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La Cale Cazavant, chaleureusement fêtée

Vendredi 8 juillet, jour J. Ars fête la mise en place de la plaque sur la cale du port, au nom du charpentier de marine, Gaston Cazavant. Ce monsieur était une figure du village, voire de la partie nord de l’île de Ré. Ars-en-Ré - Inauguration Cale Cazavant - 8 juillet 2016

 Un moment sympa, détendu, et joyeux, à revivre en vidéo.

Ce jour-là, le vent était de la partie, ce qui n’aurait pas été pour déplaire à Gaston Cazavant. Les dériveurs qu’il a construits sont parfaitement adaptés au Fier, ce plan d’eau peut s’avérer surprenant, ainsi que les voileux le savent bien.

Gaston Cazavant n’était pas d’un tempérament à aimer les honneurs. Ce trait de caractère a été rappelé par la famille, mais aussi par le maire Jean-Louis Olivier. Mais il méritait un tel hommage. Il y a sept ans, Pierre Bot, alors secrétaire de l’AIA, Association Information Arsaise, en avait émis l’idée, spontanément adoptée par le conseil d’administration. Dans la foulée, la famille Goumard, neveux et nièces, de Gaston Cazavant, ont accepté. D’autant que, bien souvent, dans le langage commun du village, cette cale était dénommée cale Cazavant. La plaque posée en est la concrétisation. Continuer la lecture de La Cale Cazavant, chaleureusement fêtée

La digue du Boutillon, en finitions

Sur le chantier de la digue du Boutilllon, les palplanches de protection ont été retirées fin juin. Depuis la mer, la digue apparaît maintenant sur toute sa longueur. Cependant les travaux ne sont pas encore terminés. Néanmoins, ils suivent le planning prévu.

Digue du Boutillon - 12 juillet 2016
Mardi 12 juillet 2016.

Depuis mon dernier post, mi- mai, le dernier tronçon apparaît dans sa globalité. Cette partie de digue est particulière par rapport aux trois morceaux précédents. Elle intègre le pas d’accès, la descente à la mer, le couloir d’évacuation des eaux résiduelles, la promenade piétons, et la mise en sécurité du bout de la digue pour les promeneurs. Une tranche de travaux complexe, qui nécessite une élaboration spécifique. Tout cela est même plutôt sophistiqué, et mené de front.

Le pas d’accès. C’est par là que nous, piétons, allons pouvoir accéder à la digue depuis le parking. Et découvrir l’estran dans toute sa splendeur. Il est construit sur la même base que l’ancien, mais  il est renforcé en dessous par des gabions, des caissons remplis de pierres, ceux-là mêmes qui avaient servi à remplacer le parapet explosé sous l’effet de la tempête Xynthia de février 2010.

Sur ce pas, des orifices ont été creusés pour recueillir le trop plein d’eau éventuel. Ils seront recouverts par des grilles récupérées sur l’ancienne digue. 

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Sur la gauche du pas d’accès, la descente à la mer est superbe. Elle est sécurisée par un petit parapet côté estran, en béton armé. Sa pente est douce, elle ne coupe pas les jambes à la remontée. Dès les palplanches enlevées, à marée haute, la mer vient lécher le bas de la descente. Continuer la lecture de La digue du Boutillon, en finitions

C’était l’île de Ré en 1936…

Je viens de lire l’Ecossais de Saint-Clément des Baleines. Un roman historique, consacré à une courte période, février-août 1936, à l’île de Ré.

Couverture livre L'Ecossais de Saint-Clément des Baleines - juillet 2016

Hubert Verneret - 7 juillet 2016

 

Son auteur, Hubert Verneret, féru d’histoire, habite Saint-Clément à l’année. Ce roman est son 14e ouvrage. Mais le premier qui se déroule à l’île de Ré. 

 

 

Pourquoi 1936 ? C’est l’année du Front Populaire, l’année des congés payés, une époque charnière en France pour l’avènement du tourisme. « Aussitôt après la victoire du Front Populaire du 3 mai 1936, les députés avaient voté la semaine de 40 heures et les 15 jours de congés payés ; et comme ils y associèrent un billet populaire gratuit, les Français se précipitèrent dans les trains, pour enfin découvrir les côtes françaises. Alors pourquoi ne seraient-ils pas venus jusqu’à Ré ? » écrit l’auteur.

Pourquoi l’île de Ré ? Déjà en 2003, Hubert Verneret a interviewé des Rétais, résidents permanents et secondaires, des trois villages du nord de l’île, Ars, Saint-Clément et les Portes : « Au départ je souhaitais recueillir les témoignages sur la vie d’autrefois, de personnes qui ont connu la transformation de l’île de Ré avant la guerre. En 2015, lorsque l’idée d’un livre a pris forme, j’ai poursuivi les interviews afin de compléter ».

Remerciements - L'Ecossais de Saint-Clément des Baleines - juillet 2016

 

A la fin du livre, ses remerciements sont adressés à ceux qui lui ont confié leurs souvenirs. Bien d’entre eux sont malheureusement décédés.

Une fois ses enregistrements terminés, Hubert Verneret les a donné au Musée Ernest Cognacq, dans le cadre du COREPOR (Collectif pour le Recueil du Patrimoine Oral Rétais), le groupe de travail animé par Michel Fruchard.

 

 

L’auteur s’est appuyé sur ces témoignages pour construire la trame historique de son roman. Des souvenirs bien réels, « quand ce bout d’île était le pays de la pauvreté ». Continuer la lecture de C’était l’île de Ré en 1936…

Ars-en-Ré, future cale Gaston Cazavant

Poser une nouvelle plaque de rue n’arrive pas tous les jours. Ce sera pourtant le cas vendredi prochain 8 juillet, à Ars-en-Ré.

La cale du port du centre du village va désormais porter le nom de l’illustre charpentier de marine, Gaston Cazavant.

Plaque Gaston Cazavant

A l’île de Ré, Gaston Cazavant est une référence, une légende locale comme on dit. L’histoire remonte à plus de 80 ans.

En 1935, Gaston Cazavant, s’installe dans un hangar du port d’Ars, pour y exercer son activité, après avoir appris son métier dans le chantier naval Ramijard, situé à Ars également. Il y carène les bateaux qui transportent le sel et le vin. A la fermeture du chantier naval, il a 28 ans, il se lance alors, seul. Grand travailleur, peu bavard, quelque peu sauvage…

Gaston Cazavant  sur la cale

En 1936, il crée un bateau artisanal en bois, le Cazavant, adapté à la navigation dans le Fier, aidé pour les plans par le capitaine Merle. 

Il livre son premier bateau en 1947. C’est le début d’une longue série. Combien a t-il construit de Cazavants ? Personne ne le sait avec exactitude, mais vraisemblablement plus de 200.

Longtemps les Cazavants ont fait le bonheur de l’école de voile, au début animée par Tatave, puis par le CNAR (Cercle Nautique d’Ars-en-Ré). Bien des voileux se sont initiés sur ces bateaux, aujourd’hui quasi mythiques. En bois, il n’en reste guère qu’une vingtaine…

Quelques uns de ses bateaux seront présents pour l’inauguration de la cale Cazavant, afin de rendre hommage à l’homme important qu’il a été, et qu’il reste encore dans la mémoire collective des Casserons. Il est décédé en 1989.

Affiche Baptême Cale Cazavant - juillet 2016 Continuer la lecture de Ars-en-Ré, future cale Gaston Cazavant

La Roja, de retour à la casa

Mardi 28 juin, La Roja, l’équipe de football espagnole est repartie chez elle, au lendemain de sa défaite contre l’Italie. Arrivés le 8 juin, ils ne seront restés que vingt petits jours dans leur camp de base de Sainte-Marie-de Ré.

Au revoir les Espagnols !

Euro 2016 - Stade Marcel Gaillard - 5 juin 2016
5 juin 2016.

De ce passage, presque éclair, il en restera…

… des entrées de villages rétais, auxquelles ont été rajoutés leurs noms traduits en espagnol. Une façon de dire bonjour, plutôt bon enfant. Impossible d’ignorer que les Espagnols sont présents dans l’île.

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…des drapeaux, des fanions, des banderoles, des vitrines de commerces qui ont joué le jeu pour dire leur joie d’accueillir nos voisins européens, et ainsi animer de façon sympathique le mois de juin à l’île de Ré. Continuer la lecture de La Roja, de retour à la casa

Bruno et José

Les frères Mailhé nous ont dit au revoir à trois jours d’intervalle : José le 13 mai, et Bruno le 16 mai.

Les deux frères aimaient passionnément l’île de Ré. En 1946, leurs parents ont loué une maison aux Portes pour les vacances. Trois ans plus tard, ils achetaient une maison au Gillieux, à Saint-Clément, où toute la famille a pris racine. Papa, Maman et les quatre enfants, deux garçons, Bruno et José et deux filles, Line et Eve. Dans une liberté totale. Bruno et José Mailhé

A la fin de ses études de médecine à Paris, Bruno a repris le cabinet médical d’Ars-en-Ré. En tant que généraliste, il a pratiqué durant 48 années. Il a soigné trois générations du canton nord.

José n’a jamais vécu ici à l’année mais dès que possible il venait respirer l’île à pleins poumons, d’abord dans la maison familiale, puis dans sa propre maison. Là, il passait toutes ses vacances avec Hélène et Julie ses deux filles, les initiant aux grands bonheurs de l’île. Il retrouvait ses nombreux amis Rétais, qui l’avaient intégré dans leurs activités de la vie villageoise. Charmant, bon vivant, mais aussi cultivé et talentueux.

Les amis et la famille se souviennent des moments passés avec Bruno et José. Continuer la lecture de Bruno et José