Immersion littéraire dans le Moyen-Age

Le mystère de l’Abbaye des Châteliers est le titre d’un livre paru il y a quelques semaines. Cette ancienne abbaye à La Flotte détiendrait-elle des secrets ? Catherine Salez et Jean-Jacques Vergnaud, les auteurs de ce roman historique, auraient-ils eu vent de ce mystère ?Jean-Jacques Vergnaud et Catherine Salez - 12 juillet 2016

Plonger dans leur livre, c’est s’immerger dans le Moyen-Age. De quoi en apprendre beaucoup sur ces lointaines années, tout en passant un moment divertissant.

Les auteurs ont effectué deux ans de recherches dans différentes Archives. « Tout ce qui est écrit sur cette époque est vrai. Nous avons souhaité la réhabiliter, car beaucoup ont tendance à penser à Jacquouille la Fripouille, alors que la population connaissait le savon pour se laver. Des tas de légendes courent, elles sont entièrement fausses, voire ridicules, comme c’est le cas à propos du droit de cuissage ou de la ceinture de chasteté. Ils avaient un sens de l’honneur élevé et ils respectaient les femmes… C’était une belle époque, en dépit bien sûr de la guerre de Cent Ans » précise Jean-Jacques Vergnaud.

Le roman est construit autour de l’histoire d’un adolescent, Thibaut-Marie-Vergne, né en 1409, près de Saint-Léonard de Noblat, dans le Limousin. Il est malingre, boiteux en raison d’un mauvais coup de sabot de vache. Taiseux, il a « un visage d’ange tombé du ciel ». « C’était un enfant pas comme les autres, considéré par ses frères et soeurs comme un gaguélu, une sorte d’attardé, un simple d’esprit » lit-on dès les premières lignes.

Il a un don, le dessin, et « une intelligence nourrie par un sens de l’observation inné, doublé d’une nature curieuse de tout », qui vont le mener loin.

On suit son parcours depuis la ferme familiale, jusqu’à Vérone où il devient un peintre célèbre.Couverture du livre Mystère de l'abbaye des chateliers couv HD 2

Le roman nous entraîne de la Collégiale cistercienne Saint-Pierre de Chauvigny dans le Poitou où l’adolescent rejoint l’atelier de relieurs et d’enlumineurs. Continuer la lecture de Immersion littéraire dans le Moyen-Age

C’était l’île de Ré en 1936…

Je viens de lire l’Ecossais de Saint-Clément des Baleines. Un roman historique, consacré à une courte période, février-août 1936, à l’île de Ré.

Couverture livre L'Ecossais de Saint-Clément des Baleines - juillet 2016

Hubert Verneret - 7 juillet 2016

 

Son auteur, Hubert Verneret, féru d’histoire, habite Saint-Clément à l’année. Ce roman est son 14e ouvrage. Mais le premier qui se déroule à l’île de Ré. 

 

 

Pourquoi 1936 ? C’est l’année du Front Populaire, l’année des congés payés, une époque charnière en France pour l’avènement du tourisme. « Aussitôt après la victoire du Front Populaire du 3 mai 1936, les députés avaient voté la semaine de 40 heures et les 15 jours de congés payés ; et comme ils y associèrent un billet populaire gratuit, les Français se précipitèrent dans les trains, pour enfin découvrir les côtes françaises. Alors pourquoi ne seraient-ils pas venus jusqu’à Ré ? » écrit l’auteur.

Pourquoi l’île de Ré ? Déjà en 2003, Hubert Verneret a interviewé des Rétais, résidents permanents et secondaires, des trois villages du nord de l’île, Ars, Saint-Clément et les Portes : « Au départ je souhaitais recueillir les témoignages sur la vie d’autrefois, de personnes qui ont connu la transformation de l’île de Ré avant la guerre. En 2015, lorsque l’idée d’un livre a pris forme, j’ai poursuivi les interviews afin de compléter ».

Remerciements - L'Ecossais de Saint-Clément des Baleines - juillet 2016

 

A la fin du livre, ses remerciements sont adressés à ceux qui lui ont confié leurs souvenirs. Bien d’entre eux sont malheureusement décédés.

Une fois ses enregistrements terminés, Hubert Verneret les a donné au Musée Ernest Cognacq, dans le cadre du COREPOR (Collectif pour le Recueil du Patrimoine Oral Rétais), le groupe de travail animé par Michel Fruchard.

 

 

L’auteur s’est appuyé sur ces témoignages pour construire la trame historique de son roman. Des souvenirs bien réels, « quand ce bout d’île était le pays de la pauvreté ». Continuer la lecture de C’était l’île de Ré en 1936…

Ars-en-Ré, future cale Gaston Cazavant

Poser une nouvelle plaque de rue n’arrive pas tous les jours. Ce sera pourtant le cas vendredi prochain 8 juillet, à Ars-en-Ré.

La cale du port du centre du village va désormais porter le nom de l’illustre charpentier de marine, Gaston Cazavant.

Plaque Gaston Cazavant

A l’île de Ré, Gaston Cazavant est une référence, une légende locale comme on dit. L’histoire remonte à plus de 80 ans.

En 1935, Gaston Cazavant, s’installe dans un hangar du port d’Ars, pour y exercer son activité, après avoir appris son métier dans le chantier naval Ramijard, situé à Ars également. Il y carène les bateaux qui transportent le sel et le vin. A la fermeture du chantier naval, il a 28 ans, il se lance alors, seul. Grand travailleur, peu bavard, quelque peu sauvage…

Gaston Cazavant  sur la cale

En 1936, il crée un bateau artisanal en bois, le Cazavant, adapté à la navigation dans le Fier, aidé pour les plans par le capitaine Merle. 

Il livre son premier bateau en 1947. C’est le début d’une longue série. Combien a t-il construit de Cazavants ? Personne ne le sait avec exactitude, mais vraisemblablement plus de 200.

Longtemps les Cazavants ont fait le bonheur de l’école de voile, au début animée par Tatave, puis par le CNAR (Cercle Nautique d’Ars-en-Ré). Bien des voileux se sont initiés sur ces bateaux, aujourd’hui quasi mythiques. En bois, il n’en reste guère qu’une vingtaine…

Quelques uns de ses bateaux seront présents pour l’inauguration de la cale Cazavant, afin de rendre hommage à l’homme important qu’il a été, et qu’il reste encore dans la mémoire collective des Casserons. Il est décédé en 1989.

Affiche Baptême Cale Cazavant - juillet 2016 Continuer la lecture de Ars-en-Ré, future cale Gaston Cazavant

David Canard, auteur et iconographe

Un nouveau livre, consacré à l’île de Ré, vient de sortir. L’auteur, David Canard, est un passionné d’histoire(s) rétaise(s).
David Canard - 28 mai 2016

Vous connaissez peut-être le livre, format poche, titré : Ile de Ré, petite histoire, que David a écrit en 2010. 106 pages, qui brossent les grandes lignes du passé de notre île. Au centre, une vingtaine de photos et d’illustrations.

Ce livre a obtenu un joli succès, 10 000 exemplaires ont été vendus. Aujourd’hui, c’est un collector. David Canard - Ile de Ré - Petite histoire - parution 2010

Six ans plus tard, voici la version illustrée de la Petite histoire de l’île de Ré. Continuer la lecture de David Canard, auteur et iconographe

Bruno et José

Les frères Mailhé nous ont dit au revoir à trois jours d’intervalle : José le 13 mai, et Bruno le 16 mai.

Les deux frères aimaient passionnément l’île de Ré. En 1946, leurs parents ont loué une maison aux Portes pour les vacances. Trois ans plus tard, ils achetaient une maison au Gillieux, à Saint-Clément, où toute la famille a pris racine. Papa, Maman et les quatre enfants, deux garçons, Bruno et José et deux filles, Line et Eve. Dans une liberté totale. Bruno et José Mailhé

A la fin de ses études de médecine à Paris, Bruno a repris le cabinet médical d’Ars-en-Ré. En tant que généraliste, il a pratiqué durant 48 années. Il a soigné trois générations du canton nord.

José n’a jamais vécu ici à l’année mais dès que possible il venait respirer l’île à pleins poumons, d’abord dans la maison familiale, puis dans sa propre maison. Là, il passait toutes ses vacances avec Hélène et Julie ses deux filles, les initiant aux grands bonheurs de l’île. Il retrouvait ses nombreux amis Rétais, qui l’avaient intégré dans leurs activités de la vie villageoise. Charmant, bon vivant, mais aussi cultivé et talentueux.

Les amis et la famille se souviennent des moments passés avec Bruno et José. Continuer la lecture de Bruno et José

Bienvenue à Toutoumatic !

La toute première fois que Virginie Gaillot m’a parlé de son projet, j’ai écarquillé les yeux et les oreilles : « Ça y est, je me lance, je vais ouvrir Toutoumatic dans la zone artisanale d’Ars. Les propriétaires de chiens viendront y toiletter eux-mêmes leur animal ».

De prime abord, l’idée me fait sourire. Puis je réalise combien le concept est astucieux. A l’île de Ré, voici un commerce novateur !Virginie Héraudeau - 19 mai 2016

Les papas et les mamans d’animaux savent ce que signifie revenir d’une bonne balade dans les marais, dans les champs ou dans les bois : papattes bien crottées et poils emmêlés. Faire rentrer le chien dans la baignoire – quand on a la chance d’en avoir une –  relève parfois de l’exploit. Quant au jet d’eau dans le jardin, à condition d’avoir un bout d’herbe chez soi, c’est souvent rock’n roll, le chien est bien souvent rétif à l’eau froide. Et quand l’animal s’ébroue pour se débarrasser des gouttes d’eau, il faut s’éloigner rapidement, gare aux éclaboussures. L’odeur de chien mouillé dans la maison n’est pas celle que l’on préfère non plus. L’opération brossage est encore une autre affaire. Entretenir son chien au quotidien, est tout un art.

Toutoumatic, tombe à pic ! Lundi de Pentecôte, 16 mai, grand jour pour Virginie, les portes de son commerce s’ouvrent.

Toutoumatic - 20 mai 2016En quelques jours, plusieurs papas et mamans  ont déjà expérimenté ce salon de toilettage en libre-service. Car ce sont bien les propriétaires de chiens qui assurent eux-mêmes le toilettage.

« Le chien est avec ses maîtres. Il n’est pas en terre inconnue, il n’est donc pas stressé. Toutoumatic est fait pour que chacun doudoune facilement son toutou. En plus, le chien n’a pas toujours besoin d’un toilettage complet chez un professionnel. Le libre-service est économique, il peut être utilisé pour un entretien régulier » justifie la jeune femme.

Un copain de Virginie lui a soufflé une petite phrase. Elle l’a adopté pour affirmer son concept : « Tous pour les toutous tout propres ». Continuer la lecture de Bienvenue à Toutoumatic !