un billet populaire gratuit, les Français se précipitèrent dans les trains, pour enfin découvrir les côtes françaises. Alors pourquoi ne seraient-ils pas venus jusqu’à Ré ? » écrit l’auteur.

Pourquoi l’île de Ré ? Déjà en 2003, Hubert Verneret a interviewé des Rétais, résidents permanents et secondaires, des trois villages du nord de l’île, Ars, Saint-Clément et les Portes : « Au départ je souhaitais recueillir les témoignages sur la vie d’autrefois, de personnes qui ont connu la transformation de l’île de Ré avant la guerre. En 2015, lorsque l’idée d’un livre a pris forme, j’ai poursuivi les interviews afin de compléter ».

Remerciements - L'Ecossais de Saint-Clément des Baleines - juillet 2016

 

A la fin du livre, ses remerciements sont adressés à ceux qui lui ont confié leurs souvenirs. Bien d’entre eux sont malheureusement décédés.

Une fois ses enregistrements terminés, Hubert Verneret les a donné au Musée Ernest Cognacq, dans le cadre du COREPOR (Collectif pour le Recueil du Patrimoine Oral Rétais), le groupe de travail animé par Michel Fruchard.

 

 

L’auteur s’est appuyé sur ces témoignages pour construire la trame historique de son roman. Des souvenirs bien réels, « quand ce bout d’île était le pays de la pauvreté ». Continuer la lecture de C’était l’île de Ré en 1936…